dimanche, 24 mars 2019

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Le royaume du Prêtre Jean : un des premiers hoax de l’Histoire

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Posté par fabrice
 

1165

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« Au royaume des fake news »

Les « fake news » ne datent pas d’hier. Prophéties et autres rumeurs ont alimenté l’Histoire depuis la nuit des temps. L’histoire du Prêtre Jean dont le supposé Royaume, situé vers l’Inde, serait un lieu de félicité et de bien-être figure comme l’un des plus singuliers. Comment et pourquoi une telle fake news a-t-elle mobilisé les esprits durant plusieurs siècles ?

Ce n’est pas la première «fake news » de l’Histoire. Socrate (-470/ -399) avait déjà en son temps imaginé le « test des 3 passoires » pour débusquer les rumeurs non fondées (voir vidéo ci-dessous).  Néanmoins, « Le royaume du Prêtre Jean » est sans aucun doute la plus savoureuse et la plus importante par sa mobilisation.

Tout a sérieusement commencé par une lettre rédigée vers 1165 destinée à l’empereur byzantin Manuel Comnène. Cette lettre, dont l’auteur serait le fameux Prêtre Jean, rédigée en latin, décrit un monde idyllique où « aucun vice ne règne chez nous ». Elle fait état d’un royaume chrétien situé «aux Indes, au-delà de la Perse et de l’Arménie »(1).

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Un monde fantasmé se présentant comme une sorte de paradis où n’existent ni le vol, ni la pauvreté, ni la cupidité. Un monde où le chef d’Etat est à la fois un roi et un prêtre. Un monde qui se rapprocherait de la doctrine (hérétique) nestorienne qui s’appuie sur la coexistence des « dimensions » divines et humaines du Christ.

En 1177, le pape Alexandre III apporte une réponse à celui qu’il qualifie d’ « Johanni illustri et magnifico Indorum Regi » (« Jean, illustre et magnifique roi des Indes »). Des émissaires sont alors dépêchés sur les chemins d’Orient pour tenter de le débusquer(1).

L’origine de ce monde fantasmé

Au XIIe siècle, le monde occidental chrétien est en difficulté. La seconde croisade (1147-1149) s’est soldée par un échec cuisant renforçant l’emprise des musulmans. Ces derniers défient l’empire Byzantin correspondant à l’actuelle Turquie.

Dans ce contexte inquiétant pour la chrétienté, un souverain providentiel serait le bienvenu. D’ailleurs, Hugues de Nevers, évêque de Jabala, principauté d’Antioche (actuelle Syrie), dès 1145 soit une vingtaine d’années avant la fameuse lettre citant le Prêtre Jean, évoque un « souverain providentiel » dont le nom serait Johannes. Celui-ci régnerait sur des territoires situés à l’est de la Perse et de l’Arménie. La toute première mention de ce mythe, en quelque sorte.

De fait, à cette époque de nombreuses rumeurs font référence à un puissant souverain chrétien connu sous le nom de Prêtre Jean ! On raconte que son royaume est un endroit où « coulent le lait et le miel », comme dans la Terre promise de la Bible. Au fil des années, le mythe prend une dimension encore plus onirique. On y rencontrerait des êtres extraordinaires comme des licornes, des êtres hybrides à tête de chiens et même des hommes aux pieds tournés vers l’arrière !(2). Ce mythe va séduire les européens durant plusieurs siècles, jusqu’au XVIe siècle.

De nombreuses « personnalités » attestent même de son existence.

Le mythe du prêtre Jean est donc du pain béni à l’époque des croisades pour resserrer les rangs et mobiliser les troupes. Certains érudits de l’époque considèrent même son existence comme certaine. Situant son royaume, soit très à l’est, au-delà des terres musulmanes, soit au niveau de l’Ethiopie, ils forment l’espoir de pouvoir prendre les infidèles en tenaille.

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Même Marco Polo, en mentionnant l’existence de communautés nestoriennes en Chine, apportera de l’eau au moulin des partisans du Prêtre Jean. Comme Guillaume de Rubrouck qui écrira après une expédition en Asie : « un prince nommé Ken-Khan. […] était un seigneur d’un peuple nommé Nayman, tous chrétiens nestoriens. Ce Ken-Khan étant mort, ce prêtre nestorien s’éleva et se fit roi. Tous les nestoriens l’appelaient le Prêtre-Jean, et disaient de lui des choses merveilleuses…»

Le mythe du Prêtre Jean finit par s’essouffler

Au fil des décennies et des expéditions qui multiplient les contacts avec les peuplades d’Asie comme les Mongols et Chinois, ce royaume reste introuvable. A partir du XIIIème siècle le doute s’insinue fortement. Cependant, certains y croient encore comme les Portugais qui continueront leur recherche jusqu’au XVème siècle en se dirigeant vers l’Afrique.

