vendredi, 19 mars 2010

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

La vie moderne

La toute première abolition de l’esclavage

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29 août 1793

Les statuts de la liberté


Tout a vraiment commencé le 29 août 1793. Un jour à marquer d’une croix blanche sur le long chemin de croix des esclaves. Ce jour là, Léger-Félicité Sonthonax va prendre une décision radicale. En mission depuis un an à Saint-Domingue, la plus riche des colonies françaises, il est l’un des trois commissaires civils chargés par l’Assemblée législative de ramener le calme face à une situation locale explosive entre colons et personnes de couleur pour la plupart esclaves.  Sensible aux sorts des esclaves et pour calmer le jeu, il décide d’accorder la liberté à tous les esclaves de la province du nord à condition qu’ils soient enrôlés dans l’armée, autrement dit combattants.

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Le commissaire de la République Sonthonax

« N’oubliez jamais citoyens, que c’est pour la République française que vous avez combattu, que de tous les Blancs de l’univers, les seuls qui soient vos amis sont les Français d’Europe”, lancera Sonthonex pour bien marquer le caractère solennel de l’événement.

La liberté générale, c’est ainsi que sera dénommée cette mesure réformatrice avant-gardiste.  Pour la toute première fois la liberté devient, en pratique et non pas seulement en mot, universelle.

Il va sans dire que cette mesure va bouleverser la société, son économie et, bien entendu et surtout, les rapports humains. Elle se placera sur le podium des événements les plus importants de l’histoire des Amériques [1] et de notre histoire tout court. Elle met « un coin » à une pratique universelle qui remonte à la nuit des temps.

« La liberté générale »

Comment en est-on arrivé là ? Depuis quelques années, la révolte gronde chez les esclaves des colonies. A Saint-Domingue, en 1791 l’insurrection va prendre une telle ampleur que les autorités se résignent à prendre une première mesure : l’égalité de droit entre tous les hommes libres quelles que soit leurs couleurs. Uniquement les hommes libres, exit donc les esclaves. La liberté poursuit son chemin…pour les hommes libres !

C’est dans ce contexte insurrectionnel où les Britanniques soutiennent les colons contre les esclaves aidés eux-mêmes par les Espagnols que Sonthonax décidera, ce fameux 29 août, de passer à un cran supérieur.  Outrepassant ses prérogatives,  il décrète donc la Liberté générale. La nouvelle n’arrivera à Paris que le 25 septembre.

Cette fois les esclaves font partie du « package » avec des restrictions cependant qui les obligent à résider et à travailler sur leur plantation d’origine. Pour la toute première fois, est octroyée massivement la liberté à un groupe d’individus jusque-là asservis.

Pourtant vu des hauteurs de notre XXI ème siècle et de « son politiquement correct » cette mesure peut paraître bien timorée. Il n’en est rien !

Les fantômes de la liberté

Bien que la déclaration des droits l’homme proclame l’égalité des hommes, la majorité des députés de l’époque pense qu’elle ne peut s’appliquer aux colonies. « C’est un voile qui serait imprudent de lever tout à coup » , Mirabeau exprime là une opinion largement partagée.

Faut dire que l’enjeu est de taille. Au XVIIIe siècle, le système esclavagiste pratiqué dans les colonies est une réalité qui touche tous les pays d’Europe. Qu’il s’agisse de retombées économiques indirectes ou du commerce de la traite des Noirs, tous y trouvent leur intérêt. Le système ignore les frontières et bafoue les réglementations douanières.

Or à l’époque, 17 ports français participent à l’armement des navires qui alimentent cette traite des Noirs. 500 familles, formant un lobby puissant, vivent alors grassement de cette « industrie » négrière. Plus, qu’un modèle économique efficace dont la rentabilité est par ailleurs fortement discutée, il s’agit pour ses adeptes d’un modèle social émanant d’un ordre divin.

Le vent de la liberté

D’un coté de la balance une pression économique et des mentalités réactionnaires, de l’autre des partisans de l’abolition imprégnés de la culture des Lumières, le fléau de la décision politique oscillera jusqu’en 1794 avant de mettre fin « au fléau » de l’esclavage, du moins provisoirement.

Ce vent de la liberté ne soufflera pas en ventôse comme il se doit mais en pluviôse. Le 16 pluviôse de l’An II, autrement dit le 4 février 1794. Cette fois l’abolition de l’esclavage est solennellement adoptée. Et c’est une première.

La Convention proclame l'abolition de l'esclavage. Gouache - Musée Carnavalet. Paris
La Convention proclame l’abolition de l’esclavage. Gouache - Musée Carnavalet. Paris

L’audace de Sonthonax aura donc payé mais l’histoire retiendra surtout Danton qui s’exclamera à propos de ce décret « Aujourd’hui nous proclamons à la face de l’univers…la liberté universelle ».

