dimanche, 25 septembre 2022

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

La vie moderne

Les inventeurs font leurs tout premiers pas

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- 2,4 millions d’années

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L’invention des inventions

La capacité à inventer est apparue très tôt dans l’histoire de l’humanité, bien avant le langage. Ce désir inné de progrès permet de croire à un monde meilleur, façonnable selon nos rêves. Ces rêves ne risquent-t-ils pas de se transformer un jour en cauchemar ?

L’homme est un animal doué d’inventions ! Si l’histoire de l’homme remonte a environ 3 millions d’années (et l’Homo Sapiens 200 000 ans environ), dire avec précision à quel moment « l’homme » a eu l’idée d’inventer et d’innover est impossible. Tout juste sait-on que notre don pour l’invention n’est pas corrélé à celui que nous avons pour le langage. Il suppose juste une vision du futur.,

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L’invention revient de loin

Les plus anciens outils, retrouvés en Afrique de l’est, remontent à 2,3 ou 2.4 millions d’années, c’est-à-dire au tout début de l’épopée humaine. Une chose est sûre, déjà à cette époque l’homme avait l’idée de modifier ce qui est, pour en améliorer l’usage. Il était donc chasseur, cueilleur…et inventeur !

Evidemment, nous ne sommes pas encore à la pointe de la technologie ! Parmi les toutes premières « inventions », on trouve probablement des pierres dont on a détaché un éclat en la frappant, pour en faire un objet tranchant.

A l’époque, plusieurs espèces d’homininés coexistent sur la planète et on ignore laquelle d’entre elles a eue l’idée de génie…

Il faut se faire une raison, l’usage de ce type d’outils, comme des galets utilisés comme enclume ou percuteurs, n’est pas réservé aux hommes. Quelques espèces de singes et même les loutres marines y ont recours !

Mais les hommes sont allés plus loin. Ils ont d’abord appris à sélectionner les meilleures pierres, puis ont appris à travailler les matières d’origine animale comme les os, ivoire de mammouth ou bois des cervidés ainsi que celles d’originales végétales.

Puis, ils ont mis au point de nouveaux procédés, utilisés de nouveaux matériaux. Surtout, ils ont su développé une idée mentale de ce qu’ils voulaient.

Les inventions ne se limitent évidemment pas aux outils. L’homme va inventer des stratégies de conquêtes de territoires, des moyens de protection contre les dangers, puis de domestication des animaux et du feu, et bien d’autres choses.

Il va aller au-delà en développant sa capacité à se projeter et à conceptualiser dans des domaines qui ne représentent pas une utilité immédiate. Ce sera le cas des sépultures ou de l’art. Il est capable de joindre l’outil à l’agréable !

L’invention est loin d’être linéaire

Prenons l’exemple du Biface. Celui-ci a été inventé une première fois, en Afrique, il y a 1, 7 million d’année environ, puis une seconde fois en Chine, 700 000 ans plus tard et à nouveau en Europe, il y a seulement 700 000 ans. Eloignement géographique et temporels font qu’à chaque fois, c’est une nouvelle invention.

Plus les gestes techniques et plus l’outil sont simples, expliquent Sophie Archambault de Beaune (1), professeure et chercheuse, plus la probabilité d’avoir les mêmes idées à des moments et à des lieux très éloignés est forte. Jusqu’à l’antiquité les inventions sont relativement peu nombreuses mais se révèlent déterminantes pour la vie quotidienne des gens. C’est le cas, de la maîtrise du feu, de l’agriculture, de la roue, de l’écriture, de la métallurgie…

L'hélicoptère de Léonard De Vinci

L’hélicoptère de Léonard De Vinci

Avec Galilée (1564-1642) , on assiste un basculement entre inventions techniques et inventions technologiques (1).

Pour la toute première fois, on réalise que les lois de la nature peuvent s’écrire sous forme d’équations mathématiques. C’est une véritable rupture. De là, vont découler toutes les inventions qui vont bouleverser le monde, notre monde, comme les machines à vapeur, l’électricité, puis l’électronique. A partir d’une maîtrise technique nouvelle, on va créer d’innombrables applications.

A partir du XXème siècle, la technologie va donc prendre le pas sur la technique.

L’invention une œuvre collective ou individuelle ?

L’invention est plutôt le fait d’un individu comme le pense le physicien Etienne Klein (1). En tout cas, les grandes inventions ou innovations, comme les théories de la relativité d’Einstein, ou encore les vaccins de Pasteur, sont le fruit d’un contexte et d’hommes exceptionnels, de vrais génies.

Mais avant d’être formulée, une invention est souvent l’aboutissement d’un rêve d’un individu ou parfois commun aux hommes comme le rêve de voler.

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C’est donc l’imaginaire qui est le moteur de l’invention ainsi que la capacité de « rebattre les cartes » ou de porter un regard différent sur les choses.

