jeudi, 23 mars 2017

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Et après…

Les toutes premières prostituées androïdes

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2050

Changement « de…main » pour la prostitution

 

Avril 2050. Nous sommes dans le fameux quartier rouge d’Amsterdam, là où les touristes de la génération « baba cool » déambulaient dans les années 2000 pour se rincer l’œil devant les vitrines aguichantes après avoir osé un brin de fumette dans un coffee shop.

Quelques décennies plus tard, on n’imagine pas à quel point les choses ont changé.

En 2050, les prostituées sont devenues des robots

Les coffee shops, après avoir été réservés aux seuls « autochtones », ont été définitivement fermés à partir de l’année 2032.  Mais surtout, les célèbres prostituées d’Amsterdam n’ont plus d’humain que le prénom. Bientôt, elles seront pour la plupart, des androïdes, des robots prostituées, si l’on préfére !

Le tout premier club libertin aux mains des robots.

Et oui, en ce printemps 2050, pour la toute première fois de l’histoire de l’humanité, le plus vieux métiers de monde est assuré non plus par des femmes, ou des hommes en chair et en os mais par des robots faits de vérins hydrauliques et de fibres synthétiques.  Adieu les filles de joie, vive les androïdes sexuels !

Vous n’y croyez pas ? Jetons-un œil pour découvrir cet univers où se marie, si l’on ose dire, le plaisir et la technologie.

Pénétrons dans la maison close baptisée Yab-Yum . Elle vient d’obtenir de la municipalité d’Amsterdam une autorisation d’ouverture après plus de quarante ans d’interruption (1).

Un catalogue nous est proposé par une hôtesse, une humaine jusqu’au bout des ongles, la seule, probablement. Elle vante les valeurs des charmantes créatures qui s’offrent à nous, plus sexy les unes que les autres.

Ce qui frappe au premier abord, c’est l’apparence qui leur donne un côté plus humain qu’humain. Ensuite, c’est l’éclectisme du choix : origine ethnique, âges, typologie des personnes, leur capacité autant à dialoguer en plusieurs langues que de pratiquer différents jeux de langues. Evidemment, l’atout principal réside dans le panel de pratiques sexuelles, dont certaines que la morale réprouve.

Vers des prestations sexuelles aux normes ISO 9001 ?

On nous dit que le modèle qui recueille le plus de succès, se prénomme Irina(2), une russe, blonde élancée aux formes avantageuses, avec un accent à tomber par terre ou plutôt à mettre les pieds au mur ! Bien entendu, si l’on préfère Igor, il n’y a pas de problème.

Quel que soit notre choix, la maison s’engage sur la qualité des prestations qui, dans tous les cas, est totalement garantie d’un point de vue sexuel comme sur le plan de l’hygiène. Et puis, on nous explique que, dans la mesure où il ne s’agit pas d’humain, nous n’avons pas à culpabiliser vis-à-vis de nos proches. Enfin, l’amour l’esprit libre. L’humanité l’avait révé, les robots le réalisent.

Quant aux tarifs, la passe n’est pas à la portée de toutes les bourses, loin s’en faut. On nous annonce au bas mot 7500 euros, voire 10 000 euros (valeur 2012 ?)   pour une entrée dans le club, formule tout compris. L’hôtesse d’accueil ajoute avec mauvais goût : fromage et dessert, avec cerise et abricot sur le gâteau !

Le tourisme sexuel connaîtra une nouvelle passe…

Ce rêve, cauchemars ou fantasmes pour certains, n’est pas encore à portée de main, puisqu’il faudra probablement attendre une quarantaine d’années. Néanmoins, il s’agit d’un projet très sérieux, si l’on en croit leurs deux respectables inventeurs Néo-zélandais (2). Ils sont convaincus que l’avenir de la prostitution et du tourisme sexuel réside dans le recours aux humanoïdes, “éliminant tout risque de maladie sexuellement transmissible dans un monde libéré de l’esclavage sexuel”(3).

Toujours selon eux, cette forme moderne de tourisme sexuel ne présente plus de risques de contamination car les androïdes constitués de fibres résistant aux bactéries seraient désinfectés entre deux passes.

En outre, comme tout objet manufacturé, des contrôles réguliers seraient effectués par les services habilités et la municipalité contrôlerait les prix, horaires et services sexuels.

Ainsi, selon leurs auteurs, on solutionnerait les problèmes inhérents à l’industrie du sexe comme le trafic d’êtres humains ou la propagation des MST

Il n’y aurait donc plus aucun mal à se faire du bien !