Cependant, le vent de la liberté soufflera mollement ; il mettra près de deux ans à atteindre les colonies. C’est en janvier 1796 que la Frégate La preneuse apportera la bonne nouvelle (sauf pour les colons). Dans sa cargaison : les exemplaires de la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) dont le préambule stipule solennellement l’abolition de l’esclavage.

En réalité ce vent s’est levé dès 1770. Face à la barbarie de l’esclavage des idées radicalement nouvelles émergent. Divers mouvements d’opposition à l’esclavage apparaissent aux Etats-Unis comme en Angleterre, soutenus par les églises protestantes, quaker et méthodistes. Benjamin Franklin sera le fondateur de l’un d’entre eux (Pensylvania Abolition Society).

En France, des nobles « libéraux » fondent la Société des Amis des noirs sur le modèle d’une société équivalente créée auparavant à Londres. Leur objectif : l’abolition de la traite des Noirs et, à terme, une suppression progressive de l’esclavage redoutant que celle-ci déstabilise la société. Mirabeau, Condorcet, l’abbé Grégoire, La Fayette et Brissot apporteront leur soutien à cette mouvance. Brissot de Warville, journaliste et chef de file des Girondins sera d’ailleurs l’un des instigateurs de la toute première loi celle qui décrétera en 1791, comme on l’a vu, l’égalité des hommes sans discrimination de race ou de couleur, tout en excluant les esclaves.

Hélas le vent va tourner pour Brissot lorsque les Montagnards reprendront le pouvoir ; il sera guillotiné le 31 octobre 1793, un an avant le procès de Sonthonax pour sa promulgation de la « liberté générale ». Ce dernier obtiendra gain de cause avant d’être arrêté par un certain…Bonaparte qui va rétablir l’esclavage dans l’ensemble des territoires français. Le vent a encore tourné – provisoirement. Car la liberté apprend à gérer son souffle se prépararant pour une course  d’endurance.

Du franchissement de la barbarie à l’affranchissement

Entre la toute première évocation de l’esclavage avérée (qui remonte au code Hammurabi, le premier texte de loi connu, 1500 avant notre ère) à ce jour historique du 29 août 1793, il s’est donc déroulé plus de 3000 ans. 3000 ans d’oppression et de bafouage des droits les plus élémentaires. Le commerce dit triangulaire, c’est-à-dire la traite des noirs africains organisés par les Européens (au début les Portugais et les Anglais, rejoints ensuite pas les Français, les Danois et d’autres) au profit des colons américains ne représente que la partie émergée de l’iceberg[2]. Celle-ci représente en effet  moins 10 % de l’ensemble du phénonème (à partir de 1674).

Schéma du commerce triangulaire
Le commerce triangulaire à partir de 1674

L’esclavage aura été le lot quotidien des millions d’individus durant presque toute la phase dite civilisée de l’humanité. Car l’esclavagisme est le produit « dérivé» d’une société organisée ce qui dédouane de fait les sociétés primitives. Il apparaît comme une expression du pouvoir. Dans la hiérarchie de la puissance, après la capacité de donner la mort, figure la privation de liberté et l’aliénation d’autrui. Tout comme la faculté d’indulgence d’ailleurs, ce qui explique certaines mesures d’affranchissement massif.

Terrible à dire, mais qu’il s’agisse des dynasties Égyptiennes ou de l’Empire romain et de bien d’autres, l’esclavagisme représentera un des éléments moteur pour la réalisation d’œuvres monumentales comme la Grande Muraille de Chine ou les pyramides. Mais au final, sur le long terme ce modèle économique se révélera être un frein au progrès technique.

Aujourd’hui, l’innovation technologique et la force mécanique ont pris le relais ; certains scientifiques ont même calculé que cet apport équivaut pour chaque occidental à une brigade d’une centaine d’esclaves.

On voit déjà se profiler le prochain débat, à savoir :  l’homme deviendra-t-il, s’il ne l’est déjà, l’esclave de cette technologie et qui peut dire si le « Sonthonax » de demain sera encore humain ?