Aujourd’hui, la complexité est telle que les innovations sont de moins individuelles mais le résultat d’un travail collectif comme en témoigne les prix Nobel qui sont souvent attribués à une équipe ou à plusieurs personnalités.

Que reste-t-il à inventer ?

Même si les grandes innovations matérielles sont derrière nous, aujourd’hui, on invente tous azimuts. Nous sommes entrés, tout récemment, dans l’ère des innovations et inventions à l’échelle de l’infiniment petit ou immatérielles avec l’IA (Intelligence Artificielles), les biotechnologies, la génétique ou encore les nanotechnologies.

Certains, comme Ray Kurzweil, futurologue de Google, estime que ces innovations seront encore bien plus bouleversantes que la révolution industrielle ne l’a été.

Peut-être sommes-nous à l’aube de « l’obsolescence de l’homme » pour reprendre une expression du philosophe Günther Anders, un monde où la capacité à inventer ne sera plus la seule prérogative de l’homme mais, pour la toute première fois, celle d’une intelligence non biologique.

Cette fois, l’homme aura peut-être fait l’invention de trop !

Publié le 6 septembre 2015


 L’immortalité : l’ultime invention !

On les appelle les transhumanistes. Ils font partie d’un mouvement culturel et intellectuel qui comptent notamment sur les biotechnologies pour améliorer la condition humaine considérant le handicap et les maladies comme une « anomalie », que le progrès pourra éradiquer à terme.

Pour les transhumanistes, dont fait partie Ray Kurzweil, le « monsieur futur » de Google qui jusqu’à présent ne s’est jamais trompé, l’immortalité, ou du moins une vie de millénaire, est à portée de main.

C’est un tsunami technologique auquel il faut se préparer : selon Dmitri Itskov, une jeune milliardaire russe qui consacre sa fortune à chercher à « tuer la mort », en 2045, l’homme pourra atteindre immortalité ou quelque chose d’approchant. Mieux, dès 2035, il estime qu’on pourra télécharger sa propre conscience, ce qu’il appelle le Mind uploading (3)

L-homme-va-t-il-devenir-immortel

Dès maintenant, grâce aux greffes de neurones, aux tissus imprimés en 3D ou aux cellules régénérées, nous empruntons déjà sans le savoir la route de l’immortalité.

C’est aussi vers la moitié de ce siècle que, selon Kurzweill(2), on disposera d’une intelligence artificielle (IA) un milliard de fois plus puissantes que les 9 milliards de cerveaux réunis.

Si ces prévisions se réalisent, tout ce que l’Humanité a conçu depuis des millénaires, le travail, la façon de procréer, d’envisager l’avenir, la position sociale, tout sera à reconstruire.

Si l’on en croît, de nombreux experts de la Silicon Valley,  la personne qui vivra 1000 ans est déjà née (4) !

L’immortalité finira peut-être par tuer l’homme, en tout cas l’homo sapiens que nous sommes.


1 -  « L’histoire des inventions » – Hors série Le Monde / La Vie 2015
2 - 
Atlantico – 12 août 2015 « Et maintenant, Google annonce l’immortalité pour la fin de ce siècle »
3 – L’obs N°2642 – 25 juin 2015.


A Visionner  pour mieux comprendre :

Les premiers bouchers de l’humanité

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- 3.4 millions d’années

Premiers succès « des garçons bouchers »

Le festin date de 3,4 millions d’années et a eu lieu dur les collines d’Ethiopie sur le site Dikika dans l’Hadar. Là, ont été retrouvés, en janvier 2009, par Zeresenay Alemseged (California Academy of Sciences), deux os : un fragment de côte d’un ongulé au moins aussi corpulent qu’une vache et un morceau de fémur d’un bovidé de la taille d’une chèvre.

Mais l’important est ailleurs. Ces os ne portent pas la marque habituelle de crocs de prédateurs de fauves mais des incisions. Sans conteste, on est ici face à une opération de débitage réalisée à l’aide d’outils de pierre qui visait à racler la chair et à récupérer la moelle.

Avec cette découverte, les archéologues viennent de tomber sur un os à ronger car cette découverte avance de 800 000 ans l’apparition des tout premiers bouchers de l’humanité.


Ces premiers artisans bouchers sont contemporains de la célèbre Lucy et il se pourrait bien qu’ils soient membres de la même lignée : Australopithecus afarensis. Cependant, il est probable que le maniement précoce d’outils ne soit pas l’apanage d’une seule espèce, comme le pense Yves Coppens, et donc encore moins du genre Homo..

Pour les archéologues, il y en a encore à se mettre sous la dent.