Publié le 28 mai 2012

1 – Il s’agit d’un des sex-shop les plus populaires d’Amsterdam, fermé en 2008.
2- Précision provenant du détail du projet du futurologue Ian Yeoman et de la sexologue Michelle Mars, deux chercheurs Néo-Zélandais de de l’université Victoria de Wellington dont les travaux ont été publiés dans la revue scientifiques « Futures », dans un article intitulé « Robots, hommes et tourisme sexuel ». 
3- Cité dans le Courrier International (version en ligne) du 7 mai 2012, faisant référence à un article publié dans le site Stuff


A visionner par curiosité :

Illustration de ces robots prostituées :

 

Un prototype de robot humanoïde :


A lire pour aller plus loin :

  • Mondialisation de la prostitution, atteinte globale à la dignité humaine, par ATTAC
    La prostitution revêt aujourd’hui dans son organisation des formes directement empruntées à la mondialisation financière. La logique néolibérale a trouvé dans le système prostitutionnel un « secteur » privilégié où se déployer, qui génère d’énormes profits : trafiquer les êtres humains d’Asie, d’Afrique ou d’Europe et les prostituer procure beaucoup de bénéfices pour peu d’investissements. Cette mondialisation-là, qui n’épargne aucun pays, illustre le processus de la marchandisation généralisée, à laquelle n’est mise aucune limite. C’est dans ce contexte que quelques pays ont choisi de légaliser et de réglementer la prostitution : aux Pays-Bas ou en Allemagne, elle est considérée comme une banale « prestation de service ». Est-ce là une voie à suivre ? C’est oublier la violence qui est faite aux femmes, et au-delà d’elles l’atteinte qui est portée à la dignité humaine. Est-on prêt à renoncer au respect des droits humains ?

A lire si vous êtes prévoyants :

  • Survivre à une invasion robot: Ils arrivent. Soyez prêts.de Daniel H. Wilson- Comment démasquer un robot qui imite un humain ?
    - Comment désactiver un robot ménager qui se rebelle ?
    - Comment fuir un essaim de mouches électroniques ?

    Dans cet indispensable guide de survie, le spécialiste Daniel H. Wilson livre tous les secrets pour réprimer une mutinerie de robots. Remèdes contre les blessures au laser, reconnaissance des faux visages et discours, combat main contre pince… SURVIVRE à une invasion Robot couvre tous les scénarios possibles qui menacent l’homme.

    « Le jour de la révolte des robots, la guerre sera totale. elle verra l’affrontement des deux plus grandes espèces intelligentes de la planète. »
    N’attendez pas qu’il soit trop tard. Découvrez toutes les astuces pour vous défendre contre l’invasion imminente !

    L’auteur : Daniel H. Wilson est docteur en robotique et intelligence artificielle à la Carnegie Mellon University. Il a travaillé dans des laboratoires de recherches prestigieux et vit actuellement avec plusieurs colocataires imprévoyants dans une maison intelligente à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

Les tout derniers soubresauts de la vie sur Terre ?

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2100

 

Chef-d’oeuvre en péril !

Nous sommes à l’aube du XXIIème siècle, c’est-à-dire à l’approche des années 2100. Rien ne va plus sur Terre. Le changement des écosystèmes qui avait été décelé à la fin des années 1990, et confirmé par de nombreuses études au début du second millénaire, s’est emballé.

A l’époque, les avertissements émis par une large majorité des scientifiques avaient certes interpellés l’opinion publique mais celle-ci était restée réfractaire à toutes modifications importantes de ses comportements, sous prétexte que le pire n’est jamais sûr et qu’on finirait bien par trouver des solutions !

Las ! Au début des années 2000, 43 % des ressources terrestres étaient déjà été exploitées. Désormais, à l’aube du 2ème siècle du second millénaire, près de 50 % le sont. 

Point de non-retour

50 % : c’est le  seuil fatidique, pour ne pas dire fatal. Il marque l’impossibilité de revenir en arrière, comme l’avait prédit une étude publié en 2012 dans la revue Nature par une équipe d’une université de Vancouver sous la direction d’Arne Moers (1).

Des différents climats présents au début des années 2000 sur le globe, il n’en reste à peine la moitié. Sur plus du tiers de la surface de la Terre (entre 12 % et 40 % selon l’étude citée ci-dessus), ils font place à des conditions climatiques inédites sur Terre ou du moins totalement inconnus des organismes vivants (2).

A titre d’exemple, l’acidification des océans provoquée par les émissions de CO2 affecte de manière catastrophique la vie marine et plus particulièrement les organismes à coquilles (3).

Au secours, les écosystèmes sont en perdition

Si le taux d’extinction des espèces avait atteint des sommets déjà très inquiétants au début du second millénaire, - selon les espèces, de 10 à 100 fois les taux d’extinctions naturelles constaté durant les 500 derniers millions d’années-, il est devenu près de 10 000 fois supérieurs en cette fin de siècle. Une véritable hécatombe.

La Terre vit donc un point de basculement sans précédent accentué par la rapidité avec laquelle les changements bouleversent les écosystèmes.

Le dernier point de basculement que la Terre ait connu s’est produit il y a 12 000 ans, à l’époque de la transition entre la dernière glaciation et la phase climatique actuelle. Cette transition avait déjà été très rapide : seulement 1000 ans. « C’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année », indique Arne Moers.

Un emballement qui annonce le grand remballage

Mais cette fois, le rythme s’est encore accéléré et porte sur la globalité des facteurs : dégradation des écosystèmes, fluctuations climatiques et changement radical du bilan énergétique global.

