jeudi, 09 février 2012

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

Archive pour: novembre, 2005

Les tout premiers « Moi, je ! »

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Posté par fabrice
 

A partir de 1380

Quand l’individu s’éveillera


Nous sommes en1493.  Albrecht Dürer, peintre et féru de mathématiques notamment pour ses applications dans l’art, vient d’achever le premier véritable autoportrait de l’histoire . Il a 22 ans. Il se considère digne d’une représentation qui vise la postérité. Pour la première fois, l’artiste devient sujet de son œuvre. Pour atteindre cette forme aboutie d’individualité [1], il aura fallu près d’un siècle à partir des premiers fourmillements de l’ego au sortir du moyen-âge.

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Autoportrait d’Albrecht Dürer

Pour la toute première fois, l’être humain lambda aspire à devenir un individu, comme le soulignait le philosophe Jacob Burckhardt. C’est-à-dire, une personne responsable, autonome visant son épanouissement personnel et qui se distingue du groupe. Mais ne crions pas victoire car « de l’être est une personne » à « l’enfant est une personne », défendu par Françoise  Dolto, il s’écoulera encore 500 ans. Enquête sur l’affirmation de l’homme occidental.

Chez ces gens là, on ne pense pas…encore à soi

Justement, l’histoire, durant le Moyen-âge, paraît immuable, un éternel recommencement sans espoir de progrès ni de jours meilleurs, du moins sur cette basse Terre. Face à cette homéostasie à l’allure de chape de plomb, l’homme subit sa destinée dont il remet les clés à ses seigneurs, celui du château comme celui du ciel.

Prendre sa vie en main et devenir ainsi un individu autonome ne lui effleure même pas l’idée. Son existence se confond avec celle de son peuple, de sa corporation, de sa famille et des saisons. Malgré l’apparition des noms et des surnoms après l’an 1000, ceux-ci ne font qu’ancrer la personne dans son lieu d’origine ou son métier, sans lui donner une véritable identité propre. Peine perdue d’ailleurs car aux environs de 1500 moins de 3% de la population européenne est en mesure de déchiffrer son nom, soit 2 millions de personnes.

Seuls quelques individus sortent du lot : les hérétiques et les déviants dont le nom est jeté en pâture à la vindicte populaire. Les signes avant-coureurs de la personnalisation arrivent avec Jean le Bon, vers 1350 dont on tirera pour la première fois le portrait et dont on gardera la signature. Un des premiers signes d’affirmation de soi au service d’une volonté individuelle…et du pouvoir.

Quand le monde s’éveillera

Ironie de l’Histoire, à partir de cette époque le monde sort de sa longue période de léthargie. La vie culturelle, scientifique, et personnelle bourgeonne comme jamais. Du point de vue démographique, la situation s’améliore nettement après la grande peste de 1450 (la précédente datait de 1348), période où sévit encore l’anthropophagie.

A l’époque de Dürer, la Terre compte 300 millions d’âmes, dont la moitié vit en Asie et un cinquième seulement en Europe (17 millions en France). Les plus grandes villes d’Europe, Paris, Naples et Istanbul dépassent à peine 150 000 habitants. En un siècle, à partir de 1450, la population européenne va doubler. Plus nombreux mais moins anonyme, c’est tout le paradoxe de cette renaissance humaine au milieu de la Renaissance, tout court. L’éveil est à la fois dans le cœur des hommes et au cœur des cités.

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Quand l’individu s’éveillera

Espérance de vie qui s’allonge –en moyenne 35 ans- et remise en question des doctrines scientifico-chrétiennes, suite notamment aux observations astronomiques : un processus inédit est en train de s’enclencher bouleversant les valeurs  :
- la marchandisation de la société fournit une valeur au travail et donc à celui qui fournit ce travail;
- Parallèlement, on assiste à la naissance du salariat qui va permettre à l’individu de s’émanciper matériellement puis intellectuellement;
- L’émergence des valeurs familiales modifie le rapport aux enfants qui ne sont plus uniquement considérés comme une charge ;
- Par voie de conséquence, l’éducation des enfants commence à être pris en considération : dans les familles pauvres, les enfants sont placés comme domestiques, chez les riches, on les envoie s’instruire loin du domicile. Approches différenciées mais objectif commun : les forger aux dures réalités de la vie ;
- les gens hésitent moins à exprimer leur personnalité : les vêtements se « sexualisent ». Les femmes affichent pour la première fois leur attrait pour les belles matières (chemise en toile de lin, par exemple) et l’originalité. C’est le début de la mode qui enclenchera l’essor de l’industrie textile.
- L’héritage (pour la bourgeoisie) devient une valeur personnelle (les enfants, la famille) au détriment de l’institutionnel, en l’occurrence l’Eglise.
On assiste donc à la volonté de se démarquer du groupe pour se singulariser, parce que l’individu prend conscience qu’il représente une valeur, qu’il est unique et qu’il commence à être en mesure de se forger sa propre opinion.