Les dates clés de l’esclavage

  • 1750 av.J.-C., le Code d’Hammurabi, premiers écrits évoquant l’esclavage ;
  • 3 juillet 1315 : un édit affranchit l’esclave qui touche le sol Français ;
  • 1441 : Début de la traite négrière en Europe, par les Portugais ;
  • 1518 : Charles Quint autorise la traite et l’esclavage ;
  • 1642, Louis XIII lui emboîte le pas, en l’autorisant dans les colonies françaises ;
  • 1643 : première expédition négrière reconnue ;
  • 1674 : essor du commerce triangulaire, échange entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques ;
  • 1749 : année négrière la plus productive pour la France ;
  • 1759, les quakers sont les premiers blancs à condamner l’esclavage ;
  • 1770 : les quakers interdisent la possession d’esclaves ;
  • 29 août 1793 : Abolition de l’esclavage à Saint-Domingue ;
  • 4 février 1794 : la Convention abolit l’esclavage dans les colonies françaises ;
  • 20 mai 1802 : Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies ;
  • 02 juillet 1802 : réduction des droits civils des libres de couleurs ;
  • 1807 : la Grande-Bretagne et les Etats-Unis abolissent la traite;
  • 1848 : L’abolition de l’esclavage est inscrite dans la Constitution ;
  • 1849 : dernière livraison négrière française (non officielle) des noirs ;
  • 8 mars 2000 : le Sénat Français reconnaît la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité;

1 -Wikipédia : Histoire de l’esclavage
2- On estime entre 12 à 20 millions d’africains victimes de ce commerce qui commença par l’ile portugaise de Sao Tomé dans le golfe de Guinée.


A consulter pour mieux comprendre :


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • L’abolition de l’esclavage - Sélection thématiques du site EducaSources : une sélection de documents réalisée dans le cadre de la journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai. Elle propose des dossiers pédagogiques, des repères historiques et une rubrique “l’esclavage aujourd’hui”.
  • La Route de l’Esclave sur le site de l’UNESCO - Lancé en 1994 à Ouidah, au Bénin, le projet La Route de l’esclave a joué un rôle significatif dans la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage comme crime contre l’humanité par les Nations Unies en 2001 lors de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban.
  • Codes noirs : De l’esclavage aux abolitions par Christiane Taubira et André Castaldo - Du premier Code noir de 1685 aux dernières conventions internationales et à la loi du 21 mai 2001 s’exhale la grande misère humaine.

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Woodstock : toutes premières notes pour nouvelle ère…

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1967

J’ai rêvé d’un autre monde…

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Dès 1860, Baudelaire avait flairé qu’à défaut de paradis terrestre, on se tournerait de plus en plus vers les paradis artificiels[1]. Rimbaud, Hermann Hesse, Henry Miller, Aldous Huxley et quelques autres ont, sur son chemin, entrouvert les portes d’une nouvelle perception[1] où l’imaginaire se substituerait de plus en plus au réel.

Nouvelles perceptions pour nouvelles aspirations mais surtout nouvelles partitions. A partir des années 60 (le mouvement est même amorcé dès le milieu des années 50 avec les Hispter et les Beatnick) les musicos –et quels musicos !- vont prendre le relais des écrivains et poètes pour promouvoir un nouveau mode de vie. Le mouvement va donc changer de rythme ! Ainsi malgré des ingrédients vieux comme le monde : musique, littérature, philosophie et drogue plus ou moins hallucinogène, un air nouveau se met à souffler sur les champs en fleur de la contre-culture. Ceux-ci sont irrigués par une jeunesse éprise de liberté et d’égalité. Pour la toute première fois ce n’est plus l’appartenance à une classe sociale qui compte mais à une classe d’âge [2]. Les barrières conventionnelles sautent pour un voyage vers l’inconnu.

« Nous sommes les primitifs d’une culture inconnue »

Tout a vraiment commencé le 14 janvier 1967 en Californie. Ce jour-là, les adeptes de cette contre-culture, du psychédélisme et de la musique rock, se donnent rendez-vous dans le Golden Gate Park de San Francisco, l’épicentre du mouvement hippie et de la jeunesse contestataire. Ils sont 30 000 et vont participer à ce que certains appelleront le tout premier Be-In de l’humanité.

Tous les ingrédients des futurs grands concerts sont déjà là : improvisions musicales, sandwichs cette fois distribués gratuitement, circulation de drogue, en l’occurrence de LSD (encore légal), enfants perdus dans la foule, service d’ordre assuré par les Hell’s Angels, levée de fonds contre la guerre du Vietnam et déclamation de la caution poétique de la manifestation : Gary Snyder. Celui-ci ouvre l’événement en affirmant : « nous sommes les primitifs d’une culture inconnue ». Le ton est donné et, qu’on le veuille ou non, cela va changer de note.