Pour l’ambiance : un clip sans rapport mais pas hors sujet …





A voir et à lire pour aller plus loin :
Et puis… pour passer à l’action :
  • Découpé : un tablier de cuisine qui ne passe pas inaperçu !
  • Couteau de Boucher Maxifil – 17 cm Deglon : LE couteau de boucher ! Faisant appel aux nouvelles technologies de la conception assistée par ordinateur de l’ergonomie et du design, aux techniques de découpe par laser, Déglon imagine et réalise des outils de découpe de plus en plus efficaces et fonctionnels.

Les tout premiers gourmands

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Entre – 3 et – 2,5 millions d’années

La gourmandise est un vilain défaut…mais pas les dino !


la nourriture à base de viande fait son apparition dans le garde-manger de « l’homme » du paléolithique vers 3 millions d’années. Il devient donc omnivore. La mangeant crue au début, il apprendra à faire cuire la viande il y a 500 000 ans environ. Puis, à la faire mijoter, il y a seulement 10 000 ans. Viande et gourmandise viennent de faire leur entrée sur la scène de l’humanité.

« Avez-vous déjà goûté au porc-épic ? Non ? Alors, venez dîner ce soir. Une fois les épines retirées, vous verrez, c’est un délice. »

Yves Coppens imagine ce dialogue « de fins gourmets » [1] entre les « premiers hommes », les Homo habilis. Ils font preuve d’une gourmandise toute nouvelle depuis qu’ils ont appris à apprécier la viande.

Lorsque les papilles  s’émoustillent

Et si nous faisions un petit retour en arrière pour comprendre comment les papilles de nos ancêtres se sont progressivement émoustillées.

Deux millions et demi d’années.  Devant nous, affalé sur le flanc gauche un dinothérium, une sorte d’éléphant doté de défenses inférieures . Autour, une bonne dizaine de chasseurs équipés d’éclats de silex. Ils s’affairent avec acharnement à découper leur proie. Certains mangent leurs morceaux sur place, d’autres les prélèvent pour les déguster à l’écart.

Du serpent, de la gazelle et d’autres gibiers, la nourriture à base de viande fait son apparition dans le garde-manger de l’homme du paléolithique vers 3 millions d’années. Si le gibier est petit, il est découpé et rapporté au camp de base, sinon il est dépecé sur place.

Pour les premiers européens, tout est bon et pas uniquement dans le cochon !

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Nous avons progressé à travers le temps. L’image du dinothérium est désormais du passé. Nous voici maintenant, au cœur d’une vaste prairie,  située à la confluence de 2 rivières.

Observons cette faune bigarrée qui s’agite : lynx, ours, panthères et quelques hyènes à l’affût.  Sur notre flan nord-ouest,  se dressent des châtaigniers, genévriers, chênes. Nous nous situons dans le nord de la péninsule Ibérique, dans une zone où il fait bon vivre. Il y a de cela un peu moins d’un million d’années (800 000 ans) [2].

La nourriture est abondante et variée : chevaux, cerfs, des sangliers et même des rhinocéros. Pourtant, il semblerait qu’elle ne soit pas au goût de tout le monde. Au milieu de restes d’animaux, on observe des enfants, des adolescents et quelques jeunes adultes. Inertes .

Ils viennent d’être tués par une bande rivale à coups de couteaux en pierre. Ils seront dépecés sur place.  Pas par rituel, non, par gourmandise.  Un repas gastronomique en quelque sorte.

Pour ces tout premiers européens –car il s’agit des premiers européens-,  était-ce un festin ou un repas ordinaire ? Nul ne le sait. En revanche, ces actes de cannibalisme, sans doute pas les plus anciens, ne semblaient ni isolés ni imposés par la famine car la nourriture était abondante.

L’homme devient omnivore

Manifestement l’homme vient de prendre goût à la viande, sous toutes ses formes !  L’homme est devenu omnivore : ajoutant aux fruits et végétaux de la viande, crue au début, puis cuite, il y a 500 000 ans. Entre temps, il sera passé par une phase de séchage. Découpage, séchage, masticage, et bien plus tard élevage !

Pour ces cuisiniers en herbe, les premières cuissons ne devaient être pas plus à point qu’au point. La viande était probablement cuite sur des roches chauffées. Plus tard, on se servira d’ustensiles en bois, en pierre, voire en peau.

Bientôt les premiers plats mijotés

Pour Yves Coppens, la gourmandise a pu commencer à titiller les premiers hommes lorsque ceux-ci reniflaient les effluves d’animaux en train de rôtir, prisonniers des flammes lors d’incendies de savane.

L’association de l’émergence de la conscience, entre 2,5 millions et 3,5 millions d’années ,et la diversification des pratiques alimentaires vont engendrer les premières formes d’art culinaire.

Il faudra attendre cependant vers les 10 000 ans et les propriétés de la cuisson de l’argile pour goûter aux tout premiers plats mijotés.