Quand l’artiste s’éveillera

Pour Nietzsche, l’individu est avant tout un créateur qui est transcendé par son œuvre. Il faudra attendre le XVème siècle pour que les artistes existent en tant qu’ individu et se voient désignés par leur nom. Auparavant, ils œuvraient au sein d’ateliers collectifs ou pour la cour de manière anonyme. Du collectif, ils vont rentrer directement dans la mémoire collective. Parmi tous les artistes illustres, citons le nom de Filippino Lippi qui inventera, à Florence, le Portrait, symbole « personnifié » du « Moi, je ! » Beaucoup de ces portraits, surtout en Italie, sont réalisés de profil ; Vers 1503-1505, Léonard de Vinci peindra Mona Lisa de face, légèrement tournée sur la droite. La Joconde est la parfaite illustration de l’éloge de l’individu.

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Avec son film Zelig, Woody Allen, pose la question de ce qu’est un individu.

Quand l’individualisme s’éveillera

Sans le savoir, Albrecht Dürer a donc ouvert la boite de pandore qui poussera l’homme vers un ultra-narcissisme caractérisant la société moderne. Car, l’individu libéré offre au moins 4 facettes : il est capable de penser de manière autonome, il défend et protège ses valeurs et ses différences, il vise son épanouissement personnel et sa réussite et, dans le cas extrême, en fait son unique but, ce qui représente l’ultime état.

En avance sur son temps, Descartes, avec son fameux Cogito ergo sum (je pense donc j’existe) et sa défense de Galilée (procès en 1633) s’oppose au système et à la pensée unique de l’époque. En quelque sorte, il défend les 2 premiers « niveaux » du concept d’individualisme. Mais ce dernier doit beaucoup plus à Thomas Hobbes, auteur du Leviathan qu’il publiera en 1651. Sa théorie : faire de l’homme un acteur décisif dans l’édification de son propre monde social et politique. Autrement dit, il est possible de concilier intérêt individuel et intérêt général.

D’une certaine façon, c’est la thèse qui sera développée bien plus tard avec l’ultralibéralisme et la main « invisible du marché » qui, selon ses adeptes, œuvre presque à notre insu pour le bien commun.

Le « Moi Je » connaîtra son heure de gloire en 1507, lorsque Martin Waldseemüller, baptisera America le nouveau continent, en référence à Amerigo Vespucci, simple bijoutier et vendeur d’équipements de bateaux en Espagne, co-équipiers et, peut être, ami de Christophe Colomb.

Depuis ce jour-là, la « voix » de l’Amérique est donc toute tracée pour crier haut et fort la primauté de l’individu.

Dates à retenir

  • 1380 : Début de la Renaissance, d’abord en Italie puis en Europe;
  • 1472 : danse de l’Orfeo de Politien, théâtralisation du « motif artistique », préalable au théâtre moderne;
  • 1491 : première représentation moderne d’une pièce de Plaute, à Ferrare, à la cour du duc d’Este;
  • Fin 1491, les feuilles éphémères, premiers journaux parlent du couronnement de la reine Anne de Bretagne;
  • 25 décembre 1492 : première représentation théâtrale en salle fermée;
  • 1493, l’autorisation des dissections de cadavres est envisagé dans tes les écoles de médecine d’Italie;
  • 1527 : sac de Rome, marquant la fin  de la Renaissance;
  • 1556 : Henri II tente de mettre fin à l’infanticide.

1 – Dès l’age de 14 ans, Dürer « s’autodessine » et en 1503, il sera le premier artiste à se représenter nu. En fait, les autoportraits font leur apparition au XIIème siècle au sein des enluminures en tant qu’objet de signature mais ne représentent pas une oeuvre d’art, au sens habituel du terme.


A consulter pour mieux comprendre :

 


A lire pour aller plus loin :

  • La civilisation en Italie au temps de la Renaissance: Tome 1 Un temps, un monde, une civilisation. Jacob Burckhardt a brossé le tableau saisisant de la plus grande révolution culturelle de l’Occident moderne.
  • 1492, par Jacques Attali. 1492 : année décisive, année bifurcation où naît l’Europe moderne. Un bouillonnement de faits, d’idées, de personnages, recréé sous nos yeux par l’auteur d’Histoires du temps et de La Vie éternelle, roman. Clair, riche, ardent… Provocant aussi.
  • La Renaissance – Les collections de l’Histoire n° 43
    Foisonnement d’intelligence et de beauté, la Renaissance italienne est une révolution culturelle dans une Italie morcelée et en proie aux conflits. Avec Patrick Boucheron, Élisabeth Crouzet-Pavan, Isabelle Heullant-Donat, Carlo Vecce…
  • L’émergence de l’individualité, cours de P. Penel. L’objectif de ce cours est de montrer comment le sentiment d’individualité tel qu’on le connaît actuellement s’est mis en place tout au long de l’Histoire.
  • Zelig de Woody Allen (DVD).
  • À la fin des années 20, Leonard Zelig (Woody Allen) est un véritable phénomène en Amérique. En effet, ce petit homme en mal d’affection possède la faculté de se transformer à l’image des gens qu’il côtoie. Arrêté lors d’une de ses métamorphoses, il est conduit dans un hôpital où les plus grands scientifiques viennent étudier son cas. Heureusement, le docteur Eudora Fletcher (Mia Farrow) va lui venir en aide…

Les tout premiers pas de la diplomatie moderne

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24 octobre 1648

Foutez-nous la paix !