Les théories prédisant une mutation graduelle sont donc hélas balayées (4).  A l’aube du passage au XXIIème siècle, il est désormais trop tard pour appliquer les recettes préconisées en 2012 et espérer inverser la tendance, à savoir :

  • Réduire sensiblement la pression démographique ;
  • Rassembler en zone urbaine à forte densité les populations pour laisser « respirer » les autres territoires et leur permettre de retrouver un équilibre ;
  • Modifier radicalement la production alimentaire et sa distribution en gelant les superficies y étant consacrées ;
  • Et surtout, ajuster les niveaux de vie non pas sur les plus riches mais sur les plus pauvres !

Sommes-nous capables de modifier nos comportements ?

Si l’on en croit le scénario catastrophe présenté ici, les écosystèmes connaîtront un effondrement irréversible d’ici à 2100 conduisant à une nouvelle extinction massive, peut-être d’une ampleur sans précédent. Alors, la Terre s’en remettra-t-elle et si oui en combien de temps ? 5 à 10 millions d’années comme ce fut le cas pour les précédentes extinctions majeures ?

Vous l’avez compris, ce scénario reste encore qu’une hypothèse mais, sans modification radicale de nos comportements, celle-ci semble de plus en plus réaliste…et probable.

Ce qui fait dire au directeur de l’étude à l’origine de ce qui n’est encore qu’une fiction : « Mes collègues ne sont pas juste inquiets. Ils sont terrifiés ».

Selon les auteurs de cette étude, l’humanité n’ a pas d’autres choix que de modifier radicalement ses modes de vie et de réduire drastiquement la pression démographique…ou sinon, elle devra se résoudre, pour la tout première fois, à accepter une fin imminente. La der des der !

Publié le 13 octobre 2012

Elle court, elle court, la démographie

Une planète urbanisée  

La population de la Terre dépassera 9 milliards d’individus en 2050, selon les dernières projections des Nations-Unies. La population devrait ensuite à peu près se stabiliser pour atteindre 10 milliards à l’horizon 2100.

Même si tous les couples décidaient de se limiter à deux enfants (actuellement, 2,7 enfants par femme), nous arriverions à l’horizon 2050 à 8 milliards d’individus. La trajectoire est donc lancée. Rappelons que la population mondiale a été multiplié par trois en un demi-siècle.  

En 2050, pour la toute première fois, la planète comptera plus de personnes âgées de plus de 60 ans que d’enfants âgés de moins de 15 ans. Pour l’ONU, cela impliquera un changement majeur dans l’histoire de l’humanité. « Le vieillissement rapide de la population et l’augmentation régulière de la longévité de l’être humain dans le monde figurent parmi les plus grandes mutations sociales, économiques et politiques de notre époque », estime le secrétaire général de l’Onu (5).



(1)- Etude de la Simon Fraser University de Vancouver, publiée le 7 juin 2012 dans la revue Nature sous le titre « Approaching a state-shift in Earth’s biosphere » (un état de décalage dans la biosphère terrestre). Cette étude pilotée par Arne Moers a été menée par 18 scientifiques issus d’une quinzaine d’instituts internationaux avec une méthodologie innovante faisant converger sur cette notion de catastrophe irréversible, pour la première fois, théories scientifiques, modélisation d’écosystème et preuves paléontologiques.
(2)- La fin de la planète en 2100 ? – Article du Blog D’Audrey Garric, journaliste au Monde – 27 juillet 2012
(3)- Selon le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC, le Groupe d’experts sur le réchauffement climatique, interviewé dans le Vif.be (L’Express) du 10 juillet 2012
(4)-Selon les conclusions de l’étude citée ci-dessus qui, en attendant l’horizon 2100 restent spéculatives et relèvent donc de la fiction.
(5) – « Nous allons vivre dans un monde de plus en plus vieux » – Article de la Tribune.fr du 2 octobre 2012. 


A visionner pour mieux comprendre :


Earth 2100 TR part:(1/5) par snashtr


Pour aller plus loin :
 

Première visite terrestre dans un monde extraterrestre

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+ 40 000 ans

Heureux qui comme Voyager a fait un beau voyage

Certains n’en croient pas leurs yeux ou, plus exactement, leurs organes de vue, car rien ne prouve qu’ils soient dotés d’yeux comparables aux nôtres !  Eux : ce sont des astronomes « extraterriens » établis dans la Constellation de la Petite Ours.

Mais l’important n’est pas là.  Un objet volant non identifié vient d’être repéré par plusieurs de ces astronomes médusés.  L’engin  se rapproche de l’étoile rouge AC+79 3888 située à 3 années-lumière environ et qui est une des compososantes de la constellation de la Girafe (1).

Cet objet, c’est la sonde américaine Voyager 1.

Cette annonce est évidemment prématurée puisqu’elle ne pourra se faire que dans 40 000 ans. Elle aussi  probablement fantaisiste car peu de chance de trouver autour de cette étoile des êtres vivants et intelligents capables de scruter le ciel. Mais sait-on jamais.