Summer of love ou l’été de tous les possibles

Mais il ne s’agit que d’une répétition. Le tout premier véritable festival de rock se tient en effet mi-juin de la même année, à 150 km de San Francisco, au Monterey County Fairground. Au programme plus de 30 artistes, dont les Who, Jimi Hendrix, The Jefferson Airplane, The Gratefuk Dead, Simon & Garfunkel. La fine fleur du mouvement hippie est là ; bon enfant, dès lors qu’on lui donne de l’amour et de l’herbe.

ashbury

San Francisco et son quartier phare d’une jeunesse gorgée d’espoir et d’utopie, Haight-Ashbury (parfois désigné Hashbury) devient ainsi dès le printemps 67 le centre d’un nouveau monde en marche. En marche, oui…mais en sandalettes. Attirés par ces manifestations dont la presse en fait peu ou prou la publicité selon ses affinités, 100 000 jeunes du monde entier affluent. Haight-Ashbury et les environs deviennent les premiers lieux underground de l’histoire. Tout y est libre et presque gratuit : la nourriture, la drogue, l’amour…et même la santé. Et il faut en avoir, car la liberté n’est pas de tout repos et les accidents d’overdoses ne sont pas rares.

Étudiants, fugueurs, aficionados du rock, dealers, hippies de la première fleur, activiste politiques, tous veulent vivre cette aventure sociale sans précédent. Pourtant, la renommée provient essentiellement du bouche à oreille. Là aussi, il s’agit d’une première : le tout premier buzz, en quelque sorte.

Cet happening durera le temps d’un été et deviendra célèbre sous le label : Summer of love.

Quand la musique modifie les mœurs

La musique sert de vecteur à cette clameur provenant d’une jeunesse aspirant à une nouvelle ère portée par de nouveaux airs. La chanson San Francisco et celle des Beatles « All you Need Is love » en seront les symboles.

N’étant plus à une contradiction près, la musique vise à se libérer de toutes entraves culturelles tout en s’appuyant sur un héritage musical cosmopolites –blues et rythm and blues issues le plus souvent des minorités. Finis les vieux rock’n roll bien sages avec 3 accords de guitare, place au rock psychédélique et autre acid-rock. L’heure est à l’improvisation et aux variations électro-acoustique qui irriguent encore aujourd’hui notre univers musical.

Voulant réécrire les règles du monde, finalement le mouvement hippie va surtout réécrire de nouvelles partitions qui connaîtront leur heure de gloire avec le festival de Woodstock.

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Woodstock : Three days of peace and music

Pour ces trois jours de paix et de musique, slogan de Woodstock, ils sont tous là ou presque : Jimi Hendrix, les Who, Santana, Jefferson Airplane, Crosby, Stills and Nash, Joe Cooker, Janis Joplin, Richie Havens, John Baez, Grateful Dead et bien d’autres.

Du vendredi 15 au lundi 18 août 1969, dans la petite ville de Béthel, à quelques 100 km au nord de New York, Woodstock construit sa légende. Quatre jours qui deviendront le plus grand moment de l’histoire de la musique populaire. Un baptême collectif où convergent plus de 400 000 adeptes du pacifisme de la sexualité libérée, et du mysticisme oriental ; le tout inondé à la fois de musique rock and folk, de boue et de pluie.

L’ampleur du succès engendrera des difficultés d’accès à la fois pour les participants (plus du double que prévu avec de gigantesque embouteillages) comme pour les artistes qui furent, pour certains, acheminés par hélicoptère. En revanche, contre toute attente, pas de drame à déplorer en dehors d’un décès par overdose et d’une personne écrasée par un tracteur.

En dépit du fiasco économique, impossible de faire payer comme prévu les “festivaliers” (John Roberts, l’un des 4 initiateurs du projet perdit dans l’affaire plus de 2 millions de dollars) et logistique (vivres, sanitaires, sono tout était sous dimensionné), Woodstock restera dans les esprits comme le tout premier événement musical communautaire et planétaire.

De la contre-culture à la culture du profit

Ironie de l’histoire, à partir de cet instant anti-conventionnel s’il en est, la musique va rentrer dans le droit chemin de l’industrialisation et du business, notamment celui tout nouveau des produits dérivés. Pour Pierre Delannoy[2], ” Woodstock c’est le début de la fin : la récupération et la marchandisation de l’idéologie hippie”.  Jusqu’ici libre et spontanée, la production musicale va interesser les maisons de disques dont les Majors seront présentes sur le festival. Dès lors, l’innovation marquera le pas au profit du business, avec comme objectifs maximiser hits et disques de platine.

La plupart des festivals héritiers de Woodstock poursuivront donc cette logique commerciale tandis que le mouvement hippie va connaître un atterrissage en douceur.

Néanmoins le Peace and love est entré irrémédiablement dans les mœurs avec le concours d’une musique sensée les adoucir…quoi que !

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Le T-shirt devient à partir des années 60, l’objet fétiche des fans, ouvrant la voie aux tout premiers produits dérivés.