 

L’art négociation ne date pas de la dernière pluie; il accompagne sans doute les conflits depuis toujours. Pharaons, Romains, barbares, tous avaient recours à des émissaires ou des messagers dont le rôle se limitait à transmettre des messages en vue de négocier une sortie de conflits ou pour nouer des alliances. Mais par esprit de conquête et de volonté de domination, la force avait toujours la primeur. Autrement dit, on combattait avant et on négociait après.

La paix en ligne de mire

 Le 24 octobre 1648 marque un tournant radical dans cette approche. Ce jour-là, les traités de Münster et d’Osnabrück, plus connus sous le terme de traités de Westphalie, mettent un terme à la guerre de trente ans qui est un conflit autant politique que religieux.

A partir de ce jour, la négociation prend les habits neufs de la diplomatie telle qu’on la connaît et tente de se mettre au service de la paix – avec plus ou moins de succès !- et non plus comme point d’aboutissement de la guerre.

Les rêves de domination universelle, qu’ils soient politiques comme pour ceux des Habsbourg ou religieux, comme ceux de la papauté et de la Chrétienté vont se heurter désormais aux Etats-Nations et au principe de souveraineté nationale. On assiste à l’émergence d’une autorité ultime, celle du législateur, qui surpasse pour la première fois, celle de l’ordre religieux et toute autre autorité intérieure ou extérieure. Ces nouvelles règles politiques s’inscrivent dans un courant visant à renforcer le « droit des gens « .

Entre équilibre et Raison d’Etat

Ce 24 octobre 1648 inaugure donc l’ère de l’équilibre entre les puissances -visant à limiter les effets désastreux des guerres incessantes-, grâce à la reconnaissance de la souveraineté des Etats. Ils pourront s’appuyer sur des traités bilatéraux ou multilatéraux qui forment les bases du droit international.

Pour la toute première fois, une diplomatie, destinée à prévenir les conflits et à garantir des intérêts communs émerge en Europe, tandis qu’au sein de cette même  Europe prend corps  la notion d’Etat-Nations.

La paternité de cette nouvelle situation qui « enfantera »  le Corps diplomatique au niveau international revient à des personnages illustres comme Hugo Grotius, Sully, Mazarin, Richelieu, sans oublier Nicolas Machiavel (1469-1527), grand négociateur, diplomate avant l’heure et « concepteur » d’une doctrine s’apparentant à la notion de Raison d’Etat. Concept qui sera appliqué pour la toute première fois par Richelieu, « le premier diplomate digne de ce nom« , comme le soulignera Henry Kissinger .

Si le mot Diplomatie s’impose qu’au XVIII ème siècle, il faudra attendre le XXème siècle pour qu’apparaisse la première véritable instance supranationale : la Société des Nations (SDN), créée en 1919 par le traité de Versailles. Cela,  un siècle après la création de la toute première organisation internationale, la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin, constituée dans la foulée du Traité de Vienne de 1815. En 1993, on comptait 250 institutions internationales.

 

Internet « pète » les câbles…diplomatiques !

4 siècles après les traités de Westphalie, un simple soldat de l’armée américaine, Bradley Manning, avec l’appui de Julian Assange, fondateur du site Wikileaks, ébranle le système inauguré par Richelieu. Face au grand déballage des câbles diplomatiques, faut-il voir dans l’affaire Wikileaks une avancée majeure vers la paix au nom de la  transparence, ou au contraire, une « terrible naïveté », comme le défend Christian Makarian chroniqueur à l’Express, et une « formidable possibilité de régression » ?

L’histoire le dira. Elle nous dira aussi, si nous entrons dans une nouvelle ère de l’information, une ère où, puisque que tout se sait, tout se tait.  Mais l’important au final, n’est-il pas, qu’on nous foute la paix !


WikiLeaks : la diplomatie n’a plus de secrets

  • 251287 documents confidentiels de la diplomatie américaine divulgés;
  • dont 16 000 portaient la mention « secret » mais aucun « top secret » ;
  • La période de rédaction de ces « câbles diplomatiques », essentiellement entre 2004et  2010;
  • mais certains datent de 1966 ;
  • Wikileaks a choisi, à travers le monde, 5 organes de presse pour relayer et filtrer la diffusion : « New York Times », « The Gardian », « El Pais », « Der Spiegel » et « Le Monde »;
  • 120 journalistes mobilisés pour vérifier et sélectionner les documents qu’ils publieront;
  • Un masquage des sources citées pouvant être mises en danger;
  • La mise en place, par des internautes, de nombreux serveurs miroirs pour palier tout blocage de Wikileaks;
  • Décembre 2010 : des organismes financiers, PayPal, Visa Europe, MasterCard,  « Bank Of América » décident de suspendre toutes transactions destinées à Wikileaks.

