dimanche, 21 juillet 2019

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Les tout premiers pas du capitalisme

(votes : 1)
Loading ... Loading ...
Posté par fabrice
 

Vers 1300

Un nouveau son de cloche

Une fois encore, l’innovation technique sera à l’origine d’une transformation de la société en imposant sa loi, celle qui deviendra la loi du marché.

L'annociation de Crivelli, illustre l'essor du commerce : tapis ottoman, livres à marocain rouge, coussins brodés...
L’annonciation de Crivelli, illustre l’essor du commerce : tapis ottoman, livres à marocain rouge, coussins brodés…

Nous sommes à la fin du XIIème siècle. Le moulin à eau, l’assolement triennal, le collier d’épaule et surtout le gouvernail d’étambot, puis les premières machines à tisser vont permettre à certains bourgs des Flandres et de Toscane de développer leur économie. Surtout, ces derniers vont établir les bases de nouvelles relations sociales et de travail, où l’argent et le salariat vont peu à peu s’imposer face au servage qui va de ce fait décliner.

La productivité augmentant avec comme corollaire une baisse de prix, le nombre de clients solvables s’accroît ainsi que la demande de crédit. Peu à peu, se mettent en place les bases du capitalisme. La ville de Bruges[1] sera le premier porte-étendard de cette économie émergente.

Clin d’œil à l’histoire, bien avant que ne résonne la cloche de Wall street, les premières cloches « publiques » font leur apparition sur les beffrois. Désormais, les cloches n’indiquent plus uniquement l’heure des prières mais rythment la vie économique. Un nouveau son de cloche qui va se répandre, mettant en concurrence le spirituel et les biens matériels.

500 ans plus tard, le matériel aura pris un avantage significatif avec les premières pièces de dollar , frappées en 1793 à Philadelphie ; les premiers billets à l’effigie des présidents américains datent, pour leur part, de 1861.

Un symbole qui vaudra de l’or (1, 506 gramme à l’origine, fixé par le Mint Act, le 2 avril 1792).

1 – Au sommet de sa puissance, vers 1340, Bruges compte seulement 35 000 habitants, ce qui relativise cependant la portée de sa puissance.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • « Capitalisme et pulsion de mort » : l’économiste Bernard Maris, alias oncle Bernard dans Charlie Hebdo, et l’historien et économiste Gilles Dostaler convoquent Freud, Keynes, Smith, Bataille et bien d’autres, et allongent le libéralisme pour une psychanalyse forcée. Le libéralisme allongé sur un divan. Un livre qui ose une lecture psy du capitalisme et de ses dérives.
  • Une brève histoire de l’avenir, de Jacques Attali. Un ouvrage qui malgré son titre évoque autant le passé que l’avenir et notamment la montée en puissance de l’ordre marchand.
  • Mille milliard de dollars, un film d’Henri Verneuil, avec Patrick Dewaere. Un polar qui dénonce avant tout les dangers de la mondialisation, propice à l’apparition de sociétés aussi tentaculaires qu’inhumaines, dans lesquelles chacun n’est qu’un pion jetable à volonté, obligé de faire sans cesse du profit pour espérer survivre, au gré – et malgré – des gouvernements qui se succèdent ici et là.

Le souffle nouveau du libéralisme économique

(votes : 6)
Loading ... Loading ...
Posté par fabrice
 

1753

liberalisme_pano

« Laisser-faire ! »

Le Libéralisme économique est issu des Lumières. Il a été cofondé en France avant et pendant la Révolution Française et au Royaume-Uni (Angleterre et Ecosse). Comment sommes-nous passés d’un interventionnisme politico-religieux tout azimut à un vent de liberté économique qui souffle désormais sur toute la planète, avec bienfaits et excès ?

« Laisser faire, laisser passer ». C’est l’une des toutes premières expressions de la pensée économique libérale ; elle est attribuée par Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, à Vincent de Gournay, négociateur international, faisant suite à une requête auprès de l’Etat (1) afin de libérer le commerce du blé entre les provinces.
« Tout homme qui agit s’enrichit, ou enrichit un autre. Au contraire tout homme qui ne fait rien s’appauvrit , ou appauvrit celui aux dépens duquel il vit. Ces deux mots, laisser faire et laisser passer, étant deux sources continuelles d’actions seraient donc pour nous deux sources continuelles de richesses » (2)

Turgot

Turgot

Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781) sera l’un des premiers à défendre la libre concurrence et à s’élever contre l’intervention de l’Etat et les privilèges en tout genre. En 1774, Il établit le libre-échange dans le commerce des grains en supprimant le droit de hallage ce qui lui vaudra une forte opposition dans l’entourage même de Louis XVI.