Principales dates à retenir :

  • 1959, création de l’émission Salut les Copains;
  • 1963 : premier grand concert en France (place de la Nation) avec les vedettes de l’époque, rassemblant 100 000 personnes;
  • 1963 : Festival de Newport;
  • 1967 : festival de Monterey et le Summer Of love de San Francisco;
  • 6 octobre 1967 : fin du Summer of love, symbolisé par des funérailles;
  • 1969 : Festival de Woodstock…et premiers seins nus sur les plages de Saint Tropez ;
  • 1970 : Festival de l’Ile de Wight;
  • 1970 : sortie du documentaire « Woodstock » de Michael Wadleigh et morts liées à la drogue de Jimi Hendrix et de Janis Joplin;
  • 1971 : mort de Jim Morisson d’une overdose;
  • 1975 : sortie « Tommy » de Ken Russel, d’après l’œuvre des Who;
  • 1980 : assassinat de John Lennon;
  • 1982 : sortie de « Pink Floyd The Wall » d’Alan Parker;
  • 1991 : Au cinéma, sortie de « The Doors », d’Oliver Stone, retraçant l’histoire du groupe;
  • 1994 : nouveau festival Woodstock;
  • 1996 : début de la vague post-rock;
  • 1999 : Woodstock fête les 30 ans de Woodstock;

1 -Charles Baudelaire publie “les Paradis artificiels” en 1860, ouvrage dans le lequel il étudie l’influence des drogues hallucinogènes sur l’inspiration poétique; Aldous Huxley publie en 1954 “Les portes de la perception”, influencé par le modern jazz, musique en rupture avec l’univers musical de l’époque et déjà largement marquée par la drogue.

2- “Woodstock marque le début de la récupération de l’idéologie hippie” - Pierre Delannoy, auteur de l’Aventure hippie (Poche 10/18) - Le Monde; interview conduite par Mael Inizan- 14 août 2009


A visionner avec plaisir : Le film complet de Woodstock en plusieurs parties, avec ici la première partie :

Bande annonce du film Taking Woodstock, ou comment se faire du blé avec de l’herbe et du son…

Actualisé le 16 août 2009


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Woodstock 1969-2009 : les quarante ans du mythique festival de Woodstock qui fut, du 15 au 18 août 1969, le symbole de la mouvance hippie et de la contre-culture amériacaine. Le dossier anniversaire du Nouvel Observateur !
  • Woodstock : 3 jours de musique et de paix - coffret 4 DVD Ils vinrent des quatre coins du monde. Ils étaient presque un demi million rassemblé sur un champs du comté de Sullivan, dans l’état de New York. Pendant 3 jours, ils vécurent, mangèrent, dormirent côté à côte. Mais surtout ils écoutèrent de la musique et quelle musique ! Michael Wadleigh et son équipe de 12 cameramen ont capturé les meilleurs moments du plus grand concert jamais organisé.
  • Woodstock vu par 10 artistes 40 ans après, 10 artistes évoquent Woodstock en vidéo. Les Beastie Boys, Esser, Little Boots, Chris Garneau… Ils ont tous en commun de ne pas avoir assisté au festival de Woodstock du 15 au 17 août 1969, pour cause ils étaient trop jeunes. Ils ont tous en commun d’avoir eu quelque chose à dire sur cet événement. Pour fêter les 40 ans de Woodstock, 10 artistes qui ont marqué l’année 2009 évoquent devant les caméras de Fluctuat.net le festival en souvenirs, images et titres et s’improvisent programmateurs d’un jour… pour un potentiel et rêvé Woodstock en 2009.
  • En route vers Woodstock : De Kerouac à Dylan, la longue marche des babyboomers Tandis que cinq cent mille jeunes Américains sont perdus dans le bourbier de la guerre du Vietnam, cinq cent mille autres se rassemblent à Woodstock pour trois jours de paix, de musique et d’amour, à la mi-août 1969. A travers l’histoire du festival, Jean-Marc Bel dresse le portrait de la génération des babyboomers.
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La première grande extinction

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- 440 millions d’années

Trois petits pas et puis s’en vont

Il est probable que, parmi les 30 milliards d’espèces ayant vécu sur Terre depuis l’explosion du Cambrien, il y a 530 millions d’années, 99,9 % ont été éradiqués. Vous noterez que nous figurons dans le club très fermé des 0,01% de survivants.

Parmi les raisons de cette hécatombe, on va évidemment trouver les extinctions massives. La Terre en a connu cinq ; cinq grandes extinctions qui ont détruit jusqu’à 95 % des espèces (440 millions d’années, 360 MA, 250 MA, 210 MA, 65 MA). La plus célèbre d’entre elles, celle survenue il y a 65 millions d’années, a mis un terme, comme chacun sait, au règne des dinosaures.

