vendredi, 21 juillet 2017

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

La toute première maîtrise du temps réel

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Posté par fabrice
 

15 octobre 1582

L’histoire prend date

Le pape Grégoire XIII réunit au début de son pontificat, sous la présidence du cardinal Guglieimo Sirleto, une commission

Le pape Grégoire XIII réunit au début de son pontificat, sous la présidence du cardinal Guglieimo Sirleto, une commission sur le réforme du calendrier Julien, en vigueur depuis Jules César.

Du 4 octobre au 15 octobre 1582, pour la première fois dans l’histoire, il ne s’est rien passé, absolument rien. Ou plutôt si, nous sommes passés directement du 4 octobre au 15 octobre. 10 jours de néant, de vide ; une amnésie collective, un trou noir dans la chronologie des événements.

Et, le 15 octobre marque une nouvelle ère calendaire : les tout premiers instants du calendrier instauré par le pape Grégoire XIII qui rythme encore aujourd’hui notre vie quotidienne. Le calendrier Grégorien.

Pourquoi bigre avoir rayé d’un trait de plumes 10 jours ? Parce que le calendrier julien, instauré comme son nom l’indique par Jules César quinze siècles plus tôt, partait à la dérive par rapport au temps astronomique au rythme d’onze minutes supplémentaires par an. Soit au bout du compte 10 jours qu’il fallait à tout prix récupéré pour éviter qu’un jour tous les Noëls se passent au balcon.

Mais cette chirurgie temporelle n’était pas suffisante car, si l’on avait réglé le passif, le surplus de 11 minutes, sans mesure adaptée, continuerait à s’incrémenter au fil des ans. Les savants de l’époque remuèrent ciel et terre pour trouver une solution pérenne et logique.

C’est le principe des années bissextiles, instauré par le calendrier Julien, qui sera réformé. Les années séculaires (1600, 1700…) ne seront plus bissextiles à l’exception de celles dont le millésime est divisible par 400, comme 2000. Le tour est joué.

Pas si simple, car la réforme fut adoptée avec un délai plus ou moins long, voire très long. Immédiatement pour l’Espagne, le Portugal et l’Italie, le 9 décembre en France (qui devint le 20 décembre), le 13 septembre 1699 dans les Etats allemands protestants…et début 1918 en Russie. C’est pourquoi la Révolution d’octobre (25 octobre 1917) se déroula en novembre selon notre calendrier.

Vouloir se repérer face aux astres et aux saisons remonte à la nuit des temps (L’un des premiers calendriers est le calendrier Egyptien, dit Nilotique, 4241 av J.-C.), mais certaines nuits n’en finissent pas, comme celle où mourut Sainte Thérèse d’Avila : la nuit de 4 au 15 octobre 1582.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Le Calendrier, maître du temps ?. Jours, semaines, mois, saisons, années rythment l’existence individuelle. Décennies, siècles, millénaires, cycles et ères tissent l’histoire de l’humanité. Jacqueline de Bourgoing retrace l’histoire scientifique et technique, mais surtout politique et identitaire des calendriers, et éclaire la constance et la diversité des efforts que les hommes ont déployés pour scander et habiter le temps.
  • Qu’est-ce que le temps ? Qu’est-ce que l’espace ? » Une nouvelle image du monde est en train de se mettre en place dans la physique de base : celle d’un monde sans espace et sans temps. L’espace et le temps comme nous les connaissons vont disparaître de l’image scientifique du monde, de la même façon que la notion de centre de l’Univers en a disparu « . Carlo Rovelli, physicien théoricien, parmi les initiateurs de la gravité quantique à boucles, brosse un tableau limpide de la physique fondamentale pour en éclairer les failles et les questions ouvertes.



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