lundi, 02 mai 2016

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Les tout premiers commérages

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Posté par fabrice
 

- 70 000 ans

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Le roi du bavardage !

Il y a 70 000 ans, l’homo Sapiens, une des 6 espèces hominidés présentes alors sur Terre, se distingue par son commérage qui lui confère une capacité à créer du lien et à prendre du recul face à la réalité objective. A partir de là, Sapiens va prendre ses désirs pour des réalités !

Il n’y avait pas de véritables raisons face à ces concurrents, une demi-douzaine d’espèces, comme l’homme de Néandertal, très costaud, ou l’Homo erectus, à ce que l’Homo-sapiens parviennent à tirer les marrons du feu au point de les supplanter tous et de rester le dernier représentant des Homos.

Et pourtant, bien que cela puisse paraitre une futilité, il y eut un petit rien qui fit toute la différence : l’Homo sapiens avait la langue bien pendue.

Neandertal vs Sapiens

Neandertal vs Sapiens

Fédérer des communautés

Contrairement à ses condisciples, l’Homo sapiens, voici 70 000 ans, commence à parler de tout et de rien, à jacasser, à bavarder. Sans le savoir, pour la première fois, il tisse de liens fondés non pas sur une communication utilitaire comme la pratique d’autres espèces pré-humaines et mêmes certains animaux mais sur communication imaginaire.

Autrement dit, selon la thèse de l’historien Yuval Noah Harari(1), pour la première fois, une espèce vivante à la capacité à créer de la fiction, ce que n’est probablement pas en mesure de faire  Néandertal qui se limite à décrire la réalité.

Si vous rassemblez 10 000 chimpanzé au stade de France, il peut probable qu’il en ressorte autre chose que le chaos ; en revanche, avec le même nombre d’homo sapiens, une organisation va se mettre en place avec un but commun, même s’il s’agit d’hooligans !

L’instinct grégaire !

Et cela fait toute la différence. Car pour fédérer des groupes importants de personnes, au-delà de la centaine d’individus, les faire coopérer, les faire adhérer à un projet, il est nécessaire de partager des mythes communs qui sont le fruit de notre imagination.

L’histoire le démontrera que pour souder une communauté, il faut un idéal à partager et des ennemis communs. C’est l’instinct grégaire.

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Ainsi vont voir le jour les croyances en Dieu, à la Nation, à l’argent, à des valeurs communes et même plus tard aux droits de l’homme…Bref, tout ce qui crée du lien et de l’espoir.

Plus tard, cela prendra la forme de ce qu’Harari nomme « le mythe du consumérisme romantique » qui dépassera les frontières et les religions. C’est le plus puissant mythe, selon l’auteur, que l’homme n’ait jamais créé.

Cette toute nouvelle façon de penser a peut-être vu le jour au coin du feu, une sorte de Caméra-café de la préhistoire. Lors de ces « soirées entre amis », cette nouvelle « race » d’hommes commence à tirer des plans sur la comète. l’Homo sapiens ne se contente plus de la description de la réalité, il veut la façonner selon ses désirs et créer ses propres histoires. Ainsi, naissent les premiers story-telling, qui deviendront la Comédie humaine.

D’une vision objective à une vision subjective

Comment sommes-nous passés d’une description objective des faits à une vision subjective qui ouvre la voie à la fiction ? Face cette question, aucune certitude. Il est possible qu’il s’agisse d’une mutation génétique accidentelle qui, en modifiant quelque peu le câblage interne du cerveau, a engendrer de nouveaux modes de pensée conduisant à une forme nouvelle de communication.

Tous les animaux vivent dans une réalité objective, tandis que l’homme, grâce à cette nouvelle capacité cognitive, est capable de vivre dans une double réalité, factuelle et conceptuelle et d’inventer sa propre « réalité ». C’est ce qu’on appelle l’intelligence.