La toute première extinction de masse remonte, quant à elle, à 440 millions d’années. Elle provoque la disparition de nombreuses familles d’animaux marins issues de la « faune de Burgess »[1]. Avant l’extinction, il n’était pas question pour la vie de pointer le « bout de son nez » en dehors des océans. Après, plantes puis animaux vont dépasser cette ligne bleue pour une aventure tout terrain.

La morale de l’histoire : ces catastrophes naturelles, que l’on attribue souvent à des collisions de météorites, se révèlent être, en fait, une chance pour l’évolution de la vie. A chaque fois, on assiste à un sursaut d’inventivité. Preuve en est, la catastrophe, qui élimina les dinosaures, profitera aux mammifères.

Toutefois, le risque est à la hauteur des gains potentiels car, à chaque épisode cataclysmique, la biodiversité plonge vers des minima dangereux. De ce point de vue, la plus destructrice fut la troisième extinction, celle de la fin du Permien, vers 250 millions d’années. 96 % des espèces marines et probablement autant des animaux terrestres disparaissent. De multiples facteurs concourent à ce drame de l’évolution : le rassemblement des continents en un supercontinent, la Pangée qui s’étend d’un pôle à l’autre, réduisant d’autant l’espace vital des animaux marins, des éruptions gigantesques de lave en Sibérie, une baisse du niveau des mers.

D’ailleurs, d’une manière générale, les scientifiques ont constaté qu’à chacune des extinctions coïncide une baisse très sensible du niveau des mers.

Leakey Lewin, un paléoanthropologue de renommée internationale, compare l’histoire de la vie a une pièce de théâtre où, après chaque entracte, la distribution est complètement changée. Certains personnages disparaissent ou passent de rôles majeurs à des seconds rôles, et vice versa.

Malgré ces accidents de la vie récurrents, la biodiversité ne cesse de progresser et atteint probablement actuellement son plus haut niveau. Avec l’arrivée de l’homme, est-ce le champ du cygne ? On sait qu’une espèce animale a une espérance de vie d’environ 3 à 4 millions d’années. Le processus naturel élimine donc 1 à 2 espèces par million par an. L’homme a pris les choses en main : désormais, on assiste à 500, voire 1000 extinctions d’espèces par an sur un million !

Sommes-nous à l’aube de la sixième extinction ?

1 - La faune dite de Burgess (vers - 525 millions d’années) correspond à l’apparition de la vie moderne, avec la mise en place de tous les grands embranchements du monde animal.


A voir pour mieux comprendre :


A lire pour aller plus loin :

- « Tu as mauvaise mine. Que se passe-t-il ? »
- « Je ne me sens pas très bien, répond la planète blanche. J’ai attrapé une maladie : l’humanité. »
- « L’humanité ? Oh, ne t’inquiète pas. Je l’ai déjà eue, ça part tout seul… »
Cette histoire, Hubert Reeves la raconte de plus en plus souvent. Moins pour faire sourire que pour nous inciter à réfléchir sur les conséquences de nos actes. L’astrophysicien franco-canadien prévient : « Si nous ne faisons rien, notre espèce est menacée de disparition. » L’Homme sera peut-être la victime de la sixième extinction.

  • La sixieme extinction - evolution et catastrophes, de Leakey / Lewin. L’histoire de la Terre est ponctuée d’extinctions de masse qui, par cinq fois, ont détruit jusqu’à 95% des espèces vivantes. Au moment où la croissance de la population et l’exploitation frénétique des ressources naturelles risquent de provoquer la sixième extinction de masse, les deux auteurs nous rappellent que l’aptitude proprement humaine à admirer la nature devrait avoir pour corollaire le souci d’en protéger la diversité, fruit de quatre milliards d’années.
  • Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, de Jared Diamond. La question : « Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ? » peut aussi se formuler : « Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? » La réponse se formule à partir d’un tour du monde dans l’espace et dans le temps.
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Les tout premiers bruissements de feuilles

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- 385 millions d’années

L’arbre qui cache la forêt

Vous entendez ce léger sifflement ponctué de frottements plus rauques. C’est la première mélodie du vent qui joue avec les feuilles du premier arbre dignes de ce nom. Son nom : l’arbre de Gilboa. Déployant son “panache vert” il y a 385 millions d’années, c’est le plus vieux fossile d’arbre connu.

wattieza, arbre primitif - Reconstitution
wattieza, arbre primitif Reconstitution

Cet arbre primitif a l’allure des fougères arborescentes actuelles, on est donc loin des feuilles de chêne. D’une hauteur d’une dizaine de mètres, sa cime est couronnée de branches ressemblant à l’arbre du voyageur. La photosynthèse, une technique nouvelle, ne fonctionne que sur les extrémités de ses branches.

