jeudi, 30 mars 2017

Les toutes, toutes premières fois

Comment tout (ou presque) a commencé !

La toute première « gorgée » d’eau !

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Posté par fabrice
 

- 4 milliards 400 millions d’années

L’eau de l’au-delà…

 

A la naissance de la Terre, il y a 4 milliards 560 millions d’années environ, l’eau fait figure de grande absente. Il lui faudra pourtant moins de 200 millions d’années pour permettre à notre planète de prendre son tout premier bain. Comment est-elle parvenue à devenir au fil de l’eau  l’élément clé de notre planète, recouvrant 70 % du globe et constituant 60 % de notre corps ?

Quand l’eau nous donne des vapeurs

A l’époque mouvementée de la création du système solaire, la Terre essaie, tant bien que mal, de se faire une place au soleil au milieu d’un nuage brûlant constitué de gaz et de poussières. Si eau il y a, elle n’existe que sous forme de vapeur. L’eau de ces premiers instants, compte tenu de la chaleur ambiante, s’évapore comme la plupart des éléments volatils, rendant son agrégation aux roches impossibles.

 

La Comète Hartley 2 présente comporte de l’eau ayant une signature chimique presque similaire à celle de nos océans

 

L’eau, alimentant aujourd’hui nos cours d’eau et autres océans,  fait son entrée en scène sur Terre pour la toute première fois, moins de 200 millions d’années après la naissance de notre planète.

C’est l’époque où la Terre subit un intense bombardement de comètes et d’astéroïdes. Véhiculée par ces petits corps célestes, au maximum de quelques kilomètres, le précieux liquide est ainsi « déversé » sur Terre sous forme de glace.

L’eau qui fournira sa couleur à notre bonne vieille planète, qui recouvrira sa surface aux deux tiers et qui sera à l’origine de son surnom de planète bleue (2), vient donc d’ailleurs… de l’espace.

Comètes et astéroïdes primitifs dont certaines proviennent du fin fond du système solaire (la fameuse ceinture de Kuiper) auraient ainsi hydraté la Terre. La preuve résulte de l’analyse isotopique de cette eau : l’eau terrestre présente une proportion d’un atome de deuterium (hydrogène lourd) pour 6400 atomes d’hydrogène, proportion presque identique à celle constatée récemment sur une comète (1).

 La mer qu’on voit danser

Une bonne centaine de millions d’années plus tard, il y a 4 milliards 300 millions d’années environ, l’eau va de nouveau faire parler d’elle. Cette fois, ce ne sont plus les comètes qui vont la propulser mais les volcans terrestres. Ceux-ci recrachent des quantités astronomiques de matière, de cendres et surtout de vapeur d’eau enfouies dans les entrailles de la Terre lors des fameuses collisions avec les comètes et autres astéroïdes.

Comme la température a baissé, la vapeur d’eau commence désormais à se condenser. Le ciel se met à pleurer à chaudes larmes : une eau extrêmement acide ruisselle sur la Terre. Elle va remplir les fosses qui deviennent ainsi les premiers planchers océaniques.

En moins de 50 millions d’années, le tout premier océan se met à danser. La planète est à fleur d’eau !

 

 


Un petit grain de « sable », témoin de notre amie l’eau 

Jusqu’en 2001, les scientifiques estimaient que l’eau n’était apparue sur Terre qu’il y a 3 milliards 900 millions d’années.

Depuis, la découverte d’un grain de zircon (3), minéral du groupe des silicates, dans le nord-ouest de l’ Australie a permis d’avancer cette estimation à 4 milliards 404 millions d’années, soit peu de temps après la formation de la Terre.

En effet, la composition en oxygène de ce grain de zircon témoigne de la présence d’eau.


1 – La comète de Hartley 2 présente une proportion de 1 pour 6200. Découverte réalisée, via le satellite Herschel, par l’équipe de Paul Hartog de l’Institut allemand Max Planck.
2 - La Terre gardera une couleur orangée durant près de 2 milliards d’années. Elle deviendra bleue que lorsque le taux d’oxygène dans l’atmospère sera devenu significatif, c’est à dire, il y a 2,8 milliards d’années environ.
3 – « Temps de la Terre, temps de l’homme » – Patrick De Wever – Ed. Albin Michel – 2012  


A visionner pour mieux comprendre :


Astronomie: Aux Origines de l’Eau s5e3p1 par GlobZOsiris


A voir et à lire aussi :

    • Un Monde sans Eau [DVD]
      Trois exemples emblématiques de la relation qui unit l’homme et l’eau, au Bangladesh, au Kazakstan et au Kenya. Le réalisateur autrichien Udo Maurer nous fait prendre conscience, à travers les trois parties qui composent ce film, des divers problèmes liés à l’eau. Des inondations, au problème de l’assèchement de la mer d’Aral ou encore à la bataille journalière pour la recherche d’eau potable, le film montre les problèmes que doit surmonter l’homme pour s’adapter à son environnement.