Alors, qu’ont-ils décelé de si étrange ces astronomes du bout du monde pour qu’ils se frottent leurs organes de vue aussi nerveusement ?

Un bout de métal au bout du monde : Voyager

Ils ont découvert un objet métallique pesant 800 kg  en provenance d’un autre monde, la planète Terre. Voici pour eux et pour leurs congénères la preuve irréfutable que des êtres vivants, de surcroît intelligents et dotés d’une technologie avancée, existent ou ont existé au-delà de leur propre système « solaire ».

Si l’annonce est peu réaliste, en revanche, l’objet de 800 kg voguant dans l’espace est bien réel, tout comme sa probabilité de croiser l’étoile AC+79 3888 dans 40 000 ans environ, sauf accident de parcours.

Voyager 1, lancée en 1977 par la NASA, pourrait être, si tout va bien,le tout premier objet conçu par l’homme à atteindre un autre système solaire ; et cela donc dans 40 millénaires !

Voyager 1 s’échappe du système solaire

Mais inutile d’attendre 40 000 ans pour constater que Voyager 1 a déjà à son actif une performance hors du commun. Depuis début 2012 (peut-être même décembre 2011), Voyager 1 a l’immense honneur d’être le tout premier engin construit par l’homme à sortir du système solaire. Voyager  frôle ainsi les limites de l’espace intersidéral (2)  là où s’équilibre vent solaire et milieu interstellaire.

Depuis août 2012 (3), Voyager 1 a quitté officiellement le système solaire(5). La sonde se lance désormais, à corps perdu, dans l’espace interstellaire.

Il s’agit donc d’un évènement historique, absolument sans précédent.  Pour la toute première fois, un objet fabrique de la main de l’homme s’aventure au-delà  du système solaire !

Voyager 1 sort de la zone d’influence du Soleil; « Terminal Shock » est la zone de mélange du vent solaire et des éléments interstellaires, gaz et particules de matière.

Comment le savons-nous ? Depuis le début de son périple, la sonde mesure les particules qu’elle reçoit du Soleil, particules portées par le vent solaire (3).

Non seulement, Voyager 1 recevait depuis quelques temps, de moins en moins de particules en provenance du Soleil, mais, fait nouveau, elle a commencé à recueillir des particules de sens opposé.

Des particules non plus issues du Soleil mais se dirigeant vers lui : c’est le signe irréfutable qu’elle a quitté ce que les scientifiques nomment l’héliosphère, une sorte de bulle qui rassemble tout ce que contient le système solaire, Soleil, particules du vent solaire, planètes, comètes, poussières, gaz. Tout ce petit monde évoluant dans l’espace à la vitesse de 90 000 km/heure (4).

Le no man’s land intergalactique

Les instruments de Voyager, depuis début 2012, ont indiqué  donc clairement que la sonde voyager  est à la limite  de la zone  d’influence du Soleil sans qu’on sache d’ailleurs vraiment d’où proviennent ces particules qui « remontent le courant ».

Mais en août 2012,  la sonde Voyager 1 a franchi une nouvelle étape(5).  Située à 17 milliards de km de la Terre, elle vient de quitter officiellement les limites du système solaire à la vitesse de 170 km/s.

Gravé sur disque de cuivre plaqué or, Voyager est porteuse d’un message de la Terre enregistré en 60 langues

Cette fois, c’est le grand plongeon vers l’inconnu. Une plongée  dans l’espace galactique qui devrait ainsi la conduire dans 40 000 ans aux abords de l’étoile AC+79 3888.

Et peut-être devant nos astronomes de la Constellation de la Girafe. Ceux-ci découvriront, ébahis, le message présentant la Terre et ses habitants. Un témoignage de l’activité humaine que la sonde du bout du monde porte à bout d’antennes.

Voyager 1 aura fait vraiment un beau voyage !

 

 

 actualisé  le 13 septembre 2013

Quand Voyager 1 nous envoie des cartes postales !

Voyager 1 a été lancée le 5 septembre 1997. La sonde parcourt actuellement 5 milliards 300 millions de km par an, à la vitesse de plus de 600 000 kms/heure. Elle devrait émettre jusqu’en 2025, date à laquelle son générateur au plutonium sera à bout de souffle. La sonde sera alors à 25 milliards de km de nous. 23 heures seront alors nécessaires pour que le tout dernier signal nous parvienne.

Dès lors, Voyager poursuivra son voyage sans pouvoir  nous adresser « les cartes postales » auxquelles nous nous étions habitués :

  • 25 février 1979 : La fameuse tache rouge de Jupiter dévoile ses secrets : il s’agit d’un gigantesque ouragan aux dimensions astronomiques (3 fois la Terre) avec des vents de 700 km/h ;
  • 9 mars 1979 : Voyager 1 envoie des images du premier volcan extra-terrestre découvert. Il est situé sur Io, une lune de Jupiter et crache une fumée sur plusieurs centaines de km de hauteur ;
  • Novembre 1980 : Voyager 1 dévoile des centaines d’anneaux de Saturne alors que l’on en imaginait une dizaine et survole Titan, un de ses satellites naturels ;
  • 14 février 1990 : Voyager 1 prend la toute première photo de notre système solaire ; pour la première fois, grâce à 64 clichés, l’ensemble des planètes du système solaire se dévoilent à nous, à part Mercure et Mars que l’on devine;
  • 12 septembre 2013 : la sonde Voyager 1 a quitté officiellement le sytème solaire en Août 2012, selon la Nasa.