A peu près à la même époque, prend racine une autre variété plus connue, l’Archaeopteris, appelé aussi « Fougère arbre », à mi-chemin entre la fougère et le sapin. Plus avancé que l’arbre de Gilboa, l’Archaeopteris disposent de racines et de branches plus développés.

Il va dominer à la fois en nombre mais surtout en hauteur, les toutes premières forêts de la Terre. Il atteindra jusqu’à 30 voire 40 mètres de hauteur pour un mètre de diamètre. En comparaison, quelques dizaines de millions d’années plus tôt (vers –400 millions), la végétation était au raz des pâquerettes ne dépassant guère la vingtaine de centimètres.

Aucun doute, dans la période des 370 millions d’années, l’Archaeopteris sera le seigneur des premières forêts, avec un taux d’occupation de 90 %. Celles-ci se développent dans les zones humides et notamment dans les régions équatoriales de l’Arctique canadien où se produisent de grandes crues inondant tout le continent nord-américain.

Reconstitution d'une forêt il y a 350 millions d'années
Reconstitution d’une forêt, il y a 350 millions d’années

L’hégémonie de l’Archaeopteris ne durant qu’un temps, 25 millions d’années. Durant son règne sans partage, il aura bouleversé l’atmosphère de la planète, en favorisant l’oxygène au « mépris » du C02. Peut-être trop, car ce dernier va tomber à un taux si bas qu’il ne pourra plus servir de « couette norvégienne » à la planète. Il s’en suivra une période de glaciation qui sera fatale à notre roi des forêts.

Mais tout n’est pas si noir. Car avec ce géant vert qu’est l’arbre, vent et Soleil vont disposer d’un compagnon de jeux fantasque. Jeu musical et jeu d’ombres vivantes, jusqu’ici inconnues, pour la plus grande joie des futurs amoureux de la nature.

Profitant de cette nouvelle donne favorable, taux d’oxygène en augmentation et nouveau combustible que sont les arbres, un nouveau joueur intervient, le feu qui, à l’aide de la foudre va allumer les premiers incendies de forêt.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Le plus vieil arbre fossile du monde vient de parler : Site : Futura-Sciences
  • Encyclopédie des arbres Plus de 1 890 espèces et variétés d’arbres du monde entier - arbres des forêts, des campagnes, des jardins, des vergers… - font de ce livre le plus complet et le plus abondamment illustré sur le sujet, source de découvertes passionnantes.
  • Rencontre avec des arbres remarquables Historien, auteur d’ouvrages qui ont fait date, Thomas Pakenham est aussi propriétaire terrien. Sur son domaine irlandais poussent plus de deux cents variétés d’arbres et il est président de The Irish Tree Society. C’est un arboriculteur passionné. Il nous parle ici de soixante arbres remarquables,…
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Les tout premiers mammifères

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- 230 millions d’années

Les mamelles du monde

Dans la pénombre d’une nuit naissante, une douzaine de frêles bestioles se faufilent hors de leur refuge. Elles ressemblent à de petites musaraignes. Ces discrètes empreintes sur l’humus encore tiède tracent le début d’un long chemin qui conduira jusqu’à nous.

Car ces « bestioles » sont les premiers représentants des mammifères.

Crusafontia, un des ancêtres des mammifères

Crusafontia, un des ancêtres des mammifères

La vie n’est pas facile pour ces petits animaux, car le monde ne leur appartient pas, du moins pas encore. Les maîtres, ce sont, entre autres, ces euraptors qui évoluent en meute, poursuivant ici des petits reptiles, juchés sur leurs pattes arrières, dotés de doigts griffus, d’un museau effilé garni de dents pointues.

Ces mammifères devront faire le dos rond durant plus de 150 millions d’années, et vivre dans l’ombre des reptiles mammaliens et des dinosaures qui entament à la même époque leur règne sans partage.

Vers 167 millions, d’années, un peu avant l’apparition des premiers oiseaux, un nouveau mammifère pointe le bout son nez : l’Opossum. De la taille, d’une souris, il serait l’ancêtre des marsupiaux et des mammifères placentaires (dont la mère porte le petit dans l’utérus), donc un parent éloigné.

Le véritable tournant, la bouffée d’oxygène pour nous, les mammifères interviendra, il y 65 millions d’années, lors de la disparition inespérée, de notre point de vue s’entend, des dinosaures.

La catastrophe provoquée par la chute d’une météorite conduira à la disparition de tous les animaux de grande taille. Heureusement, les mammifères ont su se faire oublier évitant ainsi les représailles des dinosaures.

C’est ainsi qu’une espèce de lémuriens, très mobiles, munis de mains préhensiles, vont pouvoir se réfugier sous les rochers et laisser passer le cataclysme. De leur survie dépend notre lignée.