 

    • E=M6 : L’eau dans tous ses états [DVD]
      L’eau, indispensable à la vie est présente partout sur la planète et sous une infinité de formes. Comment se forme la glace ? Qu’est-ce que l’eau minérale ? À quoi sert l’eau dans un barrage ? Pourquoi les fleuves connaissent-ils des crues Avec E=m6, tout coule de source !

 

    • Atlas mondial de l’eau : De l’eau pour tous ? par David Blanchon, géographe et maître de conférences à l’université de Paris-X (Nanterre) et Aurélie Boissière, cartographe géographe indépendante qui travaille régulièrement pour Courrier international.
      La problématique de l’eau dans le monde se pose en des termes simples : plus d’un milliard d’hommes n’ont pas accès à l’eau potable; 40 % de la production agricole dépend de l’agriculture irriguée ; les écosystèmes aquatiques qui jouent un rôle indispensable dans les processus naturels sont parmi les plus fragiles. C’est donc un triple défi économique, social et environnemental qui devra être relevé dans les prochaines décennies. Afin d’exposer tous les paramètres des enjeux de l’eau, en particulier la question de la ressource et de son utilisation et les défis auxquels sont confrontées nos sociétés, cet atlas met en avant trois idées-force. Tout d’abord, les difficultés ne sont pas tant liées à la quantité globale de la ressource mais à son inégale répartition dans le monde et à la dégradation de sa qualité. Ensuite, même s’il existe aujourd’hui des techniques qui permettraient de pallier les pénuries locales, les obstacles proviennent davantage du manque de moyens financiers ou de choix de gestion inadaptés, l’eau apparaissant bien plus comme un révélateur de tensions sociales que comme la cause de ces dernières. Enfin, si des « guerres de l’eau » entre États ne se sont pas manifestées, on assiste actuellement à une multiplication de conflits sociaux et politiques portant sur les modes de gestion de l’eau, dans les zones irriguées comme dans les villes. Cet atlas, illustré par une centaine de cartes et de graphiques, décrypte de façon approfondie le sujet de l’eau dans le monde.

 

  • L’eau, un trésor en partage
    C’est l’enjeu majeur du XXIe siècle. L’eau va-t-elle manquer partout dans le monde ? Cette ressource, dont les privilégiés que nous sommes pensions jusqu’ici qu’elle était inépuisable, est-elle devenue un trésor convoité ? Comment nourrir neuf milliards d’humains à l’horizon 2050 ? Quelles répercussions le réchauffement climatique aura-t-il sur les pluies ? Connaîtrons-nous bientôt des  » guerres de l’eau  » ?
    Ghislain de Marsily, spécialiste internationalement reconnu, brosse un large tour d’horizon des problèmes liés à l’eau qui se posent aujourd’hui à l’humanité tout entière. Faute d’une coordination mondiale et d’un changement radical de nos modes de vie, la situation pourrait très vite devenir critique…



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2 commentaires

  1. horri mokhtar a écrit,

    bonjour,
    vous allez lire pour la première fois ce scénario sur l’origine de l’eau
    Les trois gaz (azote, hydrogène, oxygène) existaient en même proportions, 3 volumes égaux. Le volume d’hydrogène s’est combiné en totalité avec ½ du volume d’oxygène pour former toute l’eau de la terre, ce qui explique sa presque inexistence dans l’air. Le ½ du volume d’oxygène restant a formé la couche d’ozone et le O2 respirable qui représente 21% de l’air actuellement, l’azote est connu par son inertie à réagir, ce qui explique son abondance (78% de l’air). (détails dans une page).
    A- Origine primaire de l’eau sur terre:
    La terre était à l’origine une boule de matière en fusion, elle a joué le même rôle que celui que joue le soleil actuellement c’est-à-dire une nucléosynthèse jusqu’à la formation de noyaux d’oxygène car elle a été projetée ou formée par accrétion dans un espace où l’hydrogène régnait, une fois la terre refroidie, la loi s’inverse, les atomes les plus lourds vont descendre dans des courants descendants dont les atomes (O) et les atomes légers vont s’échapper dans des courants ascendants dont les atomes (H) qui s’uniront en molécules (H2), les forces mécaniques de ces courants ascendants et descendants exercées tout autour de la terre permettent la combinaison de ces deux gaz dans des réactions chimiques explosives incessantes (la synthèse de l’eau) avec un dégagement de chaleur, toutes les eaux actuelles sur terre se sont formées ainsi, l’hydrogène a été totalement dévoré, car il s’unit à 2 volumes pour ½ volume d’oxygène, c’est ce qui explique sa presque inexistence dans l’air actuel, le ½ volume d’oxygène restant formera la couche d’ozone et le O2 , ce qui explique sa proportion(21% de l’air), l’abondance d’azote (N2) dans notre atmosphère (78%) est due à son inertie à réagir, il ne réagit qu’à 300° avec l’hydrogène pour former du NH3 dans une réaction réversible N2+3H2 –> 2NH3 et 2NH3 –>N2+3H2, c’est-à-dire qu’il libèrera facilement l’hydrogène qui se combinera à l’oxygène pour former encore de l’eau jusqu’à son épuisement. Est il fort probable que cette température fût atteinte ou même dépassée compte tenue de la chaleur dégagée par l’exo-thermie de la synthèse de l’eau.
    (H2 + O –> H2O + chaleur), le résultat est toujours le même.

