mercredi, 17 juillet 2019

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Les inventeurs font leurs tout premiers pas

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Posté par fabrice
 

- 2,4 millions d’années

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L’invention des inventions

La capacité à inventer est apparue très tôt dans l’histoire de l’humanité, bien avant le langage. Ce désir inné de progrès permet de croire à un monde meilleur, façonnable selon nos rêves. Ces rêves ne risquent-t-ils pas de se transformer un jour en cauchemar ?

L’homme est un animal doué d’inventions ! Si l’histoire de l’homme remonte a environ 3 millions d’années (et l’Homo Sapiens 200 000 ans environ), dire avec précision à quel moment « l’homme » a eu l’idée d’inventer et d’innover est impossible. Tout juste sait-on que notre don pour l’invention n’est pas corrélé à celui que nous avons pour le langage. Il suppose juste une vision du futur.,

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L’invention revient de loin

Les plus anciens outils, retrouvés en Afrique de l’est, remontent à 2,3 ou 2.4 millions d’années, c’est-à-dire au tout début de l’épopée humaine. Une chose est sûre, déjà à cette époque l’homme avait l’idée de modifier ce qui est, pour en améliorer l’usage. Il était donc chasseur, cueilleur…et inventeur !

Evidemment, nous ne sommes pas encore à la pointe de la technologie ! Parmi les toutes premières « inventions », on trouve probablement des pierres dont on a détaché un éclat en la frappant, pour en faire un objet tranchant.

A l’époque, plusieurs espèces d’homininés coexistent sur la planète et on ignore laquelle d’entre elles a eue l’idée de génie…

Il faut se faire une raison, l’usage de ce type d’outils, comme des galets utilisés comme enclume ou percuteurs, n’est pas réservé aux hommes. Quelques espèces de singes et même les loutres marines y ont recours !

Mais les hommes sont allés plus loin. Ils ont d’abord appris à sélectionner les meilleures pierres, puis ont appris à travailler les matières d’origine animale comme les os, ivoire de mammouth ou bois des cervidés ainsi que celles d’originales végétales.

Puis, ils ont mis au point de nouveaux procédés, utilisés de nouveaux matériaux. Surtout, ils ont su développé une idée mentale de ce qu’ils voulaient.

Les inventions ne se limitent évidemment pas aux outils. L’homme va inventer des stratégies de conquêtes de territoires, des moyens de protection contre les dangers, puis de domestication des animaux et du feu, et bien d’autres choses.

Il va aller au-delà en développant sa capacité à se projeter et à conceptualiser dans des domaines qui ne représentent pas une utilité immédiate. Ce sera le cas des sépultures ou de l’art. Il est capable de joindre l’outil à l’agréable !

L’invention est loin d’être linéaire

Prenons l’exemple du Biface. Celui-ci a été inventé une première fois, en Afrique, il y a 1, 7 million d’année environ, puis une seconde fois en Chine, 700 000 ans plus tard et à nouveau en Europe, il y a seulement 700 000 ans. Eloignement géographique et temporels font qu’à chaque fois, c’est une nouvelle invention.

Plus les gestes techniques et plus l’outil sont simples, expliquent Sophie Archambault de Beaune (1), professeure et chercheuse, plus la probabilité d’avoir les mêmes idées à des moments et à des lieux très éloignés est forte. Jusqu’à l’antiquité les inventions sont relativement peu nombreuses mais se révèlent déterminantes pour la vie quotidienne des gens. C’est le cas, de la maîtrise du feu, de l’agriculture, de la roue, de l’écriture, de la métallurgie…

L'hélicoptère de Léonard De Vinci

L’hélicoptère de Léonard De Vinci

Avec Galilée (1564-1642) , on assiste un basculement entre inventions techniques et inventions technologiques (1).

Pour la toute première fois, on réalise que les lois de la nature peuvent s’écrire sous forme d’équations mathématiques. C’est une véritable rupture. De là, vont découler toutes les inventions qui vont bouleverser le monde, notre monde, comme les machines à vapeur, l’électricité, puis l’électronique. A partir d’une maîtrise technique nouvelle, on va créer d’innombrables applications.