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Les toutes premières fleurs

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- 140 millions d’années

Les fleurs de la raison

C’est à cette période [peut-être même dès 200 millions d’années] que vont prendre racines notre future agriculture et le business model de Truffaut et compagnie ; sans cette étape, dont les traces les plus anciennes datent d’au moins 136 millions d’années avec des espèces plutôt semi aquatiques, point de fleurs multicolores, point de senteurs embaumantes, ni de pois de senteur. Pas plus de floralies et de Nymphéas de Monet. Sans parler des végétariens pour qui, il leur serait tout simplement impossible de nous en faire voir des vertes et des pas mûres. Pourquoi ?

Archaefructus, une des premières fleurs. Apparues sous l'eau, il y a plus de 125-millions d'années
Archaefructus, une des premières fleurs. Apparues sous l’eau il y a plus de 125 millions d’années

Parce que, c’est là qu’éclosent les toutes premières plantes à fleurs, les angiospermes dont sont issues toutes les plantes comestibles que nous cultivons. Elles se distinguent notamment des gymnospermes (conifères, ginkgos, cycas, gnètes), qui sont des plantes à graine nue, par la mise en œuvre d’une « protection rapprochée » de la graine : le fruit. Grâce à cet avantage sélectif, elles vont conquérir la planète en quelques millions d’années, au point de représenter aujourd’hui plus de 90 % des espèces végétales. Au grand dam de Darwin qui qualifiait l’apparition des plantes à fleurs « d’abominable mystère », du point de vue de leur essor, le vert de l’espérance était dans le fruit !

En réalité, les gymnospermes, dont les premiers spécimens sont bien plus anciens (vers 290 millions d’années), fabriquaient déjà des ersatz de fleurs mais très rudimentaires. Surtout leur stratégie de reproduction diffère totalement. Ils s’en remettent totalement au vent pour disperser leur pollen et à l’eau pour la fécondation. Tandis que les angiospermes vont limiter leur dépendance vis-à- vis de l’eau et du vent, au profit d’une relation personnelle avec le monde animal, dont les insectes, auxquels ils confient leur pollen. En échange, la fleur va produire des parfums et des nectars. On préfère faire confiance aux vivants plutôt qu’aux éléments en montant les tout premiers partenariats.

Cette co-évolution entre les règnes végétal et animal est une évolution majeure. Ce qui fera dire à Albert Einstein : « Si les abeilles disparaissaient [de la planète], l’humanité n’en a plus que pour quatre ans ». On assiste là à la toute première économie de marché : je te donne cela en échange de çà, chacun y trouve son compte et l’ensemble est plus efficace !

La fleur met tout son cœur à attirer « son amoureux » qu’est son pollinisateur attitré, qu’il s’agisse d’oiseaux, de mollusques, d’insectes, voire de mammifères comme la chauve-souris. Ainsi le chèvrefeuille, qui en pince pour le papillon de nuit, va davantage se parfumer à la tombée de la nuit pour séduire son bien-aimé.

Toute cette parade amoureuse n’est pas le fruit du hasard mais répond à une codification proche de celle des speed-dating : les fleurs visant les oiseaux font dans les nuances de rouges, celles pollinisées par les insectes s’habillent de jaunes, les animaux nocturnes auront le droit à des fleurs pâles mais odorantes.

On le voit, chacune à sa stratégie dont la sophistication interpelle parfois les botanistes et déstabilise les darwinistes purs et durs. Joël de Rosnay[cf. doc. à lire] décrit une forme de mimétisme d’orchidées qu’il qualifie d’époustouflante : « …quand une orchidée se déguise en insecte, prend le parfum de l’insecte, dispose ses poils comme ceux de la femelle de l’insecte, pour attirer l’insecte mâle, qui se trouve irrésistiblement attiré, se pose, s’agite, copule et embarque le pollen pour le déposer sur une autre orchidée qui se trouve ainsi fécondée. Supposer que ce leurre soit apparu par le jeu du hasard même savamment baptisé « co-évolution » m’interroge.

Leçon de séduction numéro 1 : offrir des fleurs et ne rien laisser au hasard.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Le monde s’est-il créé tout seul ? - Albert Jacquard, Xuan Thuan Trinh, Ilya Prigogine, Joël de Rosnay, Jean-Marie Pelt et Henri Atlan : Six réactions, six logiques, six visions du monde - Chez Albin Michel.
  • La prodigieuse aventure des plantes, de Jean-Marie Pelt et Jean-Pierre Cuny. Les extraordinaires et véridiques tribulations des plantes racontées grâce a la complicité d’un homme de science et d’un autre de la rue, et tendant à montrer qu’elles ressemblent étrangement aux tribulations des hommes!
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