 Les tout premiers cure-dents datent de près de 2 millions d’années.

neandertal-cure-dentsL’homme a commencé par se curer les dents bien avant de se les brosser !

Depuis au moins 1,8 million d’années, les pré-humains utilisent des petits bâtonnets pour évacuer les aliments qui se trouvent coincés entre les dents.

Au-delà du rôle hygiénique de ces curetages, il est probable que les cure-dents furent utilisés aussi à des fins médicales.

Ces pratiques, plus récentes, auraient pu commencer avec l’homme de Neandertal, qui a vécu sur une période allant de -250 000 ans à – 28 000 ans(3).

Le cure-dents aurait alors eu l’usage d’antidouleur pour les individus affectées de maladies parodontales comme les gingivites qui, sans soins, peuvent provoquer des chutes de dents.

 

 

Actualisé le 8 décembre 2013

1 – Cette scène, décrite par Yves Coppens, professeur au Collège de France, pour le Nouvel Observateur, remonte à environ 2 millions et demi d’années..

2- Cette évocation de cannibalisme s’inspirent des découvertes faites sur le gisement d’Atapuerca dans le nord de l’Espagne. Elles datent de 800 000 ans, et représentent le premier cas de cannibalisme avéré de l’histoire de l’humanité.  Selon les chercheurs, il ne s’agit d’actes ponctuels mais continu dans le temps. Leurs « auteurs » sont des homo Antecessor, aux traits à la fois archaïques et modernes, ayant précédés l’homme de Néandertal et l’Homo sapiens.
3- Selon une équipe de paléontologues espagnols de « L’institut Catala de paleoecologia Humana I Evolucio Social ».


A goûter et à déguster :

  • En téléchargement gratuit : Le grand dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas. En gourmet et cuisiner émérite, Dumas s’est passionné toute sa vie pour la gastronomie. Durant ses dernières années, il se consacre à la rédaction d’un monumental Dictionnaire de Cuisine, où il entremêle recettes, souvenirs personnels, anecdotes et réflexions en tous genres. Ce Dictionnaire, on s’en doute, est un régal. (merci à www.pitbook.com)
  • Un festin en paroles : Histoire littéraire de la sensibilité gastronomique de l’Antiquité à nos jours, de Jean-François Revel. Il est difficile de se faire une idée précise, palpable, concrète des cuisines du passé. Quel goût avaient les vins que buvaient César ou Horace ? Quelle saveur avaient les ragoûts du Moyen Âge ou les pâtés rabelaisiens ? C’est au détour de mémoires, de correspondances, de romans que Jean-François Revel a retrouvé la trace de ces mets disparus. Une succulente promenade littéraire à travers trois mille ans de souvenirs et de révolutions gastronomiques.
  • OCHA – Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires : Un site ressource sur l’alimentation, les cultures et les comportements alimentaires en relation avec les identités, la santé et les modes de vie.
  • Histoire de l’alimentation. Un récit palpitant (dirigé notamment par Jean-Louis Flandrin, universitaire, spécialiste du goût et de l’alimentation) où les données historiques se mêlent aux comportements alimentaires, aux représentations diététiques et religieuses, aux anecdotes drôles, cocasses, toujours étonnantes, toujours colorées, naturellement savoureuses.

Les tout premiers seins

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Vers – 2 millions d’années

Célébrités posant pour le calendrier Pirelli

Les seins, quels pieds !

Il ne faut pas confondre seins et glandes mammaires. Rendons-nous à l’évidence, les seins sont une spécificité du genre humain. En effet, hormis quelques singes comme les bonobos, parmi les mammifères qui sont tous dotés des glandes mammaires, les humains, – et en l’espèce les humaines – sont les seuls à arborer une belle poitrine.

Alors pourquoi ce traitement de faveur ?

Tout d’abord, une petite leçon de choses : les glandes mammaires remplissent une fonctionnalité d’allaitement. Elles sont donc gonflées uniquement durant la période d’allaitement. En dehors de celle-ci, elles apparaissent parfaitement plates. D’ailleurs, chez les primates les glandes mammaires ne se développent jamais avant la première fécondation sauf chez la femme. En revanche, le sein, dont la fonction primaire est identique, est composé de graisse. C’est à cette graisse, englobant la glande mammaire, que l’on doit cette forme ronde qui fait tourner tant de têtes, n’en déplaise à Simone de Beauvoir qui affirme[1] : « les seins, les fesses, la femme peut en faire l’ablation sans inconvénient à n’importe quelle période de sa vie. »

Grâce à cette plastique si particulière et à son positionnement « haut perché », ce sein serait chargé d’une autre mission : stimuler l’appétit sexuel des mâles. C’est ici qu’intervient une autre notion, la bipédie.

Mais quel rapport entre les pieds et les seins ?