 Quel est l’Auteur de cet Hoax ?

Selon Umberto Eco, la lettre du Prêtre Jean pourrait être l’œuvre de Frédéric Barberousse, le souverain de l’Empire romain germanique. Cela correspondait bien aux aspirations politiques et spirituelles de l’Empereur qui aurait pu y voir une manière de s’opposer à la papauté de l’époque.

A travers le royaume du Prêtre Jean, la véritable quête portait sur l’Eden Biblique dont beaucoup, à l’époque du Moyen Age jusqu’à la découverte des Amériques, estimaient encore pouvoir le trouver quelque part sur la planète (3).

Cette intox surfait donc sur les attentes et l’imaginaire populaire. Comme aujourd’hui, une fois la rumeur bien implantée dans les esprits, très difficile de lui tordre le cou. Celle-ci occupera les esprits et mobilisera toute l’Europe chrétienne et bons nombres d’explorateurs et d’aventuriers durant plusieurs siècles.

Au royaume des aveuglés, les canulars sont rois !

Publié le 17 novembre 2017

 Le règne de la « Postvérité »

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Avec Donald Trump au pouvoir et la multiplication des sites d’informations et autres agrégateurs qui relaient jusqu’à plus soif des soi-disant actualités, on pourrait penser que nous venons tout juste d’entrer dans l’ère de la Post-vérité. Il n’en est rien.

Déjà à l’époque de l’Ancien Régime se préparaient les ingrédients de cette postvérité. Ce ne sera pas sans conséquence car, pour certains historiens, cela aurait contribué de manière non négligeable à la Révolution.

Selon l’historien Robert Darnton qui a étudié le “monde des écrivaillons parisiens”, comme il les a appelés, ceux-ci ne rêvaient, dans le Paris du XVIIIe, que de saper les institutions de l’époque.

Ces despérados du pamphlet étaient passés maîtres en matière de sous-entendus et de mensonges. Ils s’acharnaient sur les conseillers et les ministres du roi, en les dépeignant comme des bouffons non seulement incompétents, mais aussi cupides et obsédés sexuels. Leurs écrits connus sous le nom de « Libelle » étaient parfois rédigés de l’étranger comme ceux de Charles Théveneau de Morande basé à Londres.

Pour bons nombres de Parisiens aux sorts peu enviables, ces rumeurs devenaient des vérités, exploitant ainsi leur colère. On connaît la suite !


Philippe le Bel, roi  des « fake news » !

Tout a commencé vers 1300, pour une sombre histoire d’impôt que Philippe Le Bel entend prélever sur le Clergé et dont le Pape Boniface VIII ne voulait pas entendre parler. Parmi les principaux opposants, l’Evêque Bernard Saisset va en faire les frais.

Les conseillers du Roi cherchent à le discréditer en diffusant de fausses informations : l’Evêque Bernard Saisset serait un traître, ayant tenu des propos injurieux contre le roi. Ni une, ni deux, l’Evêque Bernard est arrêté. S’en suivra un procès construits autour de rumeurs et d’ouï-dire dont il sera très difficile de faire la part du vrai.

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Philippe le Bel va mettre à profit cette première expérience, pour monter un « coup » beaucoup plus ambitieux qui va avoir un retentissement historique. Il s’agit de l’arrestation des Templiers. Cette fois, il s’agit de discréditer l’Ordre tout puissant des Templiers à coup de diffamations qui seront utilisés lors du procès.

A la manœuvre, le conseiller du Roi, Guillaume de Nogaret. Celui-ci n’hésite pas à utiliser les grands moyens. Il lance une campagne de dénigrement sans précédent : crachat sur des crucifix, baiser rituel sur l’anus comme pacte avec le mal, sodomie entre les membres de l’ordre, idolâtrie…(4). Les Templiers seraient non pas les bons soldats de Dieu mais des serviteurs du Diable !