A partir du XXème siècle, la technologie va donc prendre le pas sur la technique.

L’invention une œuvre collective ou individuelle ?

L’invention est plutôt le fait d’un individu comme le pense le physicien Etienne Klein (1). En tout cas, les grandes inventions ou innovations, comme les théories de la relativité d’Einstein, ou encore les vaccins de Pasteur, sont le fruit d’un contexte et d’hommes exceptionnels, de vrais génies.

Mais avant d’être formulée, une invention est souvent l’aboutissement d’un rêve d’un individu ou parfois commun aux hommes comme le rêve de voler.

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C’est donc l’imaginaire qui est le moteur de l’invention ainsi que la capacité de « rebattre les cartes » ou de porter un regard différent sur les choses.

Aujourd’hui, la complexité est telle que les innovations sont de moins individuelles mais le résultat d’un travail collectif comme en témoigne les prix Nobel qui sont souvent attribués à une équipe ou à plusieurs personnalités.

Que reste-t-il à inventer ?

Même si les grandes innovations matérielles sont derrière nous, aujourd’hui, on invente tous azimuts. Nous sommes entrés, tout récemment, dans l’ère des innovations et inventions à l’échelle de l’infiniment petit ou immatérielles avec l’IA (Intelligence Artificielles), les biotechnologies, la génétique ou encore les nanotechnologies.

Certains, comme Ray Kurzweil, futurologue de Google, estime que ces innovations seront encore bien plus bouleversantes que la révolution industrielle ne l’a été.

Peut-être sommes-nous à l’aube de « l’obsolescence de l’homme » pour reprendre une expression du philosophe Günther Anders, un monde où la capacité à inventer ne sera plus la seule prérogative de l’homme mais, pour la toute première fois, celle d’une intelligence non biologique.

Cette fois, l’homme aura peut-être fait l’invention de trop !

Publié le 6 septembre 2015


 L’immortalité : l’ultime invention !

On les appelle les transhumanistes. Ils font partie d’un mouvement culturel et intellectuel qui comptent notamment sur les biotechnologies pour améliorer la condition humaine considérant le handicap et les maladies comme une « anomalie », que le progrès pourra éradiquer à terme.

Pour les transhumanistes, dont fait partie Ray Kurzweil, le « monsieur futur » de Google qui jusqu’à présent ne s’est jamais trompé, l’immortalité, ou du moins une vie de millénaire, est à portée de main.

C’est un tsunami technologique auquel il faut se préparer : selon Dmitri Itskov, une jeune milliardaire russe qui consacre sa fortune à chercher à « tuer la mort », en 2045, l’homme pourra atteindre immortalité ou quelque chose d’approchant. Mieux, dès 2035, il estime qu’on pourra télécharger sa propre conscience, ce qu’il appelle le Mind uploading (3)

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Dès maintenant, grâce aux greffes de neurones, aux tissus imprimés en 3D ou aux cellules régénérées, nous empruntons déjà sans le savoir la route de l’immortalité.

C’est aussi vers la moitié de ce siècle que, selon Kurzweill(2), on disposera d’une intelligence artificielle (IA) un milliard de fois plus puissantes que les 9 milliards de cerveaux réunis.

Si ces prévisions se réalisent, tout ce que l’Humanité a conçu depuis des millénaires, le travail, la façon de procréer, d’envisager l’avenir, la position sociale, tout sera à reconstruire.

Si l’on en croît, de nombreux experts de la Silicon Valley,  la personne qui vivra 1000 ans est déjà née (4) !

L’immortalité finira peut-être par tuer l’homme, en tout cas l’homo sapiens que nous sommes.


1 -  « L’histoire des inventions » – Hors série Le Monde / La Vie 2015
2 - 
Atlantico – 12 août 2015 « Et maintenant, Google annonce l’immortalité pour la fin de ce siècle »
3 – L’obs N°2642 – 25 juin 2015.


A Visionner  pour mieux comprendre :




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1 commentaire

  1. depannage-pascher.com a écrit,

    L’invention est liée de nos jours aux recherches….

    Posté le 4 décembre, 2015 à 13 h 43 min

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