1 – Constellation sans grand intérêt, placée aux confins de la Voie Lactée, au nord-est de trois constellations plus célèbres : Cassiopée, Céphée et le Cocher (Source Wikipedia)
2 – Déclaration de scientifiques faite le mardi 4 septembre 2012 au cours d’une conférence organisée pour la préparation du 35 ème anniversaire du projet Voyager. Source Blog.leMonde.fr du 5 septembre 2012
3 -La haute atmosphère du Soleil émet des particules chargées, c’est ce qu’on appelle le vent solaire. Celui-ci, mesuré par les instruments de Voyager 1, est tombé de 250 000 km/heure à 0 km/heure, indique même des vitesses négatives depuis avril 2010 comme si elles rebondissaient sur un mur, selon Stamatios Krimigis, astrophysicien de l’université américaine Johns-Hopkins.
4- Science &Vie – N° 1135 – Avril 2012
5- Annonce faite par la Nasa en septembre 2013; la sonde était alors à 21 milliards de kilomètres de la Terre.


A visionner pour mieux comprendre :

>> En février 1990, Voyager 1 prend la toute première photo du système solaire où la Terre apparait comme un point bleu pâle. Pale Blue Dot, nom de cette célébre photo, inspirera le scientifique et écrivain Carl Sagan :


Nasa : la sonde Voyager 1 a atteint les limites… par Maxisciences


Ce sujet vous intéresse ? Quelques documents pour aller plus loin :
  • COSMOS, de Carl Sagan.Cosmos est le projet d’une vie. Mieux d’un destin. Celui de Carl Sagan, concepteur et promoteur des programmes spatiaux Voyager (le message gravé sur le flanc de la sonde destinée aux extra terrestres) et Viking (les premières sondes sur Mars), inventeur d’une nouvelle discipline scientifique : l’exobiologie ou étude des forme de vies non-terrestres. Cosmos, décliné dans une superbe série télévisée de vulgarisation scientifique Cosmos Boxed Set (Collector’s Edition) [Import USA Zone 1] et sous forme de livre, condense la pensée et les convictions de l’auteur. Les illustrations, point fort de l’ouvrage, ouvrent sur des champs d’imaginaire : les vies possibles dans les strates de méga planètes gazeuses, la plongée au coeur de l’hélice de l’ADN. Une oeuvre invitant à l’émerveillement.
  • Coffret 4 DVD : A la Découverte de l’UniversL’Univers, pour la plupart d’entre nous, confine au mystère. Pourtant, pour les astronomes du monde entier, il est de plus en plus compréhensible, et ses mécanismes expliqués. À l’instar de notre monde, les étoiles naissent et meurent, se font la guerre, se capturent, et se dévorent même entre elles. Du Big-bang, et sa matière d’une densité phénoménale, à l’explosion d’une supernova, ce coffret retrace une saga grandiose. Avec en point d’orgue la recherche scientifique la plus essentielle de tous les temps : une autre vie que la nôtre dans l’Univers. Exaltant.

Les mammifères, les tout premiers à partir…

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+ 1 milliard d’années

Heureux, les simples d’esprit…

Dans moins d’un milliard d’années, le Soleil atteindra un seuil de luminosité et de chaleurs devenant un handicap pour les organsimes vivants. Les descendants des mammifères et autres animaux complexes feront partie des toutes premières victimes. La vie ne sera pas pour autant totalement éradiquée.

Le Soleil est notre meilleur ami, sans lui, aucun être vivant n’aurait pu se développer sur notre planète. Mais, il faut se méfier de ses amis. Il peut arriver un jour que les circonstances font que tout bascule et que le meilleur ami devienne notre pire ennemi !

Dans moins d’un milliard d’années, ce scénario est, semble-t-il, inéluctable (1), si toutefois l’espèce humaine a survécu jusque-là. Et les mammifères, du moins leur descendants si l’on estime qu’une espèce survit environ 100 millions d’années,  seront parmi les premières victimes de cette tragédie. Pourquoi ?

Mauvais coup de soleil

Le Soleil et les derniers habitants de la TerreA cette période, la luminosité solaire se sera accrue considérablement. Depuis la naissance de notre étoile, le rayonnement solaire augmente inexorablement au rythme de 8% environ par milliard d’années.

Cette situation entrainera des conséquences on ne peut plus fâcheuses pour les habitants de la Terre. Avec cette surchauffe, l’eau sur Terre va s’évaporer, et en particulier celle des océans,

Cette vapeur d’eau dans l’atmosphère participera à l’accroissement de l’effet de serre qui lui-même engendrera une montée de la température; on connaît la suite.