Publié le 16 novembre 2015


Les  étapes clés de l’aventure humaine

  • Selon Yuval Noah Harari(1), 3 grandes révolutions ont marqué l’histoire de notre espèce:
    La révolution cognitive : Il y a 70.000 ans, comme on vient de le voir, Sapiens a commencé à avoir des comportements plus ingénieux qui lui permettent de créer du lien et de faire preuve d’abstraction.
  • La révolution agricole : il y a 11.000 ans. C’est le moment où l’on a commencé à faire de la nature ce qu’on voulait.
  • La révolution scientifique – Il y a 500 ans, Sapiens devient un apprenti sorcier. C’est le moment où il commence  à devenir dangereux pour la planète et pour lui-même.
  • On peut y ajouter une autre révolution :
    celle de la révolution économique qui a débuté il y a 300 ans environ. Sapiens imagine une des formes d’organisations les plus ingénieuses : la société à responsabilité limitée dont les bases sont posées en 1893 en Allemagne.

1 - Sapiens, une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, Ed. Albin Michel


A visionner pour aller plus loin :

Les tout premiers dessins animés…

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Posté par fabrice
 

A partir de – 35 000 ans

La préhistoire fait son cinéma !

 

Panneaau des Lions de la grotte de Chauvet

Panneaau des Lions de la grotte de Chauvet

Et si les grottes préhistoriques de Dordogne renfermaient les tout premiers « studios de cinéma » de l’histoire ! Non, preuve à l’appui, ce n’est pas du cinéma. Moteur !

Scène 1 : le thaumatrope.

De quoi s’agit-il ? Un thaumatrope n’est ni une espèce de dinosaure ni une divinité préhistorique ni un traumatisme quelconque. Il s’agit tout simplement d’une sorte d’instrument optique qui exploite la persistante rétinienne pour produire l’illusion d’une image animée. Le terme vient du grec thauma qui signifie « prodige » et de tropion voulant dire « tourner ». Autrement dit : un « prodige tournant ».

Exemple de thaumatrope

Exemple de thaumatrope

 

La préhistoire du cinéma : un vrai prodige

Cet objet est considéré comme le tout premier jouet optique préfigurant, d’une certaine manière, la technique cinématographique. Jusqu’ici son invention, vers 1820, est attribuée à deux anglais : William Henri Fitton et à John Ayrton Paris à partir d’un concept issu de l’astronome John Herschel.

Mais voilà que des analyses récentes (1) pourraient nous conduire à faire un flash-back de 15 000 ans et nous porter à l’époque du magdalénien, donc de la préhistoire, la vraie.

 

La rondelle aux chamois avec sa cordelette

La rondelle aux chamois avec sa cordelette

On a en effet découvert sur le site de Laugerie-Basse en Dordogne une rondelle en os dite « aux chamois » perforée en son centre. Cet objet porte sur chacune des faces une position différente de l’animal, correspondant à des phases successives du mouvement de la bête.

Le chamois d’or !

Des expériences élémentaires ont permis de reproduire l’animation telle qu’elle pouvait se pratiquer à l’époque. Soit par simple manipulation de l’objet, soit en introduisant un fil de tendon naturel au sein du trou central. Le résultat produit une rotation rapide de la rondelle, avec pour effet d’animer le chamois.

D’autres objets, de factures et d’époque similaires, prouvent qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. En témoigne la petite plaquette se schiste issue de la grotte d’Isturitz située dans les Pyrénées-Atlantiques. Celle-ci arbore deux dessins de renne, couché sur une face, debout sur l’autre.

Le principe exploitant la persistance rétinienne, qui est à l’origine de l’invention de la caméra et du cinéma, semblait, toute proportion gardée, connu de l’homme de Cro-Magnon !

Scène 2 – Le lion s’anime ce soir…

Mais remontons encore le temps jusqu’aux alentours de 30 000 ans. En examinant les œuvres pariétales de l’époque, on observe que bon nombre d’entre elles proposent des représentations dynamiques du mouvement. Technique graphique d’animation que l’on pensait être une invention récente de l’humanité. L’apanage du cinéma et des bandes dessinées.