Loin d’être exempts de fautes, l’Ordre des Templiers donne une image désastreuse aux yeux de l’opinion publique et se présente sous l’angle d’une entité hérétique hors de tout contrôle bien pire que la réalité. L’issue de cette avalanche de fake news sera dramatique pour l’Ordre et ses célèbres chevaliers : dissolution de l’Ordre, responsables sur le bucher, biens confisqués et membres pourchassés.

Si le contenu des fake news n’est pas réel, les conséquences sont, en revanche, bien souvent, loin d’être virtuelles !


Contre les fake news,  le fact-checking

Cette méthode très anglo-saxonne s’est imposée dans les années 20 aux rédactions américaines. De quoi s’agit-il ? D’une vérification systématique des faits avant publication d’un article pour éviter toute erreur ou falsification.

fact-checking

Depuis, selon la journaliste Atossa Araxia Abrahamian (5), cette méthode s’est imposée à l’ensemble des médias américains, y compris pour les magazines people comme Vogue. Un métier a même vu le jour, fact-checker. Il consiste à revérifier tous les éléments factuels d’un article. Cela va de la couleur de la voiture citée, aux noms des personnes, aux dates des événements, aux chiffres mentionnés, ect…

La toute première vérificatrice du magazine Time, Nancy Ford, fut engagée en 1923 et son job s’effectuait pour l’essentiel à la bibliothèque de New York. Un siècle plus tard, la palme revient à l’hebdomadaire allemand « Der spiegel »  qui dispose du plus grand département au monde de vérification.

Et la France ? Ce n’est pas dans notre tradition même si on n’y vient timidement. Décodeur au Monde ou Désintox à Libération entreprennent une démarche qui s’en rapproche, avec une différence majeure cependant : l’erreur est débusquée à postériori alors que dans la presse anglo-saxonne, le boulot est fait en amont.

Pour nous, Français, l’interprétation des événements est plus importante que la véracité des faits !


1 -   Le Figaro « En Ethiopie, au Royaume du Prêtre Jean
2 -  « Le royaume du Prêtre Jean, plus grosse « fake » du Moyen Age » – Le Monde – 25 octobre 2017
3 – « Enquête sur le Royaume du Prêtre Jean » (Emission sur ARTE) – La Croix 2 septembre 2007
4 - « Philippe le Bel, inventeur des fakes-news ? », article de Catherine Keruchi – Le Point.fr – 11 juillet 2017
5 – « Aux origines du « Fact-Checking », article de Valentine Faure – TéléObs N°2767 du 16 novembre 2017


Pour en savoir plus sur les Fake news :

Le premier jour du début de la fin de la vie privée

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Posté par fabrice
 

19 janvier 1953

Aux frontières du réel


19 janvier 1953 : le premier jour du reste de notre vie…cathodique !

Ce jour-là est à marquer d’une croix blanche dans le carnet rose de la télévision noir et blanc naissante.

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Pour la toute première fois dans l’histoire du divertissement, le réel se confond à la fiction et donne naissance au précurseur de la télé-réalité[1]. Cet heureux événement est celui d’une naissance qui a lieu à la fois dans le monde réel et dans un monde imaginaire, celui de la première série télévisée : I love Lucy.

I love les séries TV…

Mais rembobinons le film. Le 15 octobre 1951, la chaine de télévision CBS diffuse le premier épisode de ce qui est considérée comme le tout premier sitcom, I Love Lucy. Durant 6 ans, 180 épisodes, tournés en public, seront diffusés, avec un succès audience –en données relatives- presque inégalé encore aujourd’hui.

Au cours de la seconde saison de la série, comme on dit aujourd’hui, Lucille Ball, l’actrice principale de la série qui incarne Lucy Ricardo, – une femme quelque peu extravagante qui rêve de troquer sa vie de ménagère pour celle d’artiste-, se retrouve enceinte. Les scénaristes ont alors l’idée d’intégrer cette grossesse au scénario. Trouvaille d’autant moins fortuite que c’est son mari dans la vie réelle, Desi Arnaz, qui joue son conjoint. Plus fort, ils vont jusqu’à faire coïncider la naissance télévisuelle de l’enfant de la série, Little Ricky, avec le jour où l’actrice donne naissance à son bébé. Succès au-delà des espérances puisque 72 % des foyers américains (42 millions de téléspectateurs) dotés d’une télévision assistèrent à l’épisode mémorable.

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Ce jour là, on assistera à la mort d’un tabou et à deux naissances : celle du second enfant de la star de la première série tv et celle du concept de la télé-réalité , ultime avatar des sitcoms.