Les grandes étapes du nouvel ordre international :

  • 1648, traités de Westphalie;
  • 1815, Traité de Vienne, considéré comme la première manifestation du mulitlaréralisme;
  • 1816, Commission centrale pour la navigation du Rhin, plus ancienne organisation internationale;
  • 1863, création du CICR, Comité international de la Croix Rouge;
  • 1865, Union internationale du télégraphe;
  • 1874, Union générale des postes;
  • 1899, Cour permanente d’arbitrage, créée par la première conférence Internationale de la Paix;
  • 1916, Création de la Société des Nations (SDN);
  • 1919, le Bureau International du travail (BIT) voit le jour;
  • 1945, Organisation des Nations Unies (ONU) et Fonds Monétaire International (FMI)
    Mis à jour le 18 décembre 2010


A visionner pour mieux comprendre [interview de Julien Assange, fondateur du site Wikileaks, sous-titrage en Français] :

 

 

A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Atlas militaire et stratégique : Menaces, conflits et forces armées dans le monde : Les menaces se diversifient, les acteurs se multiplient, les technologies progressent et les conflits « asymétriques », face à des groupes non étatiques, se font désormais de plus en plus nombreux. La guerre d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle d’hier. Pour faire face aux nouveaux défis sécuritaires, les politiques de défense et les stratégies, notamment occidentales, doivent donc s’adapter. Pour la première fois, un atlas présente une expertise technique et géopolitique de ces questions, dressant l’état des lieux des forces, décodant les conflits en cours et augurant ceux à venir, tout en fournissant quelques notions essentielles de stratégie. Il aide ainsi à décrypter un monde sous tensions et à mieux lire l’actualité.
  • Diplomatie, par Henry Kissinger. La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d’histoire et de diplomatie d’Henry Kissinger détruit cette illusion: l’Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d’action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu’illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d’équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en « délicatesse ».
  • Diplomacy : Le jeu des intrigues internationales.
    Testez vos capacités de négociations dans un grand jeu d’intrigues et de stratégie. Dans le contexte du début du XXe siècle, jouez l’une des 7 grandes puissances européennes et plongez dans le réseau d’intrigues et de négociations qui vous amènera au sommet de la puissance … mais gardez toujours un œil sur vos alliés si vous voulez y rester.

La toute première « pop star »

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13 avril 1742

Quand la musique est bonne…

 

Le 13 avril 1742, une immense foule se presse devant le Grand Théâtre de Dublin plusieurs heures avant son ouverture. Tous espèrent pouvoir  écouter l’oratorio composé en seulement 24 jours par Haendel : Le Messie.

En quelques heures tous les billets sont vendus tandis que le Maître annonce que les droits seront reversés intégralement aux oeuvres de charité. Cette première représentation du Messie sera acclamée au-delà des espérances.

Ce jour-là, une star est née, la toute première « pop star » de l’histoire comme certains aujourd’hui n’hésitent pas à l’affirmer (1).

Reconnaissons que la vie de Georg Friedrich Haendel (1685-1759) est à la fois extravagante et populaire. Les puissants de l’époque, rois, reines, personnalités des cours européennes sont ses premiers supporters. Très vite, ses succès deviennent populaires et Haendel entraîne dans son sillage des milliers d’adorateurs, des groupies ou des fans, comme on dirait aujourd’hui.

Le personnage est aussi baroque que sa musique. Il porte des perruques extravagantes et on lui attribue de nombreux caprices. Son énergie et son ego sont à la hauteur de ses succès. Cependant, son tempérament méticuleux, impulsif et dominateur, le conduit à des excès comme le fait de vouloir défenestrer une cantatrice qui l’excédait.  Attitude de Diva qui  finira par lui jouer des tours et engendrer  pas mal d’ennemis.

Cependant, l’opinion publique est subjuguée autant par cette personnalité hors norme que par sa musique.  Il sera célébré durant son vivant comme un génie de la musique, tandis que le célèbrissime claveciniste, Scarlatti, évoquera le diable en personne lorsqu’il l’écouta pour la première fois.

Ironie de l’histoire, ce compositeur du XVIIIème siècle aura vécu dans la même rue que Jimi Hendrix. Très Rock-and-roll, n’est-il pas ?


