vendredi, 20 octobre 2017

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Les toutes premières prostituées androïdes

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Posté par fabrice
 

2050

Changement « de…main » pour la prostitution

 

Avril 2050. Nous sommes dans le fameux quartier rouge d’Amsterdam, là où les touristes de la génération « baba cool » déambulaient dans les années 2000 pour se rincer l’œil devant les vitrines aguichantes après avoir osé un brin de fumette dans un coffee shop.

Quelques décennies plus tard, on n’imagine pas à quel point les choses ont changé.

En 2050, les prostituées sont devenues des robots

Les coffee shops, après avoir été réservés aux seuls « autochtones », ont été définitivement fermés à partir de l’année 2032.  Mais surtout, les célèbres prostituées d’Amsterdam n’ont plus d’humain que le prénom. Bientôt, elles seront pour la plupart, des androïdes, des robots prostituées, si l’on préfére !

Le tout premier club libertin aux mains des robots.

Et oui, en ce printemps 2050, pour la toute première fois de l’histoire de l’humanité, le plus vieux métiers de monde est assuré non plus par des femmes, ou des hommes en chair et en os mais par des robots faits de vérins hydrauliques et de fibres synthétiques.  Adieu les filles de joie, vive les androïdes sexuels !

Vous n’y croyez pas ? Jetons-un œil pour découvrir cet univers où se marie, si l’on ose dire, le plaisir et la technologie.

Pénétrons dans la maison close baptisée Yab-Yum . Elle vient d’obtenir de la municipalité d’Amsterdam une autorisation d’ouverture après plus de quarante ans d’interruption (1).

Un catalogue nous est proposé par une hôtesse, une humaine jusqu’au bout des ongles, la seule, probablement. Elle vante les valeurs des charmantes créatures qui s’offrent à nous, plus sexy les unes que les autres.

Ce qui frappe au premier abord, c’est l’apparence qui leur donne un côté plus humain qu’humain. Ensuite, c’est l’éclectisme du choix : origine ethnique, âges, typologie des personnes, leur capacité autant à dialoguer en plusieurs langues que de pratiquer différents jeux de langues. Evidemment, l’atout principal réside dans le panel de pratiques sexuelles, dont certaines que la morale réprouve.

Vers des prestations sexuelles aux normes ISO 9001 ?

On nous dit que le modèle qui recueille le plus de succès, se prénomme Irina(2), une russe, blonde élancée aux formes avantageuses, avec un accent à tomber par terre ou plutôt à mettre les pieds au mur ! Bien entendu, si l’on préfère Igor, il n’y a pas de problème.

Quel que soit notre choix, la maison s’engage sur la qualité des prestations qui, dans tous les cas, est totalement garantie d’un point de vue sexuel comme sur le plan de l’hygiène. Et puis, on nous explique que, dans la mesure où il ne s’agit pas d’humain, nous n’avons pas à culpabiliser vis-à-vis de nos proches. Enfin, l’amour l’esprit libre. L’humanité l’avait révé, les robots le réalisent.

Quant aux tarifs, la passe n’est pas à la portée de toutes les bourses, loin s’en faut. On nous annonce au bas mot 7500 euros, voire 10 000 euros (valeur 2012 ?)   pour une entrée dans le club, formule tout compris. L’hôtesse d’accueil ajoute avec mauvais goût : fromage et dessert, avec cerise et abricot sur le gâteau !

Le tourisme sexuel connaîtra une nouvelle passe…

Ce rêve, cauchemars ou fantasmes pour certains, n’est pas encore à portée de main, puisqu’il faudra probablement attendre une quarantaine d’années. Néanmoins, il s’agit d’un projet très sérieux, si l’on en croit leurs deux respectables inventeurs Néo-zélandais (2). Ils sont convaincus que l’avenir de la prostitution et du tourisme sexuel réside dans le recours aux humanoïdes, “éliminant tout risque de maladie sexuellement transmissible dans un monde libéré de l’esclavage sexuel”(3).