Quant au tabou, il faut réaliser qu’à l’époque, aux Etats Unis, le terme même de grossesse était banni des médias. L’épisode sera donc baptisé « Lucy is enceinte », in french, pour brouiller le décodage de l’américain moyen !

Le début de la fin des directs !

Mais cette naissance simultanée on-air et « on the table », comment était-ce possible ? C’est là qu’interviennent la technique…et la ténacité de l’actrice Lucille Ball.

Jusqu’alors, les émissions étaient toutes diffusées en direct pour des raisons techniques. Mais sous l’impulsion de l’actrice, la production accepta de tourner dans des conditions proches du cinéma, avec 3 caméras, en différé, en 35 mm et à Hollywood.

Résultat : Lucille et lucy, le personnage qu’elle incarnait, accouchaient conjointement des premiers faux-jumeaux de l’ère médiatique.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, I love lucy, permit aussi à la télévision d’entrer dans l’ère industrielle. Les principes techniques utilisés, et notamment l’enregistrement, ont rendu possible le montage mais aussi les rediffusions puis la commercialisation à travers le monde.

Une nouvelle naissance était donc annoncée, celle du média de masse.

Des sitcoms à la Télé-réalité

Depuis, la famille des sitcoms, telenovela et autres soap-opéra, s’est agrandie. Si l’on s’en tient au dernier rejeton, la télé-réalité, au delà d’I Love Lucy que l’on pourrait qualifier de pilote, le premier véritable programme de ce registre a été diffusé en 1973 : « An American Family ».

Il s’agissait de suivre la vraie vie de vrais gens sur des longues périodes. 25 ans plus tard, apparaît une nouvelle génération de divertissement avec « Expedition Robinson », une sorte de Koh Lanta à la sauce suédoise. Mais c’est le 26 avril 2001 que vole vraiment en éclats la frontière entre la vie publique et la vie privée : Loft Story envahit les esprits, les médias et les écrans.

Cette fois, les individus, en quête de toujours plus de transparence et de sensationnel, acceptent de livrer à la petite lucarne ce qu’ils ont de plus intime . Le téléspectateur vient peut-être de franchir pour la première fois le rubicon de l’omni-surveillance.

Désormais, le phénomène tisse sa toile sur le web. Avec des sites comme Twitter -site de microblogging permettant de publier des messages de type SMS-, certaines stars jouent leur propre paparazzi en postant elles-même leurs photos ou messages intimes. C’est le cas de Demi Moore ou de Britney Spears qui n’hésitent pas à communiquer à leurs adeptes ou suiveurs, comme on dit sur la Twittosphère, des photos très personnelles,en petite culotte par exemple, ou des reflexions… très impersonnelles : je suis en train de regarder un DVD.

Microblogging mais maxi suiveurs, plus de 600 000 fans de la twittophile Demi Moore, restent ainsi connectés en permanence à leurs idôles, qu’il s’agisse de la montée des marches à Cannes ou de leurs faux pas quotidiens.

Autant rendre public ce qui ne restera pas privé pour éviter de se priver du public : tel semble être le mot d’ordre, en 83 caractères, de la nouvelle vague du web participatif. Du postérieur à la postérité, il n’y a finalement qu’un post.


Lorsque la télé-réalité fait tomber un tabou absolu

Le 21 décembre 2011, la chaîne publique néerlandaise Nederland 3 a prévu de diffuser une émission où le cannibalisme aura le droit de cité ! Ce soir là, deux présentateurs, Dennis Storme et Valerio Zeno, mangeront chacun un morceau (tout petit morceau) de chair de l’autre, en référence à la catastrophe aérienne survenue dans les Andes en 1972. Catastrophe au cours de laquelle les rescapés ont procédé à des actes de cannibalisme pour survivre.
Pour mener à bien cette toute première douteuse, un chirurgien prélèvera un morceau de chair à chacun des protagonistes, qui sera ensuite cuit par un cuisinier. Désormais, on ne se prive plus de rien même du plus mauvais gout; le premier jour du début de la fin des derniers tabous !

Publié le 28 décembre 2011


Un os à regarder

Dog TV est la toute première chaîne de télévision destinée aux chiens de tous poils ! Elle a été inaugurée fin février 2012 à San Diego (Californie), paradis terrestre des toutous.