Que nenni ! Les artistes de sites de Chauvet (-36 000 ans), et plus récemment de Lascaux (-17 000 ans), d’Altamira (-15 000 ans) de Niaux (- 13 000 ans) ou d’autres encore, en voulant « insuffler » la vie à leurs sujets, ont conçu des conventions graphiques proches de celles employées de nos jours.

Par exemple, la fresque des Lions de la grotte de Chauvet, peinte il y a 35 000 ans (voir image d’ouverture) illustre parfaitement cette narration graphique. Il s’agit d’une scène de chasse où figurent à la fois le mouvement de chaque lion mais aussi celui de la meute et du troupeau de bisons s’enfuyant.

Un autre exemple est la frise des Lions de la grotte de la Vache (Ariège) où l’on y voit une série de félins gravés sur une côte de bovidé. Il est probable que l’artiste ait voulu illustrer le même lion dans les différentes étapes de sa course.

Premiers documentaires animaliers…

Les peintres du paléolithique ont compris que mettre en scène les animaux en superposant plusieurs membres permettait de simuler le mouvement. Le trot du Cheval de la grotte de Lascaux est, sur ce principe, appuyé par le fait que le mouvement de sa tête est décomposé en 5 images illustrant des positions différentes.

Leurs intentions, à travers les tableaux successifs, étaient à l’évidence de raconter de manière illustrée et explicite les moments forts de leur existence. Tranches de vie marquées par des histoires naturelles où se mêlent accouplements, chasse et même la mort. Bref, les tout premiers medium visuels de l’histoire.

Les recherches conduites depuis une dizaine d’années démontrent que 40 % des animaux des œuvres pariétales sont représentés en mouvement. Et cela sans compter, les représentations à l’apparence plus statique mais qui s’animent sous l’effet d’un éclairage d’époque qui était constitué de torches ou de lampes à graisse.

Marc Azéma, préhistorien et réalisateur de films, en conclut « …que la plus grande partie du bestiaire pariétal devait être animée pour les artistes préhistoriques »(2).

Les tout premiers documentaires animaliers, en quelque sorte !

Mis à jour le 26 juillet 2012

La préhistoire en mouvement

Deux procédés sont employés par les artistes de la préhistoire pour animer leurs œuvres (2) et en restituer ainsi le côté vivant :
- La juxtaposition d’images, comme affubler 8 pattes à un bison (grotte de Chauvet);
- La représentation d’images successives, permettant de décomposer un cycle de mouvements tel le galop.

Intuitivement, ils utilisent la persistance rétinienne, l’une des propriétés spécifiques de l’œil qui consiste à conserver  en mémoire une image durant 50 millisecondes. Le cerveau recompose ensuite la succession d’image en une séquence donnant l’illusion d’un continuum.


Coup de tonnerre sur les coups de « pinceaux » de la préhistoire

Le titre de tout premier artiste de l’humanité pourrait bien ne pas revenir à un homme, au sens Homo sapiens, mais à Neandertal, simple cousin malheureux de l’homme moderne, disparu de la circulation voici 30000 ans environ.

Cette révélation(5), s’il elle était confirmée, bouleverserait notre conception de l’évolution humaine. L’hypothèse repose sur les dernières datations d’œuvres pariétales peintes sur les parois de la grotte d’El Castillo (nord-ouest de l’Espagne). Datations dont les méthodes incitent toutefois à la prudence. Il s’agit d’un disque de pigment rouge daté de – 40 800 ans et d’une empreinte de main négative remontant à – 37 800 ans. 

Ces premières œuvres de l’histoire ne représentent pas d’animaux ce qui suggèrent également que les premiers traits artistiques pourraient être non figuratifs comme supposés jusqu’à présent(6).    

Evidemment, considérer Neandertal comme un artiste, et qui plus est, le tout premier artiste de l’histoire, remet en cause tout l’édifice sur lequel repose la spécificité, pour ne pas dire la suprématie de l’homme, le vrai, face à ses congénères. 

Car, reconnaître que la capacité de création n’est plus l’apanage de cet homme moderne et que Neandertal en est aussi doté, c’est franchir le Rubicon « cognitif » que beaucoup de spécialistes hésitent encore à franchir. Suite à la prochaine…datation.  