Haendel : le parcours d’une superstar

  • Contemporain de Bach, originaire de Halle, en Saxe, Haendel composera une quarantaine d’Opéras, une vingtaine d’Oratorios et de nombreuses autres oeuvres musicales comme le célèbre Water Music (1717).
  • Il débute comme organiste puis fait un séjour en Italie entre 1706 et 1710. Il quitte alors Venise pour Hanovre.
  • En 1712, il abandonne sans autorisation son poste au service de Georg Ludwig, prince-électeur de Hanovre, pour rejoindre Londres et le futur roi George Ier d’Angleterre qui était aussi, par une malice des alliances, son ancien employeur à Hanovre. Haendel fait découvrir aux Britanniques, l’opéra italien.
  • En 1739, il délaisse l’opéra pour l’oratorio, abandonne les modèles allemands et italiens et crée l’oratorio anglais qui fait la part belle aux choeurs.
  • Peut-être pour remercier Dieu -bien qu’il ne soit pas dévôt- qui lui avait permis de se remettre d’une hémorragie cérébrale ayant paralysé son coté droit 4 ans plus tôt, Haendel compose entre le 22 août 1741 et le 14 septembre, le Messie.
  • Lors d’une des représentations du Messie, le 6 avril 1759, Haendel agé de 74 ans eut un malaise et exprima sa volonté de mourir le jour du vendredi saint. Voeu exaucé : il décéda le 14 avril et désormais, chaque Vendredi Saint à l’Albert Hall de Londres, le Messie est interprété.

1 – Haendel : une vie de Pop star, documentaire de la chaîne Histoire.


A écouter et à visionner :

Le premier envol de l’espérance de vie

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1790

Ô Temps suspends ton vol

 

Au moment où la Révolution Française abolissait les privilèges, l’humanité s’octroyait un privilège qui n’a pas de prix : l’accroissement de l’espérance de vie et cela, pour la première fois de manière significative depuis l’aube de l’humanité. Situation probablement, sans équivalent pour la plupart des autres espèces vivantes, sauf pour nos « 100 millions d’amis » comme l’explique l’encart en bas de page.

27 ans pour les hommes et 28 pour les femmes, voici l’espérance de vie en 1750, espérance qui était restée peu ou prou identique depuis des lustres. Yves Coppens rappelle que la célèbre Lucy ayant vécu plus de 2 millions et demi d’années avant l’appartion de l’homo sapiens, est décédée à l’âge de 20 ans. Hélas, à l’époque, fêter ses 20 printemps, c’était être à l’automne de sa vie puisque l’espérance de vie se situait entre 15 et 18 ans. C’est à partir de 1790 que les choses bougent réellement. Pourquoi ce décollage ?

Décollage immédiat

Meilleure alimentation, meilleure hygiène et surtout découvertes médicales sont à l’origine de cette envolée. La vaccination sera un facteur-clé de progrès et, en tout premier lieu celui de la variole, infection qui fait des ravages notamment chez les enfants. Le 14 mai 1796, Edward Jenner teste sur un enfant, la toute première vaccination, connue sous le nom de Vaccine de Jenner, la variole des vaches. Profitant de ce combat contre les maladies infectieuses, entre 1790 et 1885, l’espérance de vie prend son envol.

Depuis 1841, selon les chercheurs Jim Oeppen et James Vaupel l’espérance de vie a augmenté au rythme de 3 mois par an. En réalité, cet accroissement n’est pas linéaire mais se produit par phase, phases qui correspondent principalement à des découvertes médicales. Ainsi, on constate une nette progression entre 1880 et 1960, ce qui peut être mis au crédit des avancées de Pasteur mais aussi au progrès technique et social et à une généralisation progressive de l’assainissement de l’eau. Puis, à partir des années 60, nouveau coup de pouce spectaculaire qui va encore s’accentuer entre 1995 et 2003. Cette fois, il s’agit de la « révolution cardiovasculaire ».

Film Brazil, de Terry Gilliam; 1985

Le vieillissement généralisé de la population au niveau mondial est évidemment l’autre versant de cet allongement de la vie : D’ici à 2050, les plus de 65 ans devraient triplés. Les séniors représenteront alors 1 milliard et demi de personnes, soit 1/6 de la population mondiale. Mais attention, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne : les champions du monde, reste les japonnais avec 79 ans pour les hommes et 86 pour les femmes, tandis que les moins biens lotis se trouvent au Zimbabwe, 39 ans pour les hommes et 43 pour les femme. Sans parler des SDF dont l’espérance de vie ne dépasse pas la cinquantaine, 48 ans. La révolution démographique pour abolir les privilèges est encore à venir !

Célébration des centenaires avant le tri-centenaire de la révolution.

Rien qu’en France les centenaires seront 200 000, contre 16 000 aujourd’hui et une centaine seulement en 1900. Cela constitue à la fois une chance et un fardeau. Mais contrairement aux idées reçues, actuellement les dépenses de santé du jeune âge en France (moins de 10 ans) sont équivalentes à celles du grand âge (à partir de 85 ans).

Progrès technique, médical et social, hygiène de vie, mais aussi capital génétique sont les facteurs-clés de cette révolution. Sinon comment expliquer l’étonnante longévité de Churchill qui, malgré son obésité, l’absence de pratique sportive, si l’on exclut le sexe, ses 18 cigares quotidiens, accompagnés abondamment de whisky, vécut jusqu’à 90 ans. La thérapie génique sera-t-elle la prochaine fontaine de jouvence ?