2 ans plus tard, avec ses célèbres « 6 décrets de Turgot », il visera à réduire les privilèges et les « lobbies » des corporations et érigera en principe fondamental le droit à chaque homme à travailler, sans restriction. Face à ses réformes, qui visent directement la noblesse, Turgot ne se fait pas que des amis.

Turgot,  dans la mouvance des physiocrates(7), tente de démontrer que réglementations et corporatismes, au-delà des entraves aux libertés économiques et politiques qu’ils représentent, sont générateurs de corruptions et, surtout, d’inégalités sociales. Cette thèse -qui vise à bousculer les idées reçues et les conformismes, est le prolongement économique naturel des Lumières. Ce n’est donc pas surprenant que Turgot, contemporain d’Adam Smith qu’il respecte, l’un des théoriciens de l’économie libérale, se sente proche aussi de Voltaire et d’Alembert.

Désormais un vent nouveau souffle sur l’économie ; il sera ressenti jusqu’à la Révolution Française. En 1789, l’abolition des privilèges s’accompagnera de l’abolition des interdits dans le domaine économique. Durant cette première période de la Révolution Française, la liberté d’entreprendre, au niveau des métiers comme pour l’ouverture des commerces, sera le pendant de la liberté sur le plan politique.

Les révolutionnaires mettent les jalons du capitalisme moderne et du libéralisme économique. Les Français sont donc, en la matière, précurseurs ! D’ailleurs, l’école libérale française fait un malheur au XIXème siècle (2). Say, Molinari, Ollivier, Bastiat, Waldeck-Rousseau, ils seront nombreux à décrier l’interventionnisme de l’Etat, la fiscalité excessive et à vanter les bienfaits de la concurrence.

« Liberté en tout »

De gauche à droite : John Milton, John Locke, Adam Smith, Richard Cobden, Frédéric Bastiat, J.S. Mill, Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, Ludwig von Mises

De gauche à droite : John Milton, John Locke, Adam Smith, Richard Cobden, Frédéric Bastiat, J.S. Mill, Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, Ludwig von Mises

« Liberté en tout, en religion en philosophie, en littérature, en industrie, en politique « c’est le mot d’ordre de Benjamin Constant  qui est le penseur de la liberté sous toutes ses formes(3). De chaque côté de la Manche, Adam Smith, David Ricardo, Benjamin Constant, Turgot et quelques autres donneront ses lettres de noblesse au libéralisme économique à une époque où la notion de liberté, quelle soit politique, religieuse ou sociétale, en était à ses balbutiements et dérangeaient beaucoup de monde.

Ce libéralisme économique tient ses racines dans un courant de pensées plus large mettant l’individu, et sa liberté au cœur du système, étant lui-même au coeur de la nature . Et cela ne date pas d’hier.

Sans remonter au principe de « justice naturelle » d’Aristote, le véritable coup d’envoi du libéralisme au sens politique et philosophique est donné par la « Lettre sur la tolérance » de John Locke de 1689. Le principe repose sur un nouveau rapport entre le religieux et l’Etat, dans un esprit de tolérance. C’est aussi promouvoir la notion d’éthique comme l’ont fait Spinoza et Blaise Pascal en défendant l’idée que l’intérêt général est constitué de la combinaison d’intérêts particuliers.

Avec Locke, Jefferson, Tocqueville, les pères de la « doctrine » libérale, c’est la démocratie, l’équilibre des pouvoirs et les droits fondamentaux qui sont défendus avec comme corollaire la notion de contre-pouvoirs et la responsabilité individuelle.   Contrairement aux idées reçues, le principe de responsabilité est bien au cœur du libéralisme,  comme le souligne le prix Nobel d’économie, Jean Tirole (8). La Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 consacre d’une certaine manière cette idée du libéralisme.

Le terme libéralisme apparaitra en France pour la toute première fois en 1818 !

Cartographie mondial du niveau de libéralisme économique (du vert [très libéral] au rouge [peu libéral]

Cartographie mondiale du niveau de libéralisme économique (du vert [très libéral] au rouge [peu libéral].

Publié le 3 mai 2016


Keynes, esprit d’entreprise es-tu là ?

« C’est l’esprit d’entreprise qui bâtit et qui améliore les richesses du monde », reconnaît John Maynard Keynes.

keynes-times

Contrairement à une idée reçue, Keynes n’est pas un défenseur à tout crin de l’intervention publique dans l’économie (4). Comme en témoignent de nombreux essais articles de presse de l’époque de la Grande Crise de 1929, il serait même très attaché aux valeurs libérales et opposé aux valeurs socialisantes et encore plus à la doctrine marxiste et à l’idée d’un Grand soir. Keynes est donc un réformiste tranquille, hanté par l’esprit d’entreprise.

En ce sens, Keynes distingue la vision française du libéralisme jusqu’au début du XXème siècle, celle du laissez-faire de celle d’Adam Smith qu’il juge moins dogmatique.