Théophile Gautier a écrit : « les seins, deux mappemondes que l’on porte devant soi comme un second fessier ». Et voilà, nous y sommes. Les seins et les fesses seraient donc unis comme frère et sœur pour accrocher le cœur des hommes.

Tout cela ne date pas d’hier. Pour les mammifères lambda qui se déplacent à 4 pattes, leur ligne d’horizon sont les fesses de leur partenaires situées devant eux. Durant la période de fertilité, la vulve de certaines femelles affiche même des signes extérieures pour aguicher le mâle.

Il n’en va pas de même pour ceux qui pratiquent presque exclusivement la bipédie. Les fesses sont situées bien trop bas pour les émoustiller. D’où progressivement la mise en valeur des seins, par la sélection naturelle, plus à même d’accrocher le regard du futur compagnon et d’assurer ainsi la pérennité de l’espèce. De même, pour mieux arborer leurs atours naturels, les femelles deviennent moins poilues, mettant en évidence, seins, bouche (disparition de la barbe) et même les yeux. Le zoologue et éthologue Desmond Morris [2], très décrié par les féministes, observe que les seins de femmes sont bien moins efficaces pour donner la tétée que comme stimulant sexuel[3].

Ainsi, cette transformation, qui va aboutir à une sexualité permanente, ne serait, selon certains spécialistes, que la conséquence d’autres transformations : augmentation de certaines hormones et la fameuse bipédie.

Les seins, le choix de la date !

C’est là que le bas blesse. Actuellement, on ne peut avancer aucune date précise sur l’apparition des seins. On sait cependant que la bipédie est apparue voici probablement 6 millions d’années avec Orrorin, un hominidé découvert en 2000 au Kenya. Elle devient un moyen de locomotion usuel vers 4 millions d’années, comme l’atteste la plus ancienne trace de bipédie : des empreintes d’un adulte accompagné d’un enfant qui marche sur ses pas (3,6 millions d’années, Laetoli/Tanzanie)[2]. Mais, c’est à partir de l’ l’Homo Ergsaster, apparu il y a 1,9 million d’années, que pour la toute première fois la bipédie semble maitrisée.

Si la démarche prend de l’assurance, permettant même, pour la toute première fois, de passer du mode marche au mode course !, rien ne dit que les seins en profitent pour prendre de la consistance…et sauver les apparences.

La déesse (Judée – 750-620 av. JC.) exhibe fièrement ses seins, symbole de fécondité et d’attrait sexuel.

A quels seins se vouer ?

Si l’on ignore encore à quel moment la poitrine commence vraiment à pointer, une chose est sûre, celle-ci figure dans des représentations picturales, il y a 30 000 au Gravettien. Depuis, les seins n’ont cesse de subjuguer nos esprits. Objet de toutes les convoitises, ils représentent souvent notre tout premier contact avec l’extérieur au moment de notre naissance et notre seul moyen de survie à cette période, du moins jusqu’à récemment. Comme le décrit si justement Elisabeth Badinter [4] : « le sein de la femme a appartenu successivement à l’enfant, à l’homme, à la famille, au politique, au psychanalyste, aux commerçants, au pornographe, au médecin, au chirurgien esthétique, avant que les féministes n’en reprennent le contrôle à la fin du siècle dernier. »


[1] « Le deuxième sexe » – Simone De Beauvoir – Edition Folio
[2] « Le singe nu » – Desmond Morris – Edition Livre de poche (1971) – Edition originale : Johathan Cape (1967)
[3] Thèse aussi défendue par Helen Fisher (The sex contract) qui fait du sein un attribut quasi exclusivement sexuel
[4] Préface d’Elisabeth Badinter : « Le sein, une histoire » – Marilyn Yalom – Edition Galaade – 2010

 


A visionner pour mieux comprendre :
  • « The human sexes » Desmond Morris (en anglais) :

  • Quand les seins envahissent notre quotidien :

A voir et à lire pour aller plus loin :

    • Le Singe nu
      Non, déclare le zoologiste Desmond Morris, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l’évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant des « ratés de l’évolution », il observe le singe nu moderne, arboricole, sorti des forêts et devenu carnivore, sous l’angle de la sexualité, de l’éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des poux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-comique irrésistible).Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d’étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux, et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique, de logique… et d’humour.Quand on se regarde dans une glace, après avoir lu ce livre, on ne se voit plus de la même façon.

 

    • La femme nue
      Le corps de la femme, source de fascination mais aussi d’angoisse, a depuis longtemps été soumis à toutes les transformations imaginables destinées à le rendre plus beau, c’est-à-dire plus conforme aux canons esthétiques du moment. Desmond Morris, explique comment chaque partie de l’anatomie féminine – des cheveux aux pieds, en passant par les joues, les épaules ou encore les hanches – est avant tout le résultat d’une longue évolution, remplissant une fonction biologique mais servant aussi, le plus souvent, de marqueur de l’identité sexuelle. Fort de sa grande expérience en tant qu’observateur de l’animal humain, Desmond Morris mêle les analyses scientifiques aux observations anthropologiques pour mieux déchiffrer le langage mystérieux du corps féminin.