Lancée par la société israélienne Jasmine Group, cette chaîne consultable sur le cable, s’adresse bien aux chiens et non pas à leur maître. En revanche, l’abonnement, d’environ 5 dollars, lui est bien réglé par leur maître !

La chaîne dispose en portefeuille de 800 sujets de 3 à 5 minutes spécialement conçus pour le meilleur ami de l’homme. Rien n’ a été laissé au hasard : les images sont colorisées pour une meilleure perception de l’animal, le son est amplifié pour attirer son attention et le tournage est en caméra « subjective », d’un point de vue animal s’entend !

La technique joue également un rôle non négligeable, grâce à l’avénement des écrans sans tube cathodique qui, en évitant le scintillement, convient bien mieux à nos amis les bêtes.

Ron Levi, le concepteur de ce projet, est parti d’une intuition et d’un constat : d’une part, les chiens supportent mieux la solitude grâce à ces programmes spécialement conçus et d’autre part, le marché était vierge de ce type de programmes.

Mais Ron ne se lance pas dans l’aventure tête baissée. Il s’est entouré d’experts comme Nicholas Dodman, un comportementaliste de la race canine ou de Victoria Stilwell, une dresseuse de chiens. Il a réalisé une batterie de tests qui démontrent par exemple que les chiens détestent entendre les aboiements à la télé. Il peut alors construire sa programmation autour de 3 catégories : les sujets relaxants, ceux au contraire stimulants et enfin, ceux qui incitent le chien à se comporter correctement.

Si « l’audience » est au rendez-vous, la couverture sera étendue à l’ensemble des Etats-Unis puis probablement tester au Japon, autre grand marché des animaux de compagnie. Enfin, le concept pourrait étendu à d’autres animaux. Car quand on aime, on ne compte pas…le nombre de pattes.

Publié le 28 mars 2012


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Quelques dates à retenir :

  • 1923, l’anglais John Baird réalise le premier téléviseur digne de ce nom qui porte à ce stade que sur l’image… Le son viendra plus tard;
  • 11 septembre 1928, diffusion de la première dramatique aux Etats-Unis, en simultanée à la radio pour le son;
  • A partir du 30 septembre 1929, une émission quotidienne est diffusée de Londres;
  • 26 avril 1935, première émission de la télévision française;
  • 9 octobre 1950, le tout premier feuilleton de la télévision française, L’Agence Nostradamus réalisée par Claude Barma;
  • 1954, premier magnétoscope professionnel;
  • 1959, L’homme invisible ouvre la voie, au Royaume-Uni, au genre de la Science-fiction ;
  • 1978, Dallas inaugure le concept du Soap-Opéra, principe du feuilleton fleuve.
  • 6 novembre 2001 (14 septembre 2002, en France), 24 heures chrono introduit la notion de temps réel.

1 – La télé-réalité repose essentiellement sur deux fondements : montrer la vie privée et réelle, en la scénarisant pour la rendre plus croustillante et, d’autre part, ne plus recourir à des comédiens mais simplement à des acteurs de leur propre vie à qui l’on promet, grâce à leur participation, notoriété et une vie meilleure. A sa manière, I love Lucy développe le premier volet mais pas encore le second.



A visionner :

Quand la téléréalité se met à nu…


A lire et à consulter pour aller plus loin :
  • Lucille Ball – I Love Lucy [Import anglais] – 5 DVD, 16 épisodes, le tout premier sitcom ! L’immense succès de I love Lucy incita de grands acteurs de l’époque à participer à certains épisodes, parmi lesquels : William Holden, Bob Hope, Rock Hudson, Harpo Marx ou encore Orson Welles.
  • Dictionnaire des séries télévisées – L’ambition de ce Dictionnaire des séries télévisées est avant tout de répondre à une demande, à une curiosité, et de le faire avec un maximum de rigueur scientifique d’une part, et un vrai commentaire critique d’autre part. Chaque notice présente les informations techniques indispensables (créateur, acteurs, production, diffusion…), une note entre 0 et 4, un « pitch » de départ dressant les grandes lignes de la série, et l’opinion de l’auteur – toujours personnelle. Plus de 3 200 entrées traitent de la totalité des séries diffusées en France depuis l’origine de la télévision et de quelques séries étrangères (une trentaine) jamais programmées à la télévision française mais considérées par les auteurs comme particulièrement importantes.
  • Séries On Air, le site de l’actualité des séries TV.