Les animaux domestiques aussi vous présentent leurs meilleurs vieux

Selon une étude allemande menée en 2005, l’espérance de vie de nos compagnons à 4 pattes a progressé régulièrement depuis les années 80. Ainsi, l’espérance de vie des chats serait passé de 6,2 ans en 1982 à 11,1 ans en 2005, soit une augmentation spectaculaire de 40% . Cette progression est moins spectaculaire pour les chiens, dont l’espérance de vie serait passée de 9,5 ans à 11,9 sur la même période. Meilleure alimentation, soins prodigués régulièrement à nos compagnons à poils, finalement mêmes causes, mêmes effets que pour l’homme.

Publié le 4 janvier 2011


A visionner pour ceux qui espèrent vivre plus longtemps :


Comment augmenter son espérance de vie – part 1
envoyé par pedro69006. – Regardez plus de vidéos de science.


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Histoire des centenaires et de la longévité : Vivre cent ans, voire même davantage : voilà qui constitue depuis des temps immémoriaux un des rêves les plus tenaces de l’être humain. Pour parvenir à cette longévité tant désirée, il aura tout essayé ou presque depuis les moyens les plus absurdes jusqu’aux plus sophistiqués. Quels sont ceux qui ont réellement réussi ? Parmi les cas de centenaires ou de  » longévites  » rapportés dans les ouvrages et les documents anciens, quels sont ceux auxquels on doit accorder crédit ?
    La perception de l’âge et de la longévité n’a-t-elle pas varié avec le temps ? Quelles ont été les étapes de l’allongement de la durée de vie auquel on assiste de nos jours ? De Mathusalem à Jeanne Calment en passant par Luigi Cornaro ou Jean Jacob, cet ouvrage évoque quelques longs-vivants célèbres ou moins connus. Il retrace également le long parcours de tous ceux, scientifiques, écrivains ou anonymes qui à travers les siècles ont consacré tout ou partie de leurs réflexions et de leurs travaux à mieux connaître le processus du vieillissement afin de trouver les clés de la longévité.
  • Guide du bien vieillir : Plus question d’aborder la cinquantaine comme nos grands-parents l’ont fait ! L’augmentation de l’espérance de vie, les progrès de la médecine font que l’on vivra plus longtemps et mieux qu’on ne le pensait. Encore faut-il s’y préparer activement, le plus tôt étant bien sûr le mieux. C’est l’objectif de cet ouvrage, très complet, qui aborde le vieillissement sous tous ses angles : physique, santé, bien-être, intellect, relation avec les autres (conjoint, petits-enfants), préparation de sa retraite…
  • Arrêtons de vieillir : Peut-on repousser les limites de la vie ? Pierre Boutron, polytechnicien, chercheur au CNRS, répond sans détour : oui. Puisqu’il existe dans la nature des espèces vivantes qui échappent au vieillissement, rien n’interdit que nous puissions infléchir ce processus et dépasser notre limite de longévité. Une fois présentés les principaux mécanismes du vieillissement, l’auteur explique comment en modifier le cours.

La toute première fois où l’on dépasse les bornes des limites

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1883

On n’en a pas fini avec les infinis

Si l’infini peut paraître long, surtout sur la fin, pour paraphraser Woody Allen évoquant l’éternité, c’est, avant tout, sa compréhension qui fut longue à germer dans les esprits.

Georg Cantor

Georg Cantor

En réalité, cette notion d’infini a trouvé difficilement sa place, du moins d’un point de vue mathématique, restant le terrain de jeu de bons nombres d’adeptes des paradoxes. Il faudra en effet attendre Georg Cantor, dans les années 1880, pour disposer d’une réponse mathématique opérationnelle à un concept qui, jusqu’alors, relevait du divin ou de la philosophie.

Un infini, hors de portée

Évidemment, à la question « qu’y a-t-il au-delà des limites (ou après) », on relevait une infinité de réponses, chacune correspondant à une vision sans véritable fondement mais dotée d’un point commun : elles considéraient l’infini comme quelque chose d’inatteignable voire d’inimaginable. Même si mathématiquement parlant on admettait l’existence de grandeurs en perpétuel accroissement, sans véritable limite. Un infini potentiel mais hors de portée rationnelle.

Quantifier l’inquantifiable

Cantor, lui va quantifier « l’inquantifiable » grâce à ses nombres transfinis. Ces nombres vont lui permettre de quantifier l’infini et de réaliser des calculs dessus comme la comparaison entre différents ensembles d’infinis. Pour la toute première fois l’infini endosse l’habit du monde réel et délaisse celui du sacré. Désormais, il devient à la portée de l’esprit humain car calculable.