 

  • Le sein, une histoire
    « Quoi de plus immuable que le sein féminin ? N’a-t-il pas toujours eu pour fonction de contenter l’homme et le bébé ? L’histoire qu’en trace Marilyn Yalom est infiniment plus complexe. Du sein divin du Moyen Âge au sein érotique d’Agnès Sorel, du sein domestique du XVIIe siècle au sein politique de Marianne, du sein commercialisé par l’industrie du soutien-gorge au sein rongé par le cancer ou torturé par le piercing du XXe siècle, le sein de la femme a appartenu successivement à l’enfant, à l’homme, au politique, au psychanalyste, au pornographe, au chirurgien esthétique, avant que les féministes n’en reprennent le contrôle à la fin du siècle dernier. Quelle femme aujourd’hui peut se jouer tout à la fois de la mode, de la séduction et de sa santé ? Histoire à suivre pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit… « 

La toute première perte de sens : l’odorat

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- 3 millions d’années

 En-quête de sens ! 

Si l’odorat est l’un des tout premiers sens à apparaitre chez les vertébrés, utile notamment pour échapper aux prédateurs, il est en perte de vitesse dans la lignée qui conduira à l’homme, sans doute au profit de la vision. Une perte de sens qui se poursuit. Pour autant, l’odorat revient en odeurs de sainteté auprès des scientifiques pour expliquer, entre autres, nos comportements sociaux.

Il y a au moins de 3 millions d’années(1), l’homme –enfin les pré-humains puisque l’homme moderne a moins de 200 000 ans-, commence à perdre ses capacités olfactives. C’est la toute première fois qu’un de nos sens est en régression.

Rassurons-nous, il n’est pas le seul « animal » à qui c’est arrivé. Mais chez l’homme, cette détérioration se produit en accéléré, à une vitesse quatre fois plus élevée que chez les autres primates. Alors, sait-on pourquoi l’Homme a perdu l’odorat dans de telles proportions ?

Chez l’homme comme chez les autres mammifères, on dénombre environ 1000 gènes qui jouent un rôle dans la fonction olfactive. Mais tous ne sont pas actifs. Et justement, l’homme a un pourcentage de gènes inopérants plus élevés que chez d’autres espèces. 58 % de gènes inactifs  chez l’homme, contre 28 à 36 % en moyenne et 30 % chez les grands-singes. Et comme la finesse de l’odorat dépend du nombre de gènes actifs, l’homme n’a pas le nez fin.

Cependant, l’Homo-sapiens aurait malgré tout eu plus de nez que son cousin Neandertal (2). Cela pourrait être un des facteurs, parmi d’autres, lui ayant procuré un avantage évolutif.

Pourquoi cette perte de l’acuité olfactive ?

Si l’odorat est avec le goût le tout premier des sens à apparaître chez les vertébrés au cours de l’évolution, il sera par la suite supplanté par la vision. Sans doute, plus performant pour la survie de l’espèce. En effet, sauf pour éviter les intoxications alimentaires ou pour la reproduction, l’odorat ne semble être, de moins en moins d’une utilité vitale, du moins en apparence.

Du coup, l’odorat va être sacrifié sur l’hôtel de l’efficacité. Ce processus a commencé voici 3 millions d’années (peut-être 5 millions) et se poursuit. Il est vraisemblablement la résultante de la période d’évolution qui a conduit au cerveau humain.

olfactionC’est durant cette période que d’autres sens vont, eux, bénéficier de performances accrues. Ce sera le cas pour la vision ou la capacité à distinguer les couleurs(3). Conséquence, l’identification d’autres membres de la communauté passe de moins en moins par l’odeur mais davantage par la reconnaissance visuelle.

Aujourd’hui, l’homme peut distinguer 400 000 odeurs différentes. Cela peut paraître impressionnant, mais, en réalité, c’est 40 fois moins que le chien. Ce dernier dispose de 200 millions de cellules sensorielles tandis que l’homme, le pauvre, n’en n’aligne moins de 10 millions.

Et quand on sait qu’une tasse de café chaud contient 800 composés chimiques volatiles qui vont venir « flater » nos millions de cellules olfactives, on imagine le boulot !

Avoir du nez, à quoi cela sert-il ?

Les odeurs permettent de localiser la nourriture, de détecter des prédateurs, de s’orienter dans l’espace. C’est même essentiel pour communiquer. On sait désormais que les phéromones, dont la toute première a été détectée en 1959, jouent un rôle clé dans les comportements sociaux et la sexualité. On a ainsi remarqué que les psychopathes étaient souvent dotés d’un odorat déficient !