Il en demeure pas moins qu’il justifie, dans certains cas, l’intervention de l’Etat dans l’économie considérant que c’est le seul acteur qui peut avoir des « vues lointaines et sur la base de l’intérêt général de la communauté ».

Cependant, il se méfie de l’Etat et soutient que « ce n’est pas la propriété des moyens de productions dont il importe que l’Etat se charge ».
Sur les critères actuels, Keynes serait probablement qualifié de social-libéral, un social-libéral qui ne trouve pas illégitime les inégalités des revenus à conditions de rester dans le raisonnable.

Il considère que la recherche de l’enrichissement personnel est un mal nécessaire permettant de canaliser certains penchants de la nature humaine.  Keynes décourage l’épargne stérile au profit de l’investissement, combat les rentiers et défend l’entrepreneur : « les revenus (des consommateurs) sont créés par les entrepreneurs ».

Au final, le Keynésianisme c’est du libéralisme teinter d’interventionnisme d’Etat pour assurer une vision à long terme, garante, selon lui de l’intérêt général.


 Le « Laisser-faire » face aux inégalités croissantes

En matière d'inégalités, la France se situe dans la moyenne de l'OCDE

En matière d’inégalités, la France se situe dans la moyenne de l’OCDE

En matière d’efficacité économique le « laisser-faire » a ses limites.

Les partisans du libéralisme économique, Keynes comprit , ont longtemps pensé que les inégalités étaient un mal nécessaire. Elles apparaissaient au début du décollage économique d’un pays pour régresser ensuite,  c’était la loi de Kuznets.  Cette doctrine, si elle n’est pas régulée pour limiter les excès, conduit à l’accroissement inexorable des inégalités, au point, qu’aujourd’hui, 85 personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale !

« Aux Etats-Unis, presque toute la croissance depuis 25 ans, expliquent Patrick Artus (5), a été captée par les plus riches. Les  40 % les moins payés voient leur pouvoir d’achat baisser ».

Pis,  le prix Nobel d’économie, Stiglitz parle de confiscation des richesses par 1 % des américains au détriment de 90 % de la population (10)

D’un côté, l’économie digitale et du divertissement couplés à financiarisation de l’économie  favorisent la starification (sportifs, artistes, patrons de start-up…) entraînant des revenus stratosphériques.  De l’autre, la mondialisation fait une pression sans équivalent sur les salariés en bas de l’échelle (6).

De grands économistes  ont démontré qu’au delà d’un certain seuil, l’inégalité représente un coût élevé pour la société. De ce point de vue, Adam Smith, l’un des pères du libéralisme, avait mis en avant, dès 1759,  l’importance de la « Théorie des sentiments moraux » (9).

Aujourd’hui, on constate un effet de ciseau qui, comme le souligne le FMI, est dévastateur pour la croissance mondiale. Car selon le FMI, la croissance diminue lorsque la part des revenus des 20% les plus riches augmente et, à contrario, la croissance augmente lorsque la part des 20% les plus pauvres s’améliore.

Le risque est de mener l’économie mondiale à ce que certains appellent la stagnation séculaire !


1 – via l’intendant Trudaine
2 – « Réflexions sur la contrebande » – Vincent de Gournay, septembre 1753, cité dans Wikipedia, page Laissez-faire
3 – www.contrepoints.org/2012/07/28/91891-benjamin-constant-penseur-de-la-liberte-sous-toutes-ses-formes
4 – « Histoire impertinente de la pensée économique », éd. Ellipses-  Alexis Karklins-Marchay
5- « les nouvelles lois de l’économie » article du Point N° 2276 – 21 avril 2016
6 – Robert Gordon, économiste, auteur de « The rise and fall of American Growth », cité dans le Point N° 2276 – 21 avril 2016
7 – du grec « phusis » : nature; les physiocrates estiment que la société doit être organisée comme la nature (Encyclopédie Larousse)
8- Jean Tirole - Le grand rendez-vous – Europe1 – 8 mai 2016
9 – « Triomphe de la Cupidité » & « Le prix de ‘inégalité » – Joseph Stiglitz
10- La (vraie) sottise des patrons goinfres – Jean-Claude Guillebaud – Tele-Obs 21 mai 2016


A visionner pour mieux comprendre :

Néolibéralisme : une idée pas si neuve.

(votes : 6)
Loading ... Loading ...
Posté par fabrice
 

 Années 30

neoliberalisme_pano

Ma petite entreprise ne connaît que les crises !

Le néolibéralisme est un programme économique mais également un projet de société qui vise à faire de chaque individu un entrepreneur au profit autant de la société que de lui-même. Une idée pas si neuve qui a connu plusieurs mutations depuis un siècle et dont l’ubérisation de la société pourrait en représenter une nouvelle facette.