Aujourd’hui, cela semble aller de soi mais la révélation d’un infini accessible aux règles rationnelles des mathématiques représente un saut conceptuel presque aussi important que la découverte du zéro. Cette comparaison avec le zéro n’est pas anodine car tous deux ont été longtemps niés, considérés comme inappropriés au mode réel ; tous deux sont également liés car en divisant le fini par zéro, on obtient l’infini. Tout est bien qui finit bien !

Sans aucun doute, l’infini recèle une part de mystères qui dérange bons nombres d’esprits surtout les plus cartésiens. Au point que Descartes ne pouvait admettre que l’esprit humain fût capable de concevoir autre chose que des choses finies.

L’éviction de l’infini…

Bien avant lui, les grecs de l’Antiquité avaient contourné le problème de l’infini par un concept négatif baptisé l’éviction : le non fini, dans le sens incomplet ou inachevé. D’ailleurs, Aristote évoque un infini potentiel au sens utopique et inaccessible au commun des mortels. Auparavant, Zénon d’Elée soumet les premiers paradoxes de l’infini dont la célèbre flèche qui n’atteint jamais sa cible car la distance totale est fractionnée de manière infinie (la moitié, puis le quart, le 8ème…).

Dans l’infini, il y a du grand et du petit !

Le concept positif arrivera sur le tard, au Moyen Age. Il repose sur une logique métaphysique où l’accès à l’infini est une prérogative de Dieu et de lui seul. Dans le même esprit, Blaise Pascal (1623-1662) écrira, à propos de l’infiniment grand et de l’infiniment petit : « …ces extrémités se touchent et se réunissent à force de s’être éloignées et retrouvent en Dieu et en Dieu seulement ». La messe est dite.

Hérité d’un symbole romain désignant 1000, le symbole de l’infini sera introduit pour la première fois par John Wallis en 1665. Cantor, lui, utilisera un autre symbole qui se lit « aleph » et qu’il va décliner selon des catégories (infini des nombres entiers, infini des points…). Autrement dit pour Cantor, il existe plusieurs infinis (pouvant être comparé entre eux grâce aux nombres transfinis). Cette diversité de l’infini ne plaira pas car elle remet en question l’infini unique et divin.

L’infini : une histoire à dormir debout

Alors, en définitive, l’infini est–il une notion à dormir debout ? Je vous laisse juge avec ce paradoxe de l’hôtel infini que proposa un certain David Hilbert, au début du siècle dernier :
Observons un hôtel qui comprend une infinité de chambres. Toutes les chambres sont occupées. Arrive une infinité de nouveaux clients. Comment faire pour tous les loger puisque l’hôtel est déjà complet ?
Simple : il suffit de déplacer les anciens occupants en leur donnant que les chambres paires. Ainsi le client de la chambre 1 passe dans la chambre 2, celui de la chambre 2 passe dans la chambre 4, celui de la chambre 3 dans la chambre 6 et ainsi de suite (souvenons-nous que le nombre de chambre est illimité).
Quant aux nouveaux clients, on leur attribue les chambres impaires qui sont en nombre illimitées et qui viennent d’être libérées.

Reste une question en suspens, quel fut le numéro de la chambre de Georg Cantor lorsqu’il sombra dans la folie ?


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • Une Brève Histoire de l’Infini de John Barrow. Vivante et passionnante, voici la première histoire de l infini à travers les âges et à travers les divers domaines de la pensée et de la science.
  • et une illustration du concept d’infini, attribuée à Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »

Le tout premier Serial Killer médiatique

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Posté par fabrice
 

27 septembre 1888

Feuille de choux et choux gras

Le 27 septembre 1888, l’agence de presse London Central News Agency reçoit une lettre signée « Jack The Ripper ». Le surnom de Jack l’éventreur est né et avec lui, pour la toute première fois, la sur-médiatisation des faits divers.

Le mythe de Jack l’éventreur est donc en train de surgir, porté par une presse en expansion, avide de sensationnel et de scoop. A n’importe quel prix, d’ailleurs car il est probable que cette lettre -et celles qui suivront- soit le fruit d’un journaliste du journal Star, né cette même année, nommé Bert et non pas du meurtrier lui-même. D’autres lettres suivront signées à l’encre rouge « votre humble serviteur, Jack l’Eventreur ».

Pour la première fois, la notion de « Serial Killer » pénètre, presque par effraction, dans l’imaginaire des gens avec en arrière plan tous les ingrédients du genre qui fera les choux gras des feuilles de choux et plus tard d’Hollywood. Crime odieux, personnes de petites vertus, atmosphère malsaine d’un quartier misérable de Londres sur fonds de révolution industrielle. Le tout mis en scène par une presse assoiffée de manchettes à sensation. Il faut dire que la presse, qui existe depuis le XVII ème siècle,  est en train de touner une page et son économie connaît un bouleversement.  Grâce à Emile Girardin, la publicité a fait irruption depuis 1836,  an 1 de l’ère médiatique selon certains observateurs ; en Angleterre, la suppression des « taxes sur le savoir » remonte aux années 1850. Résultat : les prix des journaux baissent, leur nombre et leur audience s’accroissent.