Cela dit, la tendance ne joue pas en faveur de l’odorat. Dans un million d’années, nos descendants auront un odorat moins sensible et développé que le nôtre. Et ça, ce n’est pas très flair-play !!

Publié le 22 juin 2013

 L’odorat est-il du goût de tout le monde ?

De l’amibe à l’homme tous les êtres vivants ont une sensibilité chimique. Cela passe par des stimulations de cellules sensorielles aux composés chimiques. En gros, on constate deux processus différenciés pour véhiculer cette sensibilité chimique : l’odorat et le goût.

Bien que complémentaires, ils utilisent des modes de fonctionnement différents. Le goût implique un contact physique avec la source chimique tandis que l’odorat fonctionne à distance de la source d’émission, en ayant recours à un vecteur comme l’air ou l’eau.

Ainsi, les insectes sentent les odeurs grâce aux milliers de sensilles qui tapissent leurs antennes (4), alors qu’ils perçoivent les goûts via les poils ou sensilles recouvrant leurs organes buccaux et, dans certains, cas leurs pattes.

Pour les poissons, c’est grâce à des organes situés autour de la bouche et à leurs narines qu’ils peuvent détecter sur très grandes distances l’odeur alléchante d’une proie ou inquiétante d’un prédateur.

Quoi qu’il en soit, si on a la perception qu’une rose sent bon, c’est à la fois pour des raisons biologiques mais également culturelles, et là l’amibe est battue !


Le chant des phéromones

Depuis 1959, grâce au biochimiste allemand Peter Karlson et à l’entomologiste suisse Martin Lüscher, on a compris que les animaux, dont nous sommes, communiquent aussi par les odeurs, via les phéromones. Phéromone qui signifie « hormone qui se transmet ».

Le ver à soie, émetteur du Bombycol

Ces phéromones, propres en général à une espèce, modifient les comportements. Prenons le cas du Bombycol, le tout premier phéromone découvert, secrété par le ver à soie qui est la larve du bombix du mûrier. Lorsque le papillon mâle perçoit le Bombycol, il se focalise uniquement sur l’action de retrouver la femelle.

Bactéries, animaux, poissons, crustacés, insectes, mammifères, tous ont recours aux phéromones. Par exemple, la phéromone sexuelle de l’éléphante d’Asie est une petite molécule aussi utilisée par 140 espèces de papillons. Même certains arbres peuvent émettre des signaux chimiques. Ils vont ainsi signaler aux arbres environnants qu’ils sont « la proie » de prédateurs, afin que ceux-ci déclenchent des molécules désagréables pour les assaillants.

Chez l’homme, l’étude la plus ancienne connue sur l’influence des phéromones a été menée chez les religieuses. Celles-ci, cloîtrées, présentaient assez vite des cycles ovariens qui se synchronisaient. Comme si une phéromone présente dans leur transpiration agissait. Etaient-elles tout simplement en odeur de sainteté, car chez l’homme, actuellement, aucune étude (5) ne prouve réellement que nous soyons soumis aux phéromones même si nous ne sommes pas insensibles aux odeurs.


1 -Entre 3 et 5 millions d’années
2 – http://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-sapiens-sens-olfactif-odorat-0537.php
3  Source : Weizmann Institute of science – Avril 2003
4- Basic to basic- la Recherche - 01 février 2006 -  Anne Lefèvre-Balleydier, Patrick MacLeod, André Holley
5- Les humains émettent-ils des phéromones ? – Le Figaro  - 4 février 2009 ; visionner aussi la vidéo, ci-dessous


A visionner pour en savoir plus :

 

    • L’odorat est-il en sens du Futur ?

Les toutes premières marques de tendresse

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Posté par fabrice
 

- 1,7 million d’années

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Et la tendresse, bordel !

Elle répond au doux nom de KNM-ER 1808, c’est une femelle adulte qui a vécu il y a 1 million 700 000 ans, dans une contrée qui correspond au Kenya d’aujourd’hui, sur les bords du lac Turkana. Elle est identifiée comme appartenant à la lignée des Homo erectus, (Homo ergaster, pour certains, correspondant aux plus anciens des Homo erectus).

En quoi mérite-elle notre attention ?

Les fractions de son squelette  témoignent qu’elle a vécu durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois avec une maladie très handicapante : L’hypervitaminose A. Cette maladie provoque d’importantes excroissances osseuses. Elle provient d’ un régime alimentaire surdosé en vitamines A. Les spécialistes pensent qu’elle se nourrissait régulièrement de foie de carnivores. Le foie ne décomposant pas la vitamine A, il présente la particularité de stocker, à la manière d’un entrepôt, cette vitamine. Et comme pour l’alcool, la vitamine A est à consommer avec modération, conseil qu’ hélas ignorait notre protégée  !