1 – Théorie défendue par Jean Azéma, préhistorien, chercheur au CNRS et membre de l’équipe scientifique de la grotte Chauvet,  expérimentée par Florent Rivère, illustrateur, paléo-expérimentateur, spécialiste de la préhistoire
2-  L’origine préhistorique du Cinéma – Jean Azéma – Pour la Science N° 417  Juillet 2012
3- http://www.f-river.fr/index.php 
4 – Pour en savoir plus sur la naissance du septième art : animage.org
5- Sources :  Sciences & Avenir – août 2012 / revue Science – 15 juin 201
6- Pour aller plus loin sur ce sujet, lire l’article sur le site Hominides.com


A visionner pour mieux comprendre :
    • Principes d’animation utilisés par les artistes du paléolithique :

    • L’origine préhistorique du cinéma, par Marc Azéma :

    • Premier film érotique ! Pour le plaisir :


Pour aller plus loin :
  • La Préhistoire du cinéma : Origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe…, de Marc Azéma – Ed. Errance, 2011L’auteur part des images de la grotte Chauvet pour terminer par les premiers dessins animés et l’apparition du cinéma et les films de Méliès. Un voyage fascinant à travers l’art universel, sur tous les continents, pour démontrer que les techniques « cinématographiques » ont toujours été présentes et que « l’archéologie du cinéma » est bien plus ancienne qu’on ne le croit. Un DVD complète la démonstration, en animant des images de mouvements décomposés savamment par les artistes anciens.
  • La grotte Chauvet : L’art des origines, de Jean Clottes – Ed. Seuil, 2001Le plus ancien nu féminin tracé sur une paroi date de 33 000 ans. C’est l’une des découvertes exceptionnelles livrées par la grotte Chauvet (Ardèche). Fouillée depuis 1995 par une équipe pluridisciplinaire sous la direction de Jean Clottes, elle ne sera jamais ouverte au public. Cet ouvrage scientifique très accessible a donc été conçu comme une visite permettant à tous les amateurs de préhistoire d’apprécier la grande richesse d’un tel site rupestre. De nombreuses photographies des représentations animales répertoriées en révèlent la qualité impressionnante. Des relevés d’empreintes accompagnés de graphiques reconstituent les différentes périodes d’occupation de la grotte et leur datation. Des cartes permettent de localiser l’emplacement des salles par rapport à l’ensemble du lieu. Ainsi renaissent sous les yeux du lecteur les gestes des premiers peintres et l’émotion que suscite la découverte d’un univers vieux de tant de millénaires

Première tragédie familiale

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Posté par fabrice
 

- 4 600 ans (avant notre ère)

Petits meurtres en famille


Un père, une mère et leurs deux fils âgés d’environ 5 et 9 ans sont les victimes d’un des tous premiers massacres familiaux de notre histoire. Une tragédie meurtrière au sein d’une même famille comme le démontrent les analyses ADN confirmant les liens de parentés. C’est du moins la thèse des scientifiques[1] qui ont étudiés les cadavres, 13 au total, répartis dans 4 tombes.

Que faisiez-vous le soir de la seconde lune de l’année -4600 ?

Il y a similitude entre la position des corps et leur proximité génétique (Image : courtesy of The National Academies).
Il y a similitude entre la position des corps et leur proximité génétique (Image : courtesy of The National Academies).

Retournons sur la scène du crime. Celle-ci se situe dans la fertile vallée de la Saale (située dans l’ancienne Allemagne de l’est), sur le bord de la rivière du même nom.  Les traces de blessures témoignent de la violence de l’agression. L’une des victimes a été « poignardée » dans le dos par une flèche en silex plantée dans une vertèbre, tandis que d’autres ont le crâne enfoncé. Malgré la proximité de la rivière, la vie de l’époque ne ressemble apparemment pas  à un long fleuve tranquille, mais qui en doutait !

Parmi les victimes, aucun adolescents ni jeunes adultes. L’absence de ces derniers semble prouver qu’ils ont échappé, d’une manière ou d’un autre, à l’attaque.  Seuls survivants du massacre,  il est probable que ces jeunes adultes se chargeront d’enterrer leurs proches en respectant les liens de parentés et sociaux.