Plus d’eau dans les rouages

Là où cela se complique, c’est que l’assèchement des océans va gripper la tectonique des plaques, autrement dit le processus de dérives continents, car l’eau met de l’huile dans les rouages, si l’on peut dire.

Par un phénomène d’engloutissement des roches, le mouvement des plaques alimente indirectement le volcanisme qui rejette beaucoup de CO2. Donc, sans tectonique beaucoup moins de CO2.

A première vue, cela semble bénéfique pour lutter contre l’effet de serre. Le problème, c’est que les plantes, via la photosynthèse, se nourrissent de ce dioxyde de carbone. S’il vient à manquer, elles deviennent sous alimentées et finissent par dépérir. Et, avec elles, c’est toute la chaîne alimentaire qui est en péril.

Une chaîne du vivant qu bât de l’aile

Et comme si ce n’était pas suffisant, l’oxygène qui est fabriqué en grande quantité par les plantes, elles-mêmes en voie de disparition, va fatalement se raréfier. Ainsi, toute la chaîne du vivant va battre de l’aile.

Les premières victimes de cette situation seront les être les plus complexes et à sang chaud. Inutile de préciser que les mammifères ou leur descendants sont les premiers sur la liste. Les poissons et les amphibiens ne devraient pas non plus survivre longtemps affectés entre autre par le manque d’eau.

Il y a un lézard quelque part

Les reptiles, à priori plus résistants, seront confrontés à un autre problème : des naissances ayant le même sexe car celui-ci est déterminé par la température lors de l’incubation.

D’une manière générale, les organismes pluricellulaires seront les plus exposés. Une fois encore, la chance va sourire aux êtres les plus simples et aux extrêmophiles, les organismes supportant les conditions environnementales extrêmes.

Evidemment, cette survit sur une Terre stérile, pour ne pas dire hostile, et sans océan ne durera qu’un temps car il arrivera un moment où le Soleil engloutira toute la planète. Mais cela est une autre histoire.

La Bible ne l’avait-elle pas prédit ; heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux leur appartient !!

 

1 – Scénario probable établi par une équipe britannique et publié dans « International Journal of Astrobiology », rapporté dans le blog « Passeur de sciences » de Pierra Barthélémy, article « Qui seront les derniers habitants de la Terre ? », publié le 11 novembre 2012


A visionner pour mieux comprendre :


Aux frontières de la science – La disparition du… par 1234angelevil


Pour aller plus loin :
 

Les tout derniers jours de la Voie lactée

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+ 6 milliards d’années

La grande collision !

 

Fonçons vers le futur ! Un futur lointain et pas nécessairement heureux, du moins pour notre Voie lactée ! Un futur qui nous transporte dans 6 milliards d’années, c’est-à-dire, une durée supérieure à celle qui nous sépare de la naissance du système solaire.

Si à ce moment nous regardions le ciel, que verrions-nous ? Une voûte céleste qui ne ressemble en rien à celle que nous connaissons.

Le disque laiteux habituel qui caractérise notre vision de la Voie lactée, notre galaxie, a totalement disparu ou presque. Evaporé ou plutôt absorbé, mélangé à un « autre nuage » d’étoiles.

Ce que nous observerions alors, ce sont les toutes dernières traces de la Voie lactée qui achève sa fusion avec une autre galaxie, la galaxie d’Andromède. Bientôt, la Voie lactée sera totalement rayée de la carte céleste et deviendra une légende  !

Le tout début de la fin pour la Voie lactée dans 4 milliards d’années

La danse nuptiale entre la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède a en réalité débuté 2 milliards d’années plus tôt. Dans 4 milliards d’années en effet, ces deux galaxies vont entrer en collision.

La Voie lactée (à gauche) et Andromède qui entament leur fusion

La Voie lactée (à gauche) et Andromède qui entament leur fusion; le ciel dans près de 4 milliards d'années - Nasa

 

C’était prévu de longue date et confirmé par les simulations conduites par la NASA à partir des données fournies par le télescope spatial Hubble (1).

Programmé et donc inévitable. Pourtant, en 2012, la galaxie d’Andromède se situe encore à 2.5 millions d’années-lumière (une année-lumière correspond à près de 10 000 milliards de km, 9460 milliards exactement).

Mais voilà, elles foncent l’une vers l’autre à la vitesse de 400 000 km/ heure, soit, à chaque heure, l’équivalent de la distance qui nous sépare de la Lune.

Collision frontale mais sans dégâts frontaux

Pourquoi  se rapprochent-elles alors que l’Univers est globalement en expansion ? Cela dépend de l’échelle considérée. De la même manière que le système solaire tenu par les forces gravitationnelles n’est pas en expansion, alors que l’univers lui l’est, les galaxies restent « confinées » au sein de leur amas de galaxie, tenues de main de fer par la matière noire (voir encarté).

En revanche, à plus grande échelle, les amas de galaxies, sous la domination de l’énergie sombre (voir encarté), poursuivent leur expansion. A quoi devrions nous nous attendre ?