C’est dans les années 30 que le terme « néolibéralisme » voit le jour avec des penseurs tels que Louis Rougier. La crise de 1929 est passée par là. Beaucoup y voient une crise à la fois du libéralisme mais aussi des démocraties parlementaires.

Fascisme et nazisme s’accordent pour évoquer la fin du libéralisme.

A l’époque, pour corriger les travers du libéralisme classique, la doctrine du néolibéralisme se propose de renforcer le rôle de l’état et d’ajouter une dose de social.

Le terme va ensuite être repris dans les années 50, pour désigner l’économie sociale de marché mise en place par le chancelier Ludwig Erhard. Un concept presque aux antipodes de l’acception d’aujourd’hui.

Milton Friedman mitonne le néo-libéralisme des années Reagan !

images

Thatcher, Reagan et Friedman

La version actuelle du néolibéralisme prend son essor dans les années 1970. Elle désigne une politique économique ultra-libérale testée par les « Chicago Boys » de Pinochet (qui se sont installés à Santiago après le coup d’Etat) puis par Reagan et Thatcher. Elle est conçue par plusieurs théoriciens dont le plus célèbre est Milton Friedman avec sa thèse développée dans « Capitalisme et liberté ».

La doctrine néolibérale se fonde sur être humain intéressé et égoïste mais qui peut également être altruiste et coopérateur. D’ailleurs, certains comme Mises, considèrent que seule une société libérale peut créer les conditions de mode de vie de nature à engendrer des génies comme Van Gogh.

Dans la même logique, Milton Friedman considère que le libéralisme dans sa variante « ultra » est la seule voie compatible avec la liberté politique et la démocratie.

 Les « Chicago boys » préparent le terrain

Cependant, l’Histoire témoigne que les logiques de marché et régimes totalitaires peuvent faire bon ménage. L’exemple chilien avec les « Chicago boys » en est un bon exemple.

chicago-boys

Toutefois, reconnaissons que pour l’essentiel, l’ultra-libéralisme a été porté au pouvoir de manière démocratique avec souvent un bis repétitae de la part du peuple. Celui-ci y voit une manière de donner un bol d’air à une société asphyxiée par l’Etat-providence.

En réalité, comme le souligne le philosophe Serge Audier (1), « le néolibéralisme est compatible avec plusieurs types de régimes ». « Le néolibéralisme a beau affirmer sa croyance en l’ordre spontané de la société, il n’hésite pas à mettre au pas celle-ci de façon autoritaire. Pour imposer les logiques de marché (…) il faut casser les syndicats, les résistances locales, les contre-pouvoirs ».

Pour ses détracteurs, le néolibéralisme c’est avant tout la financiarisation, la concurrence exacerbée , les privatisations et les politiques fiscales des États redirigeant les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale.  Bien loin, selon eux, de l’idée qui voudrait faire du marché  le meilleur outil de satisfaction des besoins humains (2).

La transformation que connaît actuellement la société avec la perte de régime du salariat au profit des auto-entrepreneurs et autres « start-uper » représente probablement une nouvelle forme de néolibéralisme, un néo-néolibéralisme, ou un post-néolibéralisme, en quelque sorte qui pourrait structurer la société pour longtemps.

Publié le 12 juillet 2017


Le libéralisme originel : protéger l’individu de l’arbitraire  

Le libéralisme s’appuie sur 2 grandes idées : d’abord, le principe que les individus disposent de droits naturels. Ensuite, la notion d’utilitarisme qui fait le postulat que nous sommes tous des êtres rationnels et égoïstes cherchant à maximiser nos intérêts. Mais que la recherche des intérêts personnels finissent pas s’équilibrer au profit d’une harmonie censée produire, in fine, une prospérité à tous.

 

En 1690, Job_e93e6b_aff-pcf-camp-europe-3ohn Locke décrit la première notion dans « traité du gouvernement civil ». Selon lui, il faut protéger l’individu de l’arbitraire du monarque et pour cela affirmer que chacun d’entre nous dispose de droits fondamentaux. La propriété privée, fruit du travail de chacun, est l’un de ses droits.

Un siècle plus tard, Adam Smith dans son ouvrage « la Richesse des nations » publié en 1776, marquera les esprits avec sa célèbre formule :  » Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou de boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. »

Le concept de libéralisme est donc d’une certaine manière le rejet de l’absolutisme et la défense de la liberté pour le bien commun. C’est pourquoi, beaucoup fixent origine à l’époque des Lumières, voire un peu avant.

En réalité, le terme même de Libéralisme apparaît au début du XIXème siècle en Espagne et en France en opposition à la domination napoléonienne.


1 -  Article « Une brève histoire du néolibéralisme » L’Obs N° 2744, du 8 juin 2017
2 – Une brève histoire du néolibéralisme – David Harvey –


A visionner pour mieux comprendre :