Une famille traditionnelle à l’âge de pierre

Cette famille massacrée du Néolithique prouve que la famille dite nucléaire existait déjà à cette époque reculée. Au jour d’aujourd’hui, cette scène tragique est aussi la plus ancienne preuve de l’existence de la structure familiale même si rien ne prouve qu’il s’agit là d’un modèle répandu.  Pour l’auteur de l’étude, Wolfgang Haak,  de l’université d’Adelaïde (Australie), au-delà de la preuve par l’ADN, l’union dans la mort de ce couple suggère l’union dans la vie.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Face aux aléas de la vie, la famille jouait probablement un rôle protecteur et dispensateur d’amour.

La façon dont les morts furent enterrés semble confirmer cette relation d’amour. Contrairement aux habitudes de l’époque qui voulaient que les cadavres soient ensevelis systématiquement face vers le sud, ici les morts se retrouvent face à face avec souvent bras et mains entrelacés.

Poussant plus loin leur investigation, les chercheurs ont découvert que femmes et hommes de cette communauté étaient issues de régions différentes avant de se « marier » et de procréer ensemble. Il s’agissait probablement  d’éviter des alliances consanguines et peut être aussi d’assurer des alliances entre communautés.

Un drame familial qui en rappelle un autre

Jusqu’à présent le premier drame familial recensé dans les annales juridiques de l’Histoire était à la fois mythique et allégorique. Fils aîné du premier couple de l’humanité, Adam et d’Eve, Caïn tua son frère cadet Abel, par jalousie.

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Cain tuant son frère Abel. Toile du Titien, basilique Santa Maria della Salute

Évidemment, il n’y a aucune relation entre la famille décimée de la vallée de la Saal et le plus célèbre fratricide de la Bible, en dehors d’une coïncidence de calendrier évoquée ici pour l’anecdote.

Le mythe de Caïn et d’Abel découle de la vision allégorique de l’apparition de l’homme sur Terre, le 6ème jour de la Création de Dieu.

Selon les Créationnistes, cette toute première famille de l’humanité serait apparue sur Terre 4000 ans environ avant Jésus Christ.

Certains, comme John Lightfoot (1735-1788) de l’université de Cambridge, calculèrent même avec une précision d’horloger la date de ce 6ème jour de la Création : 23 octobre 4004 à 9 heures, avant J.-C. Quant à Kepler, après de savants calculs, il s’arrêta sur la date du 27 avril 4977.

Considérant que la datation des scientifiques correspond à une approximation, il est amusant, messieurs les jurés !, de relever entre ces tragédies familiales une coïncidence de calendrier, pour ne pas dire d’agenda.

Quoi qu’il en soit, drame familial du néolithique ou biblique,  il y a, de toute façon,  prescription !


1 – Travaux publiés dans les annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS), en novembre 2008 , suite aux découvertes d’archéologues en 2005, sur le site d’Eulau, en Saxe-Anhalt (Allemagne).


A consulter par curiosité :
Une vision très biblique du premier meurtre de l’humanité.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • La Bible-L’Ancien Testament, Tome 1 : La Genèse. Cette adaptation fidèle et œcuménique des 31 premiers chapitres de la Genèse retranscrit successivement la création du monde, Adam et Eve, Abel et Caïn, le Déluge, la tour de Babel, la destruction de Sodome, le sacrifice d’Abraham et le rêve de Jacob.
  • Petits meurtres en famille – Edition 2 DVD. Un mystère digne des plus grands romans d’Agatha Christie, où le mystère s’épaissit au fur et à mesure que les crimes se succèdent.
  • Meurtres en famille. Secrets enfouis, jalousies, vieilles rancunes et vengeances sanglantes : la famille n’est pas toujours un havre de paix… mais parfois le plus insoupçonnable des ennemis. Douze nouvelles de suspense inédites, par les plus grands maîtres du genre, réunis autour de Mary Higgins Clark.