 Selon les scientifiques, cette collision sera relativement violente car frontale. Cependant, il faut relativiser. D’abord les distances entre les étoiles sont telles que les chocs frontaux entre elles sont exclus. Et puis, cette fusion va s’étaler dans le temps. Le processus mettra 2 milliards d’années avant d’être totalement réalisé.

A l’issue, sortira une grosse, seule et unique galaxie, de type elliptique. Très différente donc de la Voie lactée qui est plate, configuration moins courante dans l’espace environnant. Leurs trous noirs respectifs, nichés au cœur de chacune des galaxies, subiront le même sort.

Soleil couchant

Quelle conséquence pour nous et notre soleil ? Le soleil devrait être repoussé par ce gigantesque télescopage tandis que son orbite ne serait plus circulaire. Il se pourrait même (10 % de probabilité) qu’il se retrouve in-fine deux fois pus loin du centre de la galaxie qu’actuellement.

Là où les vraies collisions se produiront, entre les nuages interstellaires, on assistera à une éclosion d’étoiles nouvelles, riches en oxygène. Ce phénomène pourrait être, bien plus tard, favorable à l’émergence de la vie.

Quant à la Terre, elle aura subi des tracas déjà bien avant cet événement et notamment les assauts du soleil. Celui-ci en effet va commencer à chauffer dans un milliard d’années avant de finir par englober la Terre à la fin de sa vie, plusieurs  milliards d’années plus tard.

Et pour nous, ou plutôt pour nos lointains descendants, comme l’avaient prédit les Gaulois, le ciel finira bien par leur tomber sur la tête !


Ciel, on a égaré 95 % de l’univers !

Cela peut paraître invraisemblable mais nous ne connaissons qu’une infime partie de ce qui constitue l’Univers.

La Voie lactée avec plus de 200 milliards d’étoiles et son cortège de planètes qui se compte probablement par milliards, les autres galaxies, au bas mot 100 milliards, les nuages de gaz, les trous noirs, tout cela représente moins de 5% du contenu de l’univers, selon le modèle standard.

Le reste, soit plus de 95 %, demeure invisible et mystérieux. Si on ne le voit pas, on détecte sa présence indirectement, par le mouvement des galaxies ou l’expansion de l’univers, entre autre. Mais diable,  qui se cache derrière cette montagne de mystère ?

Deux types d’éléments : d’une part, ce qu’on appelle la matière noire, pour 23 % et d’autre part, l’énergie noire ou sombre pour le reste, c’est à dire 73 %. L’énergie noire, dont on ignore tout, se présente comme une force répulsive qui contrebalance l’effet gravitationnel de la matière. Elle est responsable de l’expansion de l’univers dont on sait maintenant qu’elle s’accélère. Pas de Big Crunch à l’horizon, donc !

Quant à la matière, c’est-à-dire les atomes, près de 85 % d’entre elle nous est donc inconnue (le solde correspond aux fameux 4 ou 5 % évoqués au début). C’est ce que les scientifiques nomment la matière noire. Elle explique la cohésion des grandes structures de l’Univers et notamment le comportement des étoiles excentrées de la Voie lactée. 

Plusieurs candidats revendiquent le poste : les WIMPs pour « Weakly Interacting Massive Particles », une sorte de gaz à particules massives mais à interaction faible qui baignerait tout l’univers, les neutralinos des particules issues de la théorie de la Supersymétrie et très récemment, une nouvelle espèce de neutrino, le neutrino dit « stérile » (2).

Il s’agirait d’une particule très spéciale qui ne réagirait avec aucune des trois forces (3) mais uniquement avec la force gravitationnelle. Une particule invisible capable de traverser n’importe quelle matière sans laisser de trace mais dotée d’une masse importante. Sa quantité serait considérable. Chaque mètre cube de l’univers en contiendrait des centaines de milliers. Elle expliquerait la masse manquante et, si elle est confirmée, révolutionnerait la physique.

Néanmoins, la matière noire, dont l’hyptothèse remonte aux années 30, pourrait révéler encore bien des surprises. Certains mettent en doute jusqu’à son existence ou l’imaginent répartie de manière non homogène (4).  

Pourtant, la collision de la Voie lactée et de la galaxie d’Andromède est la résultante directe de l’action de la matière et de l’énergie noires. Un colin-maillard galactique qui se poursuit ! Noir, c’est noir !


1 – Selon les prévisions de la NASA publiées fin mai 2012.
2 – Théorie développée par une équipe de l’Université de Lausanne, conduite par Mikhail Shaposhnikov; Cité dans Science & vie N° 1137 – juin 2012
3 – Les forces fondamentales sont au nombre de 4 : la force gravitationnelle qui a un rôle d’attirance de la matière,  sa portée est infinie;  la force électromagnétique, aussi de portée infinie,  soude notamment les atomes entre eux; la force nucléaire faible,  de faible intensité et de courte portée, elle est, entre autre, responsable de la désintégration de certains noyaux, donc de la radioactivté, enfin, la force nucléaire forte, bien que de courte portée, c’est la force la plus puissante de l’univers. Elle cimente les protons et neutrons au sein du noyau des atomes.
4 – Une étude européenne à paraitre en juin 2012 dans la revue « The Astrophysical Journal » sème le trouble : aucune trace indirecte de matière noire au sein du système solaire, ce qui pourrait signifier qu’elle n’existe pas en tant que telle ou que son existence varie selon les régions de l’univers. Pourtant, ses effets sont constatés au sein même de la Voie lactée.