Toujours selon eux, cette forme moderne de tourisme sexuel ne présente plus de risques de contamination car les androïdes constitués de fibres résistant aux bactéries seraient désinfectés entre deux passes.

En outre, comme tout objet manufacturé, des contrôles réguliers seraient effectués par les services habilités et la municipalité contrôlerait les prix, horaires et services sexuels.

Ainsi, selon leurs auteurs, on solutionnerait les problèmes inhérents à l’industrie du sexe comme le trafic d’êtres humains ou la propagation des MST

Il n’y aurait donc plus aucun mal à se faire du bien !

Publié le 28 mai 2012

1 – Il s’agit d’un des sex-shop les plus populaires d’Amsterdam, fermé en 2008.
2- Précision provenant du détail du projet du futurologue Ian Yeoman et de la sexologue Michelle Mars, deux chercheurs Néo-Zélandais de de l’université Victoria de Wellington dont les travaux ont été publiés dans la revue scientifiques « Futures », dans un article intitulé « Robots, hommes et tourisme sexuel ». 
3- Cité dans le Courrier International (version en ligne) du 7 mai 2012, faisant référence à un article publié dans le site Stuff


A visionner par curiosité :

Illustration de ces robots prostituées :

 

Un prototype de robot humanoïde :


A lire pour aller plus loin :

  • Mondialisation de la prostitution, atteinte globale à la dignité humaine, par ATTAC
    La prostitution revêt aujourd’hui dans son organisation des formes directement empruntées à la mondialisation financière. La logique néolibérale a trouvé dans le système prostitutionnel un « secteur » privilégié où se déployer, qui génère d’énormes profits : trafiquer les êtres humains d’Asie, d’Afrique ou d’Europe et les prostituer procure beaucoup de bénéfices pour peu d’investissements. Cette mondialisation-là, qui n’épargne aucun pays, illustre le processus de la marchandisation généralisée, à laquelle n’est mise aucune limite. C’est dans ce contexte que quelques pays ont choisi de légaliser et de réglementer la prostitution : aux Pays-Bas ou en Allemagne, elle est considérée comme une banale « prestation de service ». Est-ce là une voie à suivre ? C’est oublier la violence qui est faite aux femmes, et au-delà d’elles l’atteinte qui est portée à la dignité humaine. Est-on prêt à renoncer au respect des droits humains ?

A lire si vous êtes prévoyants :

  • Survivre à une invasion robot: Ils arrivent. Soyez prêts.de Daniel H. Wilson- Comment démasquer un robot qui imite un humain ?
    - Comment désactiver un robot ménager qui se rebelle ?
    - Comment fuir un essaim de mouches électroniques ?

    Dans cet indispensable guide de survie, le spécialiste Daniel H. Wilson livre tous les secrets pour réprimer une mutinerie de robots. Remèdes contre les blessures au laser, reconnaissance des faux visages et discours, combat main contre pince… SURVIVRE à une invasion Robot couvre tous les scénarios possibles qui menacent l’homme.

    « Le jour de la révolte des robots, la guerre sera totale. elle verra l’affrontement des deux plus grandes espèces intelligentes de la planète. »
    N’attendez pas qu’il soit trop tard. Découvrez toutes les astuces pour vous défendre contre l’invasion imminente !

    L’auteur : Daniel H. Wilson est docteur en robotique et intelligence artificielle à la Carnegie Mellon University. Il a travaillé dans des laboratoires de recherches prestigieux et vit actuellement avec plusieurs colocataires imprévoyants dans une maison intelligente à Pittsburgh, en Pennsylvanie.




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1 commentaire

  1. seb tiponey a écrit,

    Voilà au moins qui réglera les problèmes sur la réglementation dans la prostitution… plus des problèmes liés aux mauvais modes de vie des ces travailleuses, plus des tabous, plus des vrais femmes… ;) http://prostitution-realite-tabou.blogspot.ch/

    Posté le 14 février, 2013 à 2 h 59 min

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