Et pour cette nouvelle presse à sensation, tout a vraiment commencé, la nuit du 31 août 1888. Nous sommes dans l’un des quartiers les plus pauvres de Londres, Whitechapel (East End). La police londonienne découvre le cadavre d’une prostituée dont le corps a été atrocement mutilé, égorgé et éventré mais non éviscérée comme le seront les autres victimes.

Sur un mode opératoire similaire mais cette fois vidés de leurs viscères (intestins, utérus, reins), quatre autres cadavres, toutes prostituées, seront découverts les semaines suivantes. La dernière victime, la plus jeune, 25 ans, contre un quarantaine d’années pour les autres, subira le traitement le plus atroce : ses viscères furent éparpillées aux quatre coins de son appartement à l’exception de son cœur qui ne fut pas retrouvé.

Cette série de meurtres, au moins 5 au total, s’achève le 9 novembre 1888, soit 3 mois presque jour pour jour après la découverte de la première victime. Le meurtrier ne sera jamais arrêté ni même identifié bien que la Metropolitan Police –Scotland Yard- envisagea plusieurs suspects mais aucun n’apparaîtra comme crédible.

A défaut de coupable authentifié, reste la question « à qui profite le crime ? ». Il y a au moins une réponse : à la presse à sensation.


Les victimes reconnues de Jack l’Eventreur

  • Mary Ann Nichols, la nuit du 31 Aout 1888
  • Annie Chapman, 7 Septembre
  • Elizabeth Stride, 29 Septembre
  • Catharine Eddowes, le 29 également
  • Mary Jane Kelly, le 9 Novembre.

Les suspects

  • Prince Albert Victor, le Prince de Galles, héritier de la Couronne de l’Angleterre. Thèse du complot qui expliquerait aux yeux de certains l’échec de la Police.
  • Sir William Gull , un chirurgien qui permet d’expliquer les actes chirurgicaux du meurtrier vis-à-vis de ses victimes.
  • Montague John Druitt, le seul dont la mort concorde avec la fin des crimes.
  • Dr Roslyn Dontsan, médecin sataniste
  • Aaron Kosminski, identifié par un témoin mais sans témoignage.
  • James Maybrick, selon le journal intime de Jack l’éventreur qui hélas a les attributs d’un faux
  • Walter Sickert, peintre accusé par la romancière Patricia Cornell en octobre 2002

 


A regarder pour mieux comprendre :


A voir et à lire pour aller plus loin :

  • The Lodger d’Hitchcock pour la première fois à l’écran – Troisième film d’Alfred Hitchcock, tourné en Grande Bretagne, « The lodger, a story of London fog » (1926) n’avait jamais été projeté dans les salles en France. Les fans du maître se précipiteront pour voir cette variation muette et irrésistible de Jack l’éventreur !
  • Jack l’Eventreur démasqué – Cent vingt ans après, l’enquête menée par Sophie Herfort est sans appel : Jack l’Eventreur a désormais un nom. Sophie Herfort est professeur de français à l’Alliance française, licenciée de philosophie et formée à la psychopédagogie et à la neuropsychiatrie. Elle a travaillé pendant vingt ans à la résolution de l’énigme Jack l’Eventreur, épluchant les rapports de police de l’époque, les articles de journaux et les lettres écrites par l’assassin présumé.
  • Le livre rouge de Jack l’éventreur – Un livre de fond sur la vie de cet ancêtre de nos serial killers, sur lequel tant de légendes et de mythes erronés se sont greffés. Stéphane Bourgoin reprend l’enquête à zéro. Il reconstitue l’atmosphère misérable et sombre de l’East End londonien de 1888. Il nous fait revivre chacun de ces meurtres effroyables, comme celui de Annie Chapman et de Mary Jane Kelly… Il examine les différentes théories, plus ou moins classiques, qui font successivement de Jack l’Eventreur un étrangleur, un magicien, un étranger, un membre de la famille royale : déjà un mythe ! Stéphane Bourgoin nous livre les archives secrètes de Scotland Yard. Il a eu également accès aux dossiers de la FBI National Academy. Ce texte est donc un panorama complet, scientifique et fascinant, du destin de l’Eventreur. Le récit est suivi d’un certain nombre de documents décisifs autour du personnage : des nouvelles anglaises inédites, une bibliographie et une filmographie exhaustives.
  • From Hell en DVD – En 1888, à Londres, dans les rues mal famées du quartier de Whitechapel, un tueur en série, surnommé Jack l’Eventreur, rôde. La nuit tombée, ce mystérieux personnage éventre des prostituées. L’inspecteur Frederick Abberline, de Scotland Yard, est engagé pour enquêter. Il comprend rapidement que ces crimes procèdent d’une mise en scène élaborée et suppose un sang-froid à toute épreuve et de solides connaissances en anatomie. Le policier, intuitif et visionnaire, dresse patiemment le profil de ce meurtrier hors normes. Un film de 2002 avec Johnny Depp, Heather Graham, Ian Holm …