A visionner pour mieux comprendre :

  • La NASA annonce la fin du monde dans 4 milliards d’années, par BFMTV
  • Tout savoir et tout comprendre sur la matière noire et l’énergie sombre :
     

Quelques lectures pour aller plus près des étoiles :
  • Guide du ciel : Les secrets de la Voie lactéeSaviez-vous que la Lune est née d’une collision entre la Terre et une autre planète ? que la lumière d’une étoile met parfois plus de cinq mille ans pour parvenir jusqu’à nous ? Celle que vous contemplez a peut-être disparu depuis longtemps… Avez-vous entendu parler de ces horloges qui retardent après un voyage dans l’espace ? Entrez dans l’Univers. Découvrez comment naissent, vivent et meurent les astres, comment l’infiniment grand influence nos vies. Au fil des pages, partez à la découverte de plus de trente notions essentielles actualisées. Grâce à des illustrations et des définitions claires, mettez les étoiles à votre portée et décrochez la lune !
  • Le ciel et l’univers : Cosmologie, conquête spatiale et astronomie« Le Ciel et L’Univers » explique quels sont les forces et les principes qui régissent le cosmos, raconte la naissance de l’Univers, définit les concepts de temps et d’espace et expose toutes les hypothèses quant au devenir de l’Univers. Notre longue et passionnante dérive spatiale va nous conduire, après avoir dépassé les planètes telluriques et les géantes gazeuses du Système solaire, vers l’immensité proche de notre galaxie, la Voie lactée. C’est ainsi que vous pourrez assister à la naissance d’étoiles ou à l’effondrement de soleils en fin de vie. Puis, en poursuivant plus loin, vers les limites extrêmes de l’Univers, vous découvrirez à l’infini de nouvelles galaxies où se répercute encore l’écho du big bang. « Le Ciel et L’Univers » renferme, outre une recension complète des constellations, un atlas du ciel qui propose, mois par mois et pour toutes les latitudes, des cartes très claires qui permettent de localiser et d’identifier tous les objets célestes (étoiles, planètes, etc.) que l’on peut observer depuis la Terre. Claire, superbe, incomparable, « Le Ciel et L’Univers » est l’encyclopédie de référence sur la majesté et la beauté de l’Univers.

Les tout derniers rayons de Soleil

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+ 7.6 milliards d’années

le chant du cygne

Dans sa phase finale, le Soleil grossira au point d'atteindre l'orbite de Mars, engloutissant au passage la Terre.
Dans sa phase finale, le Soleil grossira au point de presque atteindre l’orbite de Mars, engloutissant au passage la Terre.

Après plus de 12 milliards de bons et loyaux service, le Soleil s’apprête à tirer sa révérence.  A cours d’hydrogène, le cœur de notre étoile va maintenant se contracter brutalement. Paradoxalement, cela entraîne, par réaction, un gonflement du diamètre du Soleil. En quelques dizaines de millions d’années, la surface du Soleil va côtoyer Mercure ou Vénus, les planètes les plus proches.

La Terre finira absorbée par son étoile

100 millions d’années plus tard, après les avoir englouti sans vergogne, une autre planète se trouve dans son collimateur : la Terre. Un observateur situé sur Terre aurait pour seul horizon, un énorme disque rougeoyant occupant toute la voûte céleste. Tandis qu’il dériverait, dans son embarcation ignifugée, porté par des vents brûlants, il tirerait des bords sur un lac de lave infini recouvrant toute la surface terrestre et dont la température dépasserait les 1500°C. Les 1500ème rugissants !

Europe : l’avenir de la Terre ?

Si la Terre est devenu un enfer [1], ailleurs, l’herbe pourrait être plus verte ! Car, ce Soleil qui prend de l’embonpoint va réchauffer les contrées plus lointaines, jusqu’ici peu favorisées. Dans ce contexte, Europe, l’un des satellites de Jupiter et qui contient vraisemblablement un océan souterrain, pourrait devenir un petit paradis.

De là, à penser que les terriens deviendraient alors des Européens convaincus…


1 – Ce scénario, bien que probable, reste controversé. Certains scientifiques estiment que la Terre pourrait être épargnée bénéficiant de deux facteurs favorables : une diminution de la force d’attraction du Soleil, conséquence de la réduction de sa masse et de puissants vents solaires qui la porterait vers des contrées moins hostiles.


A voir pour mieux comprendre :

 

La mort du soleil – Ma-Tvideo France3
Reportage scientifique expliquant toutes les étapes de la naissance à la mort de notre soleil


  • Sunshine: Et si le soleil mourrait… En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l’extinction de l’espèce humaine. Un équipage de 7 hommes et femmes est le dernier espoir de l’humanité. Leur mission: faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l’activité solaire. (DVD – fiction)