    B- L’eau de pluie (nouvelle hypothèse):

    1-La photolyse (photodissociation ou photo-décomposition) des eaux océaniques consiste en la décomposition de la molécule d’eau en molécules d’hydrogène (H2) et en atomes (O) sous l’effet de rayonnements solaires, en l’occurrence les ultraviolets. http://www.google.dz/search?q=photolyse
    2-Les molécules (H2) et les atomes (O) sont entraînés par les courants ascendants d’air chaud et sec qui engendrent une force mécanique, à laquelle s’oppose celle des courants descendants d’air froid, on assiste à une opposition de deux forces mécaniques d’où compression du volume d’air englobant un mélange d’oxygène sous forme d’atomes (O) et d’hydrogène sous forme de molécules (H2) qui tous deux agités par le fait de la compression , les frottements et l’effet des rayons solaires s’ionisent (l’hydrogène se charge d’électricité positive et l’oxygène d’électricité négative, ce dernier est d’ailleurs connu très élèctro-négatif) ; une fois un taux de compression favorable atteint, les 2 gaz se combinent dans une réaction chimique explosive (la synthèse de l’eau est explosive), ils forment de l’eau (H2O).
    3-La lumière de l’éclair nous parvient en premier (299.792.458 m/s), en second le son de l’explosion qui est le tonnerre (340 m/s) et enfin la pluie dont la vitesse de chute est inférieure à celles de la lumière et du son.
    Donc éclair+tonnerre+eau= se font au même instant en une seule opération
    Il se produit entre 2000 à 5000 orages par seconde
    http://www.planetoscope.com/atmosphere/252-nombre-d-orages-dans-le-monde.html
    Et chaque cellule orageuse peut provoquer plus de 100 éclairs par minute
    http://www.astrosurf.com/luxorion/meteo-orages3-eclairs.htm
    Cela veut dire que l’eau de pluie se forme par réaction chimique proprement dite autour de la terre 200.000 à 500.000 fois par minute, il s’agit de pluies orageuses mais il reste une quantité importante de vapeur d’eau suspendue sous forme de nuages qui entrainée par des vents formera ensuite par coalescence des pluies régulières sans éclair ni tonnerre mais l’origine initiale de sa formation reste la même.

    Si l’eau de pluie se formait comme on nous l’a appris il aurait beaucoup plu en été (puisque l’évaporation est plus importante) qu’en hiver et ce qu’on a appelé nuage de charge positive n’est autre que de l’hydrogène ionisé et nuage de charge négative de l’oxygène ionisé.

    Tout nuage est formé d’un ensemble de molécules d’eau qui sont en elles mêmes bipolaires comme dans un brouillard (parler donc de nuage positif et nuage négatif).

    La vapeur naît des chocs entre H2 et O après leur libération par photolyse mais sa durée de vie est très courte, elle subit le même sort c’est-à-dire la photo-décomposition par uv, et libère ses constituants que sont H2 et O. qui continuent leur ascension jusqu’au front froid.

    Posté le 18 décembre, 2015 à 8 h 10 min

  2. daniel malo a écrit,

    j`aie une pierre trouve au bord de la riviere qui a une surface surchaufe avec un un gende de trou circulaire pronfond tres rond et profond qui me fait penser a une explosion de l`interieur j`ai l`inpression que la pierre me donne l`origine de l`eau sur terre excuser les fautes d`orto

    Posté le 13 novembre, 2014 à 1 h 55 min

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