Reconstitution de l’Adolescent du Turkana -1,54 million d’années – ElisabethDaybes Musée de la Préhistoire des Eyzies de Tavac

On sait que cette maladie provoque des douleurs horribles et une mort atroce : étourdissements, perte d’équilibre et perte de cheveux, nausées, crampes d’estomac, des nausées et des problèmes d’équilibre, problème de peaux et d’articulation.

Une âme compatissante

Dans ces conditions pour que notre KNM-ER 1808 ait pu survivre durant plusieurs semaines, il ne fait aucun doute que quelqu’un s’est occupé d’elle. Pour la nourrir, lui donner à boire, l’aider à se transporter et la protéger. Sans ce secours, avec les prédateurs, hyènes, lions, chacals et la souffrance, elle n’aurait pas survécu plus de 2 jours. Il s’agit là, du tout premier témoignage de compassion et de tendresse qu’ait connu l’humanité [1].

Au-delà de cette histoire qui peut sembler à l’eau de rose, il apparaît qu’Homo erectus, pour la première fois est capable d’humanité. Et pour cause, il est le précurseur de l’homme moderne, il se situe sur la ligne de démarcation entre les singes et les hommes. Pour certains [2], tout ce qui vient avant lui ressemblait aux singes, tout ce qui vient après, à l’homme.

Le premier de la classe

Homo erectus sera ainsi le premier de la classe dans beaucoup de domaine. Le premier à chasser, à tailler des outils complexes, les célèbres bifaces taillés en forme d’amande qui implique, pour la première fois, une inspiration à réaliser des forme prédéterminées,ce qu’on appelle l’industrie Acheuléenne. Le premier à maitriser le feu, à disposer d’une bipédie contrôlée, à établir des campements, à veiller sur ses proches comme on vient de le voir.

Son apparence devient plus humaine : les mâles mesurent jusqu’à 1,8 m et pèsent 65 kg, tandis que les femelles dépassent les 1,50 mètre ; surtout, leur volume crânien s’accroit de manière importante, passant de 800 cm3 pour les plus anciens à 1100 cm3 pour les derniers représentants.

Ce cerveau est doté pour la première fois d’une aire de Broca, lobe frontal associé au langage. Ce gros cerveau présente des avantages au niveau conceptuel mais, en contre-partie, est très énergivore. Le cerveau d’un homme actuel consomme 20 % de l’énergie nécessaire au fonctionnement du corps humain.

Les premiers Homo erectus apparaissent vers 1,9 million d’années en Afrique de l’est et vont disparaître il y a 100 000 ans. Durant ce long règne, ils vont coloniser différentes régions du globe, à raison d’une quarantaine de km par an. Franchissant pour la toute première fois, montagnes, fleuves, marécages déserts, ils seront les tout premiers globe-trotters de l’histoire et devront s’acclimater à toutes sortes d’environnements. L’Europe, l’Asie et peut-être même le continent australien leurs tendent les bras, tandis qu’eux-mêmes tendent leurs bras vers leurs proches. La tendresse…comme ligne d’horizon.


Les Homos, une grande lignée :

  • Homo habilis : à partir de 2,5 millions d’années, apte à la bipédie, il utilise les premiers ouitls
  • Homo ergaster : ancêtre des homo erectus (parfois les deux étant associés), entre sur scène voici 1,9 million d’années
  • Homo erectus : A partir de 1,8 millions d’années environ, les premiers à envahir le monde, sauf l’Amérique et peut-être l’Australie
  • Homo neanderthalis : issus de l’évolution des homo erectus européens, il apparaît selon les sources entre – 200 000 et 100 000 ans et vont disparaître vers – 33 000 ans.
  • Homo sapiens : apparaît en Afrique, il y a moins de 200 000 ans (150 000 ans selon les sources récentes) et arrive en Europe, voici 40 000 ans, sous la forme de l’homme de Cro-Magnon.
  • Sans compter, les Homo rudolfensis (rattaché désormais aux Kenyanthropes), homo heidelbergensis, homo antecessor

[1] auteurs de «L’homme de Java, Homo erectus », cité dans Une histoire de Tout ou presque – Bill Bryson – Petite bibliothèque Payot
[2] Walker, Alan et Pat Shipman, 1996. La sagesse de l’os, (New York : Alfred Knopf)


A visionner pour mieux comprendre :

 

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A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Une histoire de tout, ou presque…Posez une question, Bryson y répond dans ce livre clair, synthétique, vivant, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu’ils le connaissent aujourd’hui. Tout y est (ou presque) de l’histoire des sciences, de notre planète et de l’univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens… et à leurs parents ! Ce livre a reçu aux États-Unis, en 2004, le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et, en 2005, le prix Descartes pour la communication scientifique, qui lui a été décerné